Deux synthèses sur l’évolution de la contamination radioactive à Fukushima

Un article de revue synthétise les connaissances acquises sur la contamination de l’environnement terrestre à Fukushima et son évolution. Il est en accès payant, mais l’IRSN en a mis une version gratuite en ligne.

L’AIEA a aussi publié une synthèse des connaissances sur les transferts des radioéléments dans l’environnement de Fukushima. Le document est en libre accès ici.

L’industrie de la pêche à Fukushima fermement opposée au rejet en mer de l’eau partiellement décontaminée

Alors que le gouvernement s’apprête à annoncer le rejet en mer de l’eau partiellement décontaminée, les coopératives de pêche de Fukushima sont contre et elles le font savoir. Elles craignent pour leurs ventes. Lors de la dernière des 7 réunions entre le gouvernement et les pêcheurs, qui a eu lieu à Tôkyô, le 8 octobre, les représentants des pêcheurs ont réitéré leur position en soulignant qu’elle était unanime et qu’il n’y avait pas de compromis possible.

L’industrie de la pêche souffre encore des conséquences de la catastrophe nucléaire. En 2019, elle a capturé un total de 3 600 tonnes, ce qui représente 14% du niveau d’avant la catastrophe. Et, comme nous l’avons mentionné, les pêcheurs veulent reprendre la pêche de toutes les espèces à partir d’avril 2021.

Ces consultations, débutées en avril 2020, ont permis d’auditionner 43 personnes, représentatives de 29 organisations. Le gouvernement doit maintenant décider, mais il n’y a pas de suspense : ce sera le rejet en mer. Reste à savoir quand et comment il va l’annoncer.

Les coopératives de pêche envisagent une reprise complète de leurs activités à partir d’avril 2021

Lors d’une réunion à Iwaki le 29 septembre, la fédération régionale des coopératives de pêche de Fukushima s’est fixé comme objectif la reprise de l’ensemble des opérations de pêche commerciale en avril prochain. Les contrôles effectués à l’issue de captures test a permis de lever toutes les interdictions, y compris pour les poissons plats, comme les raies, dont l’alimentation dépend des fonds marins, plus contaminés.

Le calendrier de reprise en fonction des zones de pêche devrait être précisé au début 2021. Cependant, La zone proche de la centrale de Fukushima daï-ichi pourrait être évitée encore un certain temps. Il faut aussi consolider les circuits de commercialisation.

Les pêcheurs sont très inquiets du projet de rejet en mer de l’eau contaminée contenue dans les cuves à la centrale de Fukushima daï-ichi. Lors de l’assemblée générale de juin, la fédération a approuvé une résolution spéciale demandant une “objection absolue” au rejet dans l’océan.

Le Fukushima Minpo, qui relate l’information, rappelle aussi les principales dates depuis la catastrophe nucléaire :
• 15 mars 2011 : La fédération régionale des coopératives de pêche de Fukushima décide de suspendre la pêche côtière.
• 7 avril 2011 : Début de la surveillance de la contamination dans l’environnement pour les fruits de mer.
• 22 juin 2012 : Le gouvernement ordonne la limitation de la commercialisation de 36 espèces de poissons et lève l’interdiction pour les jeunes lançons.
• Le 25 juin 2012 : Première livraison de poissons capturés lors d’opérations de test.
• 28 août 2013 : La pêche expérimentale est suspendue et reportée en raison de la découverte de fuites radioactives à la centrale nucléaire de Fukushima daï-ichi.
• 24 septembre 2013 : Reprise de la pêche expérimentale et suspension volontaire des opérations dans la zone maritime située dans un rayon de 20 km autour de l’usine.
• 28 février 2017 : Zone de pêche restreinte réduite à un rayon de 10 km de l’usine.
• 25 février 2020 : Le gouvernement lève l’interdiction d’expédition de la raie commune, permettant la commercialisation de toutes les espèces de poissons.

CODIRPA : vers une reconnaissance du risque de contamination de l’eau potable en cas d’accident nucléaire grave

En juillet 2019, l’ACRO alertait sur la contamination en tritium de l’eau du robinet de plus de 6 millions de d’habitants de la métropole, dont environ 4 millions rien qu’en Ile de France. En cas d’accident grave sur une des centrales nucléaires sur la Seine, la Vienne ou la Loire, il n’y aura pas que le tritium rejeté et ce sont des millions de personnes qui risquent d’être privées d’eau potable. L’ACRO demandait que la pollution radioactive soit prise en compte dans les plans « ORSEC eau potable » qui doivent être établis pour le 31 décembre 2020 au plus tard et qu’ils fassent l’objet d’une consultation du public.

En début d’année 2020, l’ACRO a publié une étude montrant qu’en Ukraine, l’eau potable de 8 millions d’habitants est toujours polluée par les retombées radioactives de la catastrophe en Tchernobyl, qui a eu lieu en 1986. En cas d’accident en France, les conséquences risquent d’être tout aussi durables. Il est donc important de s’y préparer.

Dans un courrier daté du 18 juin 2020 adressé au président de l’Autorité de sûreté nucléaire, le Premier ministre donne un nouveau cadre au comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation d’urgence radiologique (Codirpa) mis en place en juin 2005. Durant la période 2020-2024, le Codirpa devra notamment prendre en compte « un rejet de substances radioactives dans les milieux aquatiques, qu’ils soient marins, lacustres ou fluviaux ». C’est une belle victoire pour l’ACRO !

En revanche, rien ne semble avoir avancé du côté des plans « Orsec eau potable » alors que l’échéance approche !

Le courrier du premier ministre demande aussi une révision du plan national de réponse à une accident radiologique ou nucléaire majeur. Espérons que la société civile sera associée et consultée cette fois-ci, conformément aux recommandations internationales qui sont ignorées par les autorités qui ne retiennent que ce qui les arrange.

L’héritage de Tchernobyl et la voie navigable transeuropéenne E40

Les retombées radioactives de la catastrophe de Tchernobyl ont pollué de vastes territoires en Ukraine, Biélorussie et Russie. 34 ans plus tard, le réacteur accidenté est confiné sous une arche pour un siècle et la zone d’exclusion a été transformée en une vaste « réserve radio-écologique ». La principale stratégie mise en œuvre est d’attendre la lente décroissance de la radioactivité.

Les récents incendies de forêt sont venus rappeler que la radioactivité n’est pas confinée dans les territoires abandonnés. La rivière Pripiat, qui traverse la zone d’exclusion et passe au pied du réacteur accidenté avant de se jeter dans le Dniepr, charrie aussi continuellement des radioéléments. En aval, plus de 8 millions d’Ukrainiens boivent l’eau du Dniepr et jusqu’à 20 millions mangent des aliments irrigués avec l’eau de ce fleuve. Les années avec de fortes inondations dans la zone d’exclusion (une fois tous les 4 ans environ), les niveaux d’exposition des habitants augmentent de façon significative.

C’est dans ce contexte que l’ACRO a évalué l’impact radiologique de la voie navigable transeuropéenne E40, qui vise à relier la Mer Noire à la Mer Baltique via le Dniepr et le Pripiat, à la demande de la société zoologique de Francfort et du collectif « Save Polesia ». Le rapport est disponible en français et en anglais sur notre site Internet : http://acro.eu.org

Carte du projet de voie fluviale E40, extraite de savepolesia.org. © pg-webstudio.de

Aujourd’hui, la contamination est dominée par le césium-137, le strontium-90 et divers isotopes du plutonium hautement toxique. L’américium-241, le noyau fils du plutonium-241, est également très toxique et sa contribution croissante devrait dominer l’impact radiologique à l’avenir.

La voie navigable intérieure E40 projetée, qui devrait passer à proximité de la centrale nucléaire de Tchernobyl et traverser la zone d’exclusion, aura nécessairement un impact radiologique sur les travailleurs de la construction et de la maintenance, ainsi que sur la population en aval qui dépend de l’eau des rivières Pripiat et Dniepr. Bien que ce projet nécessite de grands travaux tels que la construction d’un barrage et l’alignement du cours de la rivière dans sa partie la plus contaminée, aucune étude d’impact radiologique n’est disponible. Les principes de la CIPR en matière de radioprotection et les conventions d’Aarhus et d’Espoo exigent pourtant des études environnementales et radiologiques, une justification du projet et la participation des parties prenantes et du grand public au processus de décision.

L’étude de l’ACRO montre que les travaux de construction pour la partie de la voie navigable E40 qui traverse la zone d’exclusion de Tchernobyl et passe à proximité de la centrale nucléaire ne sont pas réalisables. L’exposition estimée des travailleurs serait trop élevée pour être acceptée. En outre, le bassin de refroidissement de Tchernobyl, fortement contaminé, et les stockages temporaires de déchets radioactifs dans la plaine d’inondation de la rivière Pripiat n’ont pas encore été démantelés, ce qui empêche tout travail de construction. L’AIEA recommande également une liste d’autres mesures de protection qui restent à mettre en œuvre.

La partie de la voie navigable E40 qui se trouve en amont de la zone d’exclusion de Tchernobyl serait alors inutile, car sans connexion avec le Dniepr. Cela signifie également que les travaux d’aménagement qui consistent en la construction de plusieurs barrages et l’alignement des méandres de la rivière Pripiat pour accepter les navires de classe V ne sont pas justifiés.

Enfin, la portion de la voie E40 allant de la mer Noire au réservoir de Kiev nécessite principalement des travaux de dragage réguliers. L’étude de faisabilité mentionne 68 000 m3 de travaux de dragage par an dans le réservoir de Kiev, qui stocke du césium-137 dans ses sédiments de fond. Une telle activité est contraire aux recommandations de l’AIEA de laisser les sédiments en place car elle augmentera la dose des personnes qui dépendent de l’eau du réservoir de Kiev pour leur approvisionnement en eau et en nourriture.

En conclusion, l’ACRO partage l’avis du collectif « Save Polesia » : ce projet de voie navigable aura un impact environnemental et sanitaire inacceptable. Il n’est pas justifié et doit être abandonné. Elle appelle l’Union européenne à cesser tout soutien à ce projet.

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Radiation impacts of the E40 waterway from Frankfurt Zoological Society on Vimeo.

Le ministère de l’environnement japonais a trouvé la solution pour lutter contre les rumeurs néfastes

C’est bien connu, il n’y a pas de problème à Fukushima, la “situation est sous contrôle”, comme l’avait déclaré le premier ministre japonais devant le comité olympique. Il n’y a que des rumeurs néfastes !

Opposition au rejet dans l’océan de l’eau contaminée : rumeurs néfastes. Opposition à la réutilisation des terres contaminées issues de la décontamination : rumeurs néfastes. Faible taux de retour des populations : rumeurs néfastes.

Le ministère de l’environnement japonais a trouvé la solution : mettre une plante en pot avec de la terre radioactive à son siège de Tôkyô (source : lien direct, copie). Comme il l’affirme, “c’est l’un des efforts de démonstration du recyclage pour éliminer les idées fausses à l’égard de Fukushima” (This is one of the recycling demonstration efforts to eliminate misconception toward Fukushima).

Ces pots pourraient être mis en vente. L’industrie nucléaire se fera sûrement une joie de pouvoir les offrir. Cela fera plus écolo que des goodies fabriqués en Chine. On attend avec impatience des aquarium avec de l’eau contaminée des cuves…

Bon, il y a juste 16 millions de mètres cube de terre et 1,2 million de mètres cube d’eau à écouler ainsi…

Plus d’interdiction de pêche en mer à Fukushima

Les autorités japonaises ont levé les dernières restrictions concernant la pêche en mer au large de Fukushima, au-delà d’un rayon de 20 km de la centrale nucléaire accidentée. Comme les sédiments retiennent le césium, certains poissons plats, qui vivent au fond, ne pouvaient pas être mis sur le marché. Un spécimen avait dépassé la limite de 100 Bq/kg en janvier 2019. Cela ne s’est pas reproduit depuis.

Pour rappel, les concentrations maximales admissibles introduites par les autorités japonaises sont ici en anglais. Elles avaient été abaissées le 1er avril 2012.

Des restrictions demeurent sur des poissons de rivière et de lac (liste en japonais), ainsi que sur des produits agricoles, de la cueillette et de la chasse (liste en japonais).

Gestion des risques en situation post-accidentelle d’un accident nucléaire : le Codirpa tente de prendre en compte l’accident grave

Bien avant la catastrophe de Fukushima, les autorités françaises avaient lancé le comité directeur pour la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire (CODIRPA) qui a abouti, en novembre 2012, à l’élaboration d’éléments constitutifs d’une première doctrine nationale pour la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire d’ampleur moyenne entraînant des rejets de courte durée (moins de 24 heures). Voir la page officielle.

Depuis, les travaux de ce groupe ont continué afin de prendre en compte un accident plus grave que celui qui a servi de référence à la première phase (voir les comptes-rendus des réunions). L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vient de communiquer sur l’évolution de la doctrine, suite à ces travaux et de mettre en ligne une note technique (lien direct, copie). Pour rappel, la phase post-accidentelle vient juste après la phase d’urgence, qui est encadrée par le Plan national de réponse à un accident radiologique majeur, au niveau national, et les Plans particuliers d’Intervention (PPI) au niveau local.

En phase post-accidentelle, les deux principales mesures de protection des populations sont le déplacement pour les personnes originaires des territoires les plus contaminés et les restrictions alimentaires.

Dans son communiqué, l’ASN explique : “Pour protéger la population du risque d’exposition externe, il est proposé de maintenir le périmètre d’éloignement des populations (zone non habitable), sur la base d’une valeur de dose efficace annuelle de 20 mSv/an pour la première année. La consommation et la vente des denrées produites localement seraient interdites dans cette zone.” Elle ne dit rien pour les années ultérieures. Ce niveau de référence de 20 mSv pour la première année résulte de la transposition d’une directive européenne dans la réglementation française (décret n° 2018-434 du 4 juin 2018).

La limite en temps normal est de 1 mSv/an. Cette valeur de 20 mSv pour la première année, pour la seule exposition externe, n’est pas acceptée par tous. En effet, elle correspond à la limite pour les travailleurs du nucléaire et serait appliquée, en cas d’accident grave, aux enfants et aux bébés. A Fukushima, où la même limite a été retenue, de nombreuses familles sont parties, même si elles n’étaient pas en zone d’évacuation. Les autorités françaises devraient introduire des niveaux plus protecteurs pour les plus jeunes. Que ce soit au niveau français, lors de consultation qui a précédé la transposition de la directive européenne, ou au niveau international, lors de la consultation de la CIPR, l’ACRO milite depuis des années pour l’introduction d’objectifs à long terme, à l’instar de ce qui se fait aux Etats-Unis où les directives requièrent le déplacement quand les personnes peuvent être exposées à 20 mSv ou plus durant la première année, et 5 mSv ou moins à partir de la seconde année. L’objectif à long terme est de maintenir les doses à ou en dessous de 50 mSv en 50 ans, afin de retouver un 1 mSv/an en moyenne.

Pour ce qui concerne la restriction de consommation des aliments contaminés, le Codirpa propose d’abandonner les concepts de zone de protection des populations (ZPP) et de zone de surveillance renforcée du territoire (ZST), tels qu’ils avaient été définis dans les éléments de doctrine publiés en 2012. A la place, elle propose “un périmètre de non consommation des denrées fraîches locales” et “une approche territorialisée par filière de production agricole et d’élevage” au-delà. En revanche, le Codirpa ne parle jamais de l’eau potable, qui est pourtant à risque en cas d’accident grave sur une centrale au bord d’un fleuve, comme l’a révélé l’ACRO en juillet 2019.

Le Codirpa évoque la mise en place d’une surveillance des productions agricoles et des élevages en tenant compte notamment des niveaux maximaux admissibles (NMA) européens. Or, le plan national d’urgence explique (voir notre fiche dédiée à la contamination de l’alimentation) qu'”une gestion du risque alimentaire élaborée uniquement sur une comparaison aux NMA ne serait appropriée que pour les populations nationales vivant à distance du site accidenté. En effet, plus les populations à protéger seraient proches du site accidenté et plus la proportion de denrées contaminées issues de circuits de commercialisation courts pourrait être importante. La part des autres voies d’exposition, notamment l’irradiation externe, serait également croissante. Ces considérations ont amené le CODIR-PA à proposer une démarche plus globale pour la gestion du risque alimentaire au niveau national à la suite d’un accident.” La disparition des ZPP et ZST signifie-t-elle la fin de la gestion différenciée des niveaux maximaux admissibles ? Il n’y a rien à ce propos dans la nouvelle doctrine.

Par ailleurs, “ainsi que le Codirpa l’avait souligné en 2012, l’implication des parties prenantes, et notamment des personnes « victimes » de l’accident et des élus, dans les processus de décision, dès le début de la phase post-accidentelle, constitue une condition nécessaire pour la reprise progressive des activités dans les zones affectées par les rejets.” Pas seulement. Les personnes déplacées qui ne souhaitent ou ne peuvent pas rentrer doivent aussi être impliquées ! La notion d’implication n’est pas explicitée. Est-ce réduit à l’implication dans la mesure de la radioactivité ou est-ce que cela va jusqu’aux prises de décision ? Aucun progrès n’a semble-t-il été fait depuis sur ce sujet crucial de l’implication des acteurs.

Pour finir, le Codirpa liste, dans sa note (lien direct, copie), des pistes de travail complémentaire qui n’en sont encore qu’au stade de la préparation. Concernant la mise en œuvre du périmètre d’éloignement, il est question de définir avec les parties prenantes des indicateurs facilement mesurables pour mesurer la contamination dans l’environnement, mais pas d’implication décisionnelle. Il est aussi question d’examiner “les conditions d’un retour ponctuel ou définitif des populations éloignées”, mais pas de la réinstallation ailleurs des personnes déplacées.

La population n’est vue que comme un acteur de la gestion post-accidentelle et de sa propre protection, mais pas comme un acteur mature participant aux décisions. Les populations n’ont pas été associées aux plans d’urgence national et locaux. Comment croire qu’elles seraient associées après un accident ?

La liste des pistes de travail complémentaire n’est, malheureusement, pas complète. Par exemple, les annimaux de fermes ne sont pas pris en considération, si ce n’est sous le volet alimentaire.

Vidéo sur les conditions à la centrale de Fukushima daï-ichi

TEPCo a mis en ligne une nouvelle vidéo pour vanter les progrès à la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi (voir son communiqué de presse).

Sur une musique apaisante, la compagnie explique qu’elle se prépare à retirer les combustibles des réacteurs 1 et 2, en “oubliant” de préciser qu’elle est en retard sur son programme. Un nouveau report des opérations a pourtant eu lieu il n’y a même pas un mois. Pour le réacteur n°2, le retrait des combustibles usés sera effectué rassurer les habitants de la région. Quel dévouement !

Pas grand chose de neuf le long du littoral, si ce n’est la construction en cours d’un mur pour faire face à un nouveau tsunami. Après 9 années ! Rien de neuf, non plus, concernant les travailleurs ou l’eau contaminée pour laquelle la compagnie explique que le traitement réduit la contamination, ce qui est bien la moindre des choses, mais “oublie” de rappeler que ce n’est pas suffisant pour 80% du stock !

Bref, la vidéo n’a pas grand intérêt. Elle est aussi disponible sur Youtube :

Allègement des contrôles de la radioactivité du bétail à Fukushima

Selon l’Asahi, les autorités régionales de Fukushima vont stopper le contrôle systématique du bétail car il n’y a eu aucun cas de dépassement de la limite en six ans. Les contrôles seront désormais aléatoires et au moins un animal par an sera contrôlé dans chaque ferme.

En revanche, les contrôles systématiques vont se poursuivre pour les animaux qui iront à l’abattoir.

Au tout début de la catastrophe, de la paille contaminée avait été donnée à manger aux animaux et certains avaient une contamination qui dépassait la limite d’alors, fixée à 500 Bq/kg. Cela avait entraîné une crise de confiance. 159 bêtes ont dépassé la limite. Mais, depuis que le contrôle systématique a été instauré, en août 2011, aucune bête n’a dépassé la nouvelle limite de 2012, fixée à 100 Bq/kg.