Agissez avec l’ACRO pour que la France étende à 100 km la distribution d’iode stable

Mis en avant

Alors que la Suisse et la Belgique ont étendu la distribution de comprimés d’iode de 20 à 50 et 100 km, respectivement, depuis la catastrophe de Fukushima, la France s’apprête péniblement à étendre cette distribution de 10 à 20 km. Ce n’est pas suffisant et l’ACRO milite depuis des années pour une extension à 100 km de cette distribution. Nous avons écrit à plusieurs ministres, sans obtenir de réponse. Nous avons besoin de votre aide pour tenter de faire bouger les pouvoirs publics.

En janvier 2019, le ministère de l’intérieur a publié une circulaire avec des instructions relatives à l’organisation de la campagne complémentaire d’information et de distribution préventive de comprimés d’iode stable dans un rayon de 10 à 20 km autour des CNPE exploités par EDF (lien direct, copie). Cette circulaire précise aussi le calendrier : les bons de retrait seront envoyés juste après les élections européennes.

La distribution est toujours limitée à 20 km et il n’y a pas de seuil plus protecteur pour les enfants en bas âges et les femmes enceintes ou allaitantes, comme c’est le cas en Belgique. Nous avons demandé au ministère de justifier sa décision de ne pas apporter la même protection aux Français qu’à nos voisins européens. Nous attendons toujours la réponse.

Continuez à agir avec l’ACRO pour que la France étende à 100 km la distribution d’iode stable ! Plus d’informations sur le site de l’association.

A propos

Mis en avant

L’ACROnique de Fukushima vous propose un suivi quotidien des évènements liés à la catastrophe nucléaire en cours au Japon ainsi qu’une reconstitution des évènements des premiers jours. Ce travail est effectué par l’ACRO, association dotée d’un laboratoire d’analyse de la radioactivité qui s’est beaucoup investie pour venir en aide aux populations affectées par les deux accidents majeurs qui ont eu lieu à Tchernobyl et Fukushima.

L’association a aussi analysé les plans d’urgence de plusieurs pays en cas d’accident nucléaire grave.

Nos autres sites Internet :

ACRO Tchernobyl, 30 ans après Transparence nucléaire


Une information indépendante a un coût. L’ACRO a besoin de votre soutien :
partiellement déductible des impôts.
Même une petite somme est la bienvenue

TEPCo et des sous-traitants envisagent d’embaucher des travailleurs étrangers

Le Japon vient d’introduire un nouveau visa de travail pour les personnes qualifiées dans les secteurs où il y a des manques. TEPCo a organisé une réunion avec ses sous-traitants pour leur présenter le nouveau programme et les encourager à en profiter. En effet, avec des limites de doses rapidement atteintes, il y a besoin de beaucoup de main d’œuvre qualifiés à la centrale de Fukushima daï-ichi. La compagnie veut aussi embaucher à sa centrale de Kashiwazaki-Kariwa, dans la province de Niigata.

Tous les promoteurs du nucléaire qui prétendent que la radioactivité n’est pas dangereuse vont pouvoir se précipiter au Japon pour nettoyer le site. Le niveau de salaire doit être équivalent ou plus élevé que celui des Japonais. Mais le programme exige un niveau minimum de japonais pour pouvoir communiquer avec les collègues. A la centrale de Fukushima daï-ichi, il faut aussi pouvoir comprendre les risques spécifiques.

Il y a environ 4 000 personnes par jour sur le site de la centrale accidentée.

Selon les dernières données du ministère de la santé, du travail et des affaires sociales, plus de 20 000 travailleurs ont été engagés pour des travaux exposés à des rayonnements ionisant à la centrale de Fukushima daï-ichi depuis le 1er avril 2016. Parmi eux, 5, tous sous-traitants, ont déjà reçu une dose supérieure à 75 mSv alors que la limite est à 100 mSv sur 5 ans. 71 autres, aussi sous-traitants, ont reçu une dose comprise entre 50 et 75 mSv. Et 1 377 travailleurs, dont 33 employés de TEPCo, ont reçu une dose comprise entre 20 et 50 mSv.

Début du retrait des combustibles de la piscine du réacteur n°3 de Fukushima daï-ichi

Avec plus de quatre ans de retard par rapport aux plans initiaux, TEPCo a commencé le retrait des combustibles de la piscine du réacteur n°3. Elle contient 566 assemblages, dont 514 usés et 52 neufs, et les opérations devraient durer deux ans.

Une des causes du retard est liée à la grue de manutention commandée aux Etats-Unis. Il y a eu un problème avec la différence de voltage entre les deux pays… C’est ballot pour une compagnie d’électricité !

Parmi les 4 réacteurs accidentés, seule la piscine de la tranche n°4 a été vidée pour le moment. Pour les réacteurs où il y a eu fusion du cœur, les opérations doivent être téléguidées et observées par des caméras, car le débit de dose y est trop élevé pour des humains.

La compagnie a mis en ligne une vidéo de présentation des installations pour l’occasion, qui est reprise ci-dessous. La salle de contrôle est à 500 m du réacteur. A la fin de la vidéo, on voit la manipulation d’un assemblage, depuis la piscine jusqu’au conteneur de transport qui peut accueillir 7 assemblages. Une opération prend une heure. Une fois plein, le conteneur est descendu au niveau du sol par une grue pour un transport vers la piscine centralisée du site où il y a moins de risque de rupture en cas de nouveau séisme de forte amplitude.

Un assemblage mesure 4,5 m de long et pèse 250 kg. Quatre assemblages ont été retirés en ce premier jour.

Une fois les opérations terminées pour le réacteur n°3, TEPCo va retirer les combustibles des piscines des réacteurs 1 et 2. Mais, elle devra faire face à d’autres problèmes. Pour le 1, le couvercle de l’enceinte de confinement a été déplacé, ce qui devrait probablement entraîner un niveau de dose encore plus élevé. Après avoir retiré les débris qui résultent de l’explosion hydrogène, il faudra remettre le couvercle. Pour ce qui est du réacteur n°2, il n’y a pas eu de destruction du bâtiment réacteur, mais le niveau de dose y est particulièrement élevé.

Importation en Corée d’aliments en provenance de Fukushima : l’OMC tranche faveur de la Corée en appel

Plusieurs pays ont introduit des restrictions à l’importation d’aliments en provenance du Japon. C’est le cas, en particulier, de la Corée, de la Chine et de Taïwan qui ont des relations de voisinage tendues avec le Japon. La Corée avait interdit l’importation de produits de la mer en provenance de plusieurs provinces japonaises suites aux scandales à répétition de l’été 2013 sur des fuites d’eau radioactive en mer. Il s’agit d’Aomori, Iwaté, Miyagi, Fukushima, Ibaraki, Tochigi, Gunma et Chiba.

Le Japon a décidé de saisir l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) dans le cas de la Corée, qui lui a donné raison, dans un premier temps. Mais la Corée a fait appel et vient de gagner. Elle a donc décider de maintenir les interdictions.

La page dédiée à ce conflit sur le site de l’OMC est ici en anglais. Les documents relatifs à l’appel sont aussi disponibles en français. Je laisse le lecteur se reporter à ces documents si cela le passionne.

Dans l’année qui a précédé ces restrictions à l’importation en août 2013, la Corée aurait importé pour 11 milliards de yens de produits de la mer du Japon. Ce serait descendu à 8,4 milliards de yens l’année suivante, selon le gouvernement japonais.

Levée de l’ordre d’évacuer dans une petite partie d’Ôkuma

Comme prévu, l’ordre d’évacuer a été levé dans deux districts d’Ôkuma, une des deux communes qui accueillent la centrale nucléaire accidentée de Fukushima daï-ichi. Les habitants concernés pouvaient déjà passer la nuit chez eux depuis un an afin de préparer leur retour, à condition de s’inscrire. Seulement 48 personnes l’avaient fait. Un sondage de janvier 2018 montrait que seulement 12,5% de la population accepteraient de rentrer.

Seulement 367 habitants sont enregistrés dans ces deux districts, Ogawara et Chûyashiki, alors qu’il y avait 10 341 habitants dans la commune avant la catastrophe, mais ils couvrent environ 40% du territoire de la commune. Cette décision est avant tout idéologique : le Japon ne renonce pas. Le gouvernement espère que 500 personnes environ rentreront et que 200 autres viendront s’y installer, en plus des 700 travailleurs du nucléaire hébergés dans une résidence dédiée depuis 2016.

Les deux districts sont à environ 7 km de la centrale, vers le Sud-Ouest. Le nouvel hôtel de ville devrait ouvrir le mois prochain et un service de bus devrait être mis en place à partir de juin pour assurer la liaison avec la ville voisine de Tomioka. De nouveaux logements seront aussi construits, comme dans les autres communes évacuées. Les 50 premiers devraient être livrés en juin. Un centre de soin et une clinique sont prévus pour 2020 et 2021 respectivement. Le reste d’Ôkuma est toujours classé en zone dite de “retour difficile”, mais les autorités veulent rouvrir le centre avant 2022. Une partie du territoire a été convertie en centre d’entreposage des déchets radioactifs issus de la décontamination. Ils ne seront pas enlevés avant 2045, au plus tôt.

A Tomioka, où l’ordre d’évacuer a été levé le 1er avril 2017, seulement 922 personnes sont rentrées et les 2/3 sont des hommes.

La nouvelle carte des zones évacuées est ici sur le site du ministère de l’économie (copie).

Dépistage du cancer de la thyroïde à Fukushima : encore 5 nouveaux cas

Les autorités régionales de Fukushima ont mis en ligne les derniers résultats à la date du 31 décembre 2018 de leur campagne de dépistage du cancer de la thyroïde chez les jeunes de la province. Il s’agit du 34ième rapport. Les résultats détaillés sont ici en japonais. Une traduction officielle en anglais des principales données devrait être bientôt disponible et le blog Fukushima voices devrait aussi proposer son propre résumé en anglais.

Rappelons que les autorités ont déjà effectué trois campagnes de dépistage et lancé la quatrième en avril 2018. Ce suivi s’effectue tous les 2 ans jusqu’à l’âge de 18 ans. Puis, un nouveau contrôle est prévu à partir de 25 ans. Les premiers enfants de moins de 18 ans au moment de la catastrophe ont eu 25 ans. Lors du bilan précédent, les autorités japonaises ont donc ajouté une nouvelle rubrique dans leurs données. Ces dernières n’ont pas été mises à jour depuis.

A noter que l’IRSN, dans le bilan publié à l’occasion du 8ième anniversaire de la catastrophe nucléaire, ne mentionne ni la quatrième campagne de dépistage, ni les résultats pour les plus de 25 ans. Il ne prend pas en compte les données les plus récentes.

Les autorités n’ont pas publié de mise à jour détaillée pour les deux premières campagnes de dépistage, mais le bilan global en japonais ne fait pas apparaître de changement. Le tableau ci-dessous reprend donc les chiffres de la dernière fois.

Pour la troisième campagne, trois nouveaux cas de cancers suspectés sont apparus et deux cancers supplémentaires ont été confirmés suite à une intervention chirurgicale. Cela fait donc un total de 21 cas suspectés, dont 15 ont été confirmés lors de cette campagne. Le bilan détaillé est ici en japonais.

Pour ce qui est de la quatrième campagne de dépistage, deux cas de cancer suspecté sont apparus sur 60 777 jeunes qui ont été contrôlés avec réception des résultats. Seulement 26,2% des jeunes concernés ont été auscultés à la date du 31 décembre 2018. Le bilan détaillé est ici en japonais.

Pour les jeunes qui ont atteint l’âge de 25 ans en 2017, les données n’ont pas été remises à jour depuis la dernière fois et datent donc toujours du 30 septembre 2018. Rappelons que sur les 22 653 jeunes nés en 1992 concernés par le dépistage, 2 005 ont été auscultés et 1 989 résultats sont connus. Parmi eux, deux cas de cancer de la thyroïde ont été découverts. Il n’y a pas eu d’intervention chirurgicale à la date du 30 septembre 2018.

Au total, on arrive à 168 cas de cancers de la thyroïde confirmés sur 211 suspectés, plus toujours un seul cas qui s’est révélé bénin après la chirurgie. Les autorités continuent à prétendre que ce très fort excès de cancers de la thyroïde n’est pas dû à la catastrophe nucléaire.

Dépistages avec résultat Examens complémentaires terminés Cytoponctions Nombre de cancers suspectés Nombre de cancers confirmés
Première campagne 300 472 2 130 547 116 101
Deuxième campagne 270 540 1 874 207 71 52
Troisième campagne

217 530

995 64 21 15
Quatrième campagne

60 777

90 6 2 0
Plus de 25 ans (30/9/2018)

1 989

58 3 2 0

A noter que les autorités n’opèrent plus aussi systématiquement et proposent plutôt une surveillance médicale, sauf si les familles préfèrent la chirurgie.

Le suivi médical contient des données en japonais sur d’autres pathologies.

Complément au 86ième versement financier

Le 22 mars dernier, TEPCo annonçait avoir reçu le 86ième versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations, à un niveau exceptionnellement élevé : 197,6 milliards de yens (1,6 milliards d’euros au cours du moment). C’est 10 fois plus que le mois précédent. La compagnie vient d’annoncer un versement complémentaire de 19,9 milliards de yens (160 millions d’euros). Le 86ième versement est donc de 217,5 milliards de yens (1,74 milliard d’euros) !

En prenant en compte ce versement et les 188,9 milliards de yens venant de l’Act on Contract for Indemnification of Nuclear Damage Compensation dont il n’est plus fait mention, TEPCo a déjà reçu un total de 8 985,5 milliards de yens (72 milliards d’euros au cours actuel) si l’on prend en compte le présent versement et cela ne suffira pas. Rappelons que cet argent est prêté sans intérêt.

Le communiqué de TEPCo est accompagné d’un tableau avec les sommes versées au titre des indemnisations, mais sans explications. Le total est de 8 962,0 milliards de yens (presque 72 milliards d’euros). La part pour chaque catégorie n’a pas beaucoup changé depuis la dernière fois.

Nouvel envoi de MOx vers le Japon en préparation

Selon l’Asahi, Orano se prépare à envoyer du combustible MOx vers le Japon à partir de 2020. Il est destiné à la centrale de Takahama, exploitée par Kansaï Electric dans la province de Fukui. Le précédent envoi date de 2017.

Ce sont 32 assemblages nucléaires qui devraient donc voguer vers le Japon. La quantité de plutonium contenue dans ces combustibles est d’une tonne.

KEPCo devra encore rapatrier 10 tonnes de plutonium sous forme de combustible MOx pour apurer son stock. Et le Japon doit aussi réduire drastiquement son stock pour pouvoir espérer démarrer son usine de retraitement à Rokkashô mura qui accuse déjà un retard de 24 ans. Or, seulement 4 réacteurs fonctionnent actuellement avec du MOx au Japon : Takahama 3 et 4, Genkai-3 et Ikata-3 (voir l’état du parc nucléaire japonais).

Rappelons que, pour des raisons de prolifération, le Japon s’est engagé récemment à ne pas extraire plus de plutonium qu’il ne peut en consommer dans ses réacteurs. Et comme le stock de plutonium est de 47 tonnes, cette usine est inutile. Ensuite, il faudrait de 16 à 18 réacteurs pour consommer les 8 tonnes annuelles de plutonium que produirait l’usine de Rokkashô.

Malgré sa situation financière, TEPCo veut faire une donation à la commune de Higashi-dôri

Selon l’Asahi, TEPCo devrait faire une donation de 200 millions de yens (1,6 millions d’euros) à la commune de Higashi-Dôri dans la province d’Aomori. La compagnie devait construire un réacteur nucléaire dans cette commune et venait tout juste d’obtenir un feu vert en janvier 2011, quelques mois avant la catastrophe. Le village, qui avait anticipé les revenus à venir, a dû se serrer la ceinture. TEPCo a donc proposé une donation pour cette année fiscale qui se termine le 31 mars et a indiqué être prête à renouveler l’opération l’an prochain.

Il y a quelques jours, toujours selon l’Asahi, Tôhoku Electric, a aussi proposé une donation d’environ 400 millions de yens sur 2 ans. La compagnie a une centrale nucléaire dans la commune, à l’arrêt.

Ces donations sont partiellement déductibles des impôts.

Dans le cas de TEPCo, c’est particulièrement choquant, car elle a déjà reçu plus de 72 milliards d’euros de prêts sans intérêts et a déjà été condamnée 11 fois à mieux indemniser les victimes de la catastrophe nucléaire… Mais il semble lui rester de l’argent pour maintenir ses anciennes pratiques clientélistes. A noter qu’elle ne fait pas de donation aux communes de Fukushima.

TEPCo condamnée à mieux indemniser des habitants d’Iitaté

42 personnes de 14 foyers d’Iitaté ont saisi la justice car ils estimaient ne pas avoir été assez indemnisés par TEPCo. Les 100 000 euros mensuels pour couvrir (800€) pour compenser la souffrance psychologique ne permettait pas de faire face aux frais induits par l’évacuation obligatoire. Ils avaient demandé 1,68 milliards de yens (13,5 millions d’euros) en tout.

La justice a estimé que l’indemnisation n’était pas suffisante pour 13 plaignants répartis dans 7 foyers et a condamné TEPCo à leur verser de 330 000 yens (2 650€) à 3,52 millions de yens (28 000€) chacun. Ces sommes ont été calculées en fonction de la situation de chacun afin de compenser la séparation de la famille, la prise en charge de soins ou l’âge avancé des plaignants.

La majorité des 42 plaignants ne sont pas rentrés à Iitaté bien que l’ordre d’évacuer a été levé en mars 2017. Selon le Japan Times, les plaignants sont déçus du jugement et espèrent recevoir plus.

C’est la 11ième fois que TEPCo est condamnée à mieux indemniser des personnes déplacées.

TEPCo a fini de transférer l’eau traitée vers des cuves plus robustes

TEPCo a d’abord stocké les eaux contaminées et traitées dans des cuves bon marché car la solution devait être provisoire… Mais, faute de solutions alternatives, cette eau est toujours dans des cuves et certaines ont fui. Ce fut notamment le cas en 2013 (lire notre article de synthèse de 2013), avec une fuite de 300 m3 d’une cuve avec de l’eau partiellement traitée que TEPCo avait mis un mois à découvrir. Le rejet avait été estimé à 24 térabecquerels et l’incident classé au niveau 3 sur l’échelle INES. La compagnie s’était alors engagée à ne plus utiliser que des cuves soudées, plus solides, afin d’éviter les fuites et d’y transférer tout son stock d’eau.

TEPCo annonce fièrement que c’est fait pour toute l’eau traitée par la station ALPS. L’eau pour laquelle seul le strontium avait été retiré est transférée depuis le 17 novembre 2018.

TEPCo veut aussi utiliser ces cuves soudées pour l’eau douce. Le transfert devrait être terminé en mai prochain.

Espérons que cuves tiendront en cas de nouveau séisme grave, car les conséquences pourraient être terribles si plusieurs d’entre elles devaient fuir.