Début du retrait du corium envisagé en 2021 dans le réacteur n°2

La structure étatique qui gère l’accident nucléaire et les compensations, la Nuclear Damage Compensation and Decommissioning Facilitation Corporation, estime qu’il sera possible de démarrer le retrait du corium dans le réacteur n°2 à partir de 2021. Juste pour les dix ans de la catastrophe.

Le réacteur n°2 serait plus approprié pour débuter, car c’est celui où il y a le plus d’images et de données. En février 2019, il a aussi été possible d’entrer en contact avec les débris qui jonchent le fond de l’enceinte de confinement.

Pour le réacteur n°2, une partie du corium serait resté dans la cuve, mais il n’y a pas d’image. Les opérations prévues ne concernent que l’enceinte de confinement pour le moment.

L’extraction se fera à l’aide d’un robot. Les déchets seraient mis dans de petits fûts métalliques et refroidis à sec sur le site de la centrale, en attendant de trouver un stockage définitif. Le détail des opérations devrait fixé d’ici mars 2020, après avoir lancé de nouvelles explorations dans l’enceinte de confinement et extrait des échantillons de corium pour les analyser.

Fond de l’enceinte de confinement du réacteur n°2 :

Contact avec le corium :

 

Début de la démolition de la cheminée du réacteur des réacteurs 1 et 2

TEPCo a commencé le démantèlement de la cheminée de rejet des réacteurs 1 et 2. D’une hauteur de 120 m, elle est très radioactive et menaçait de s’effondrer. Les travaux auraient dû commencer en mai 2019, mais ont été reportés à cause d’une erreur de calcul. Les travaux se font avec des engins de découpe télécommandés.

Selon le Maïnichi, la cheminée va être tronçonnée en bouts de 2 m de long.

Il n’y a pas encore de communiqué en anglais et de photo sur le site Internet de TEPCo.

C’est officiel : Fukushima daï-ni va être arrêtée définitivement et démantelée

Le 24 juillet dernier, les médias japonais avaient annoncé que TEPCo s’apprêtait à entamer les procédures pour mettre à l’arrêt définitif des quatre réacteurs de sa centrale nucléaire de Fukushima daï-ni, située à une douzaine de kilomètres de la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi.

Le Président de TEPCo, Tomoaki Kobayakawa, a rencontré Masao Uchibori, le gouverneur de Fukushima, qui a, bien entendu, donné son accord puisqu’il réclamait cet arrêt définitif. La décision a ensuite été validée par le directoire de la compagnie. Voir le communiqué en anglais de TEPCo.

La compagnie annonce que les travaux de démantèlement devraient prendre plus d’une quarantaine d’années car ils se feront au même rythme que le démantèlement de la centrale accidentée, plus complexe. La compagnie n’a pas les ressources humaines pour aller plus vite. Et personne ne sait ce qu’il sera fait des déchets radioactifs. Pour les combustibles usés, TEPCo veut construire un centre d’entreposage à sec d’une capacité de 10 000 assemblages. Le gouverneur a donné son accord. Le site reste à trouver… Ce sera fort probablement à proximité d’une des deux centrales.

Dans son bilan financier présenté ce même jour, TEPCo a inclut une perte exceptionnelle de 95,6 milliards de yens (807 millions d’euros) due à la mise à l’arrêt définitif des quatre réacteurs de Fukushima daï-ni. Le démantèlement devrait coûter 280 milliards de yens (2,4 millions d’euros).

Cette mise à l’arrêt définitif signifie aussi la fin de la subvention gouvernementale pour les deux communes qui hébergent la centrale, Tomioka et Naraha. Elles perdront ainsi environ un milliard de yens (8,4 millions d’euros) par an chacune. Si l’on additionne toutes les taxes et subventions, la centrale de Fukushima daï-ni représentait 25% des ressources de Naraha et 40% de celles de Tomioka. Le gouverneur de la province va demander une subvention exceptionnelle pour ces deux communes qui avaient été évacuées lors de la catastrophe nucléaire.

TEPCo avait 17 réacteurs nucléaires avant la catastrophe, il ne lui en reste plus que 7, à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, dans la province de Niigata. Il est peu probable qu’elle puisse les redémarrer les sept.

Depuis mars 2011, 21 réacteurs sur 54 ont été détruits ou arrêtés définitivement au Japon. Seulement 9 ont été remis en service. Voir notre page sur l’état des lieux du parc nucléaire japonais.

A noter que Tôhoku Electric, a déposé, le 29 juillet dernier, sa demande de mise à l’arrêt définitif de son réacteur Onagawa-1, situé dans la province de Miyagi. L’annonce de cet arrêt avait été faite en octobre dernier.

Retrait des combustibles de la piscine du réacteur n°3 : vidéo de TEPCo

TEPCo annonce avoir mis en ligne une vidéo de présentation en anglais de ses opérations de retrait des combustibles de la piscine du réacteur n°3. La présentation présente le retrait des débris, la mise en place de la nouvelle structure et le retrait des combustibles. Il y a à la fois des images de synthèse et de vraies images.

Elle est aussi sur Youtube :

TEPCo en est désormais à 28 assemblages neufs retirés, sur 52. C’est 7 de plus que la dernière fois (15 juillet). Cela avance donc à un bon rythme. Les opérations devraient prendre deux ans, peut-on entendre dans la vidéo.

TEPCo devrait lancer la procédure d’arrêt définitif de Fukushima daï-ni et son démantèlement

Après avoir procrastiné à cause du coût, TEPCo devrait décider, selon les médias japonais, d’arrêter définitivement sa centrale nucléaire de Fukushima daï-ni et de la démanteler. Les autorités régionales avaient voté plusieurs résolutions demandant l’abandon de cette centrale et le gouvernement avait acquiescé. Mais c’était à la compagnie d’enclencher les procédures.

L’arrêt définitif de Fukushima daï-ni avait été annoncé par le président de la compagnie en juin 2018. TEPCo estime maintenant avoir les ressources financières et humaines pour mener les travaux de démantèlement. La demande d’arrêt définitif sera déposée avant mars 2020.

Le démantèlement devrait prendre une trentaine d’années et coûter 280 milliards de yens (2,3 milliards d’euros), selon la compagnie. Les quatre réacteurs de la centrale ont une puissance totale de 4 400 MWe. Il ont été mis en service en 1982 et 1987. Cette centrale, située à 12 km au Sud de Fukushima daï-ichi, avait aussi été inondée par le tsunami de 2011.

Depuis mars 2011, 21 réacteurs sur 54 ont été détruits ou arrêtés définitivement. Seulement 9 ont été remis en service. Voir notre page sur l’état des lieux du parc nucléaire japonais.

21 assemblages neufs retirés de la piscine du réacteur n°3

TEPCo annonce, sur sa page dédiée, avoir retiré 7 nouveaux assemblages neufs de la piscine du réacteur n°3 et arrive ainsi à un total de 21 assemblages retirés.

Il s’était passé un mois entre le premier transport de 7 assemblages et le deuxième, le 9 juillet dernier. Les travaux semblent avoir repris un rythme normal.

Vidéo de rattrapage de TEPCo

TEPCo ne communique plus beaucoup. Fini les relevés mensuels avec les doses prises par les travailleurs, fini les communiqués annonçant les données sur l’eau contaminée, fini les photos régulières…

Alors, pour se faire pardonner, la compagnie vient de mettre en ligne une vidéo en anglais qui montre les progrès accomplis. Rien de bien neuf : toutes les avancées présentées sont connues et certaines datent de plusieurs années. Mais bon, si vous découvrez Fukushima et les travaux en cours, cela fera une vidéo de rattrapage…

Reprise du retrait des combustibles de la piscine du réacteur n°3 de Fukushima daï-ichi

En avril dernier, TEPCo avait retiré 7 assemblages neufs de la piscine de combustibles du réacteur n°3 pour les mettre dans la piscine centrale, au niveau du sol. Depuis, il ne se passait plus rien. La page avec l’avancement restait comme figée dans le temps, sans explication :

La compagnie vient d’annoncer la reprise du retrait. La suspension des travaux serait due à une inspection des procédures et des équipements. A suivre…

Déchets radioactifs issus d’un accident grave : cahier d’acteur de l’ACRO pour le débat sur le PNGMDR

Du 17 avril au 25 septembre 2019 a lieu en France un grand débat sur le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) organisé par la Commission Nationale de Débat Public. C’est la première fois que ce plan est soumis au débat, bien qu’il en soit à sa cinquième édition. Outre des réunions publiques organisées dans plusieurs villes en France, on peut s’informer et contribuer via le site Internet dédié :
https://pngmdr.debatpublic.fr/

L’ACRO a déjà soumis deux cahiers d’acteurs :