106ème versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 106ème versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 20,6 milliards de yens (165 millions d’euros au cours actuel). Rappelons que cet argent est prêté sans intérêt.

En prenant en compte ce versement et les 188,9 milliards de yens venant de l’Act on Contract for Indemnification of Nuclear Damage Compensation, TEPCo annonce avoir reçu un total de 9 663,3 milliards de yens (77,6 milliards d’euros au cours actuel), en incluant le présent versement et cela ne suffira pas.

Le communiqué de TEPCo est accompagné d’un tableau avec les sommes versées au titre des indemnisations, mais sans explications. Le total s’élève à 9 630,1 milliards de yens (77,4 milliards d’euros).

105ème versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 105ème versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 12,9 milliards de yens (104 millions d’euros au cours actuel). Rappelons que cet argent est prêté sans intérêt.

En prenant en compte ce versement et les 188,9 milliards de yens venant de l’Act on Contract for Indemnification of Nuclear Damage Compensation, TEPCo annonce avoir reçu un total de 9 642,7 milliards de yens (77,8 milliards d’euros au cours actuel), en incluant le présent versement et cela ne suffira pas.

Le communiqué de TEPCo est accompagné d’un tableau avec les sommes versées au titre des indemnisations, mais sans explications. Le total s’élève à 9 621,9 milliards de yens (77,6 milliards d’euros).

Une cour d’appel confirme la culpabilité de l’Etat japonais et de TEPCo pour la catastrophe de Fukushima

La haute cour de Sendaï a confirmé, en appel, la responsabilité de TEPCo et de l’Etat japonais dans la catastrophe de Fukushima. Ils devront payer plus d’un milliard de yens (8 millions d’euros) de dommages et intérêts à 3 550 plaignants qui résidaient dans des zones affectées par la catastrophe nucléaire. C’est plus qu’en première instance.

La plainte avait été initialement déposée en 2013. Il s’agit de la plus importante action en justice de ce type intentée à la suite de l’accident nucléaire. Un premier jugement, rendu en 2017, par un tribunal du district de Fukushima, avait déjà reconnu l’Etat et TEPCo coupables et les avait condamnés à indemniser 2 907 personnes pour un total de 500 millions de yens. L’Etat et TEPCo d’un côté, et les plaignants, de l’autre, avaient alors fait appel.

La cour d’appel vient donc de doubler la somme totale des indemnisations. Elle a aussi élargi le nombre de victimes à indemniser, en ajoutant des plaignants de la région d’Aïzu dans la province de Fukushima, la ville de Marumori dans celle de Miyagi et certaines parties de celle de Tochigi, qui avaient été exclues dans la décision du tribunal de district. Cependant, certains résidents de la préfecture d’Ibaraki, qui avaient été jugés éligibles à une indemnisation par le tribunal de première instance, ont été exclus cette fois-ci.

Il s’agit de la première décision rendue par une cour d’appel qui rend l’État responsable dans le cadre de poursuites judiciaires liées à l’accident nucléaire. Elle pourrait faire jurisprudence dans la trentaine d’autres procédures en cours.

Conformément à la décision rendue en 2017 par le tribunal de district de Fukushima, la haute cour a pris sa décision sur la base de trois points litigieux, notamment sur la question de savoir si un tsunami majeur aurait pu être prévu. Les deux autres points étaient de savoir si des contre-mesures auraient pu être mises en place pour prévenir une catastrophe, et si les niveaux d’indemnisation prévus par le gouvernement étaient suffisants. Pour la haute cour, “la TEPCo s’est illustré par sa volonté de tout faire pour éviter de nouvelles mesures” de protection contre les tsunamis. Quant au gouvernement, il n’a pas “rempli le rôle d’autorité de régulation qu’il était censé assumer”. Le tribunal avait conclu que la responsabilité du gouvernement dans la catastrophe était moindre que celle de TEPCO, mais cette fois-ci, le gouvernement et TEPCO ont été jugés également responsables. La haute cour Le tribunal a notamment pris en compte le fait que le gouvernement avait promu la production d’énergie nucléaire dans le cadre de sa politique énergétique et avait maintenu l’autorisation d’exploitation de la centrale.

Ainsi, par exemple, suite à la réévaluation de la probabilité à long terme qu’un gigantesque tremblement de terre se produise au large de Fukushima faite en 2002, TEPCo avait demandé l’avis d’un seul universitaire critique et avait ensuite déclaré à l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle de l’époque que l’évaluation n’était pas fiable. La haute cour a reproché à l’agence, qui était responsable de la sûreté des centrales nucléaires, d’avoir accepté sans hésiter le verdict peu sincère de la compagnie et de n’avoir pas joué le rôle qu’une agence de régulation était censé jouer.

Les plaignants avaient demandé des paiements mensuels d’indemnisation d’environ 50 000 yens par personne et par mois, jusqu’à ce que la contamination de leur résidence revienne au niveau d’avant la crise, ce qui portait leur demande finale totale à environ 28 milliards de yens (224 millions d’euros).

104ème versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 104ème versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 50,8 milliards de yens (406 millions d’euros au cours actuel). Rappelons que cet argent est prêté sans intérêt.

En prenant en compte ce versement et les 188,9 milliards de yens venant de l’Act on Contract for Indemnification of Nuclear Damage Compensation, TEPCo annonce avoir reçu un total de 9 629,8 milliards de yens (77 milliards d’euros au cours actuel), en incluant le présent versement et cela ne suffira pas.

Le communiqué de TEPCo est accompagné d’un tableau avec les sommes versées au titre des indemnisations, mais sans explications. Le total s’élève à 9 614,1 milliards de yens (77 milliards d’euros).

TEPCo apte à exploiter du nucléaire, selon l’Autorité de régulation nucléaire

En 2017, l’Autorité de régulation nucléaire avait autorisé le redémarrage des réacteurs 6 et 7 de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, située dans la province de Niigata, à la condition que TEPCo, l’exploitant, démontre son aptitude à exploiter du nucléaire. La compagnie a dû s’engager, par écrit, à respecter un nouveau code de sûreté en 7 points. Ainsi, son président assumera la responsabilité de la sûreté nucléaire qui devra primer sur les intérêts économiques. La compagnie doit aussi démanteler la centrale de Fukushima daï-ichi.

Suite à ces engagements, l’Autorité de régulation nucléaire a conclu que TEPCo était apte à exploiter la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la dernière qu’il lui reste. Si cette dernière devait enfreindre ces règles, il pourrait lui être ordonné de suspendre l’exploitation de la centrale.

Dans un éditorial, l’Asahi, trouve ces engagement trop vagues et doute de la bonne volonté de TEPCo. Par exemple, elle a promis de compenser les victimes de la catastrophe de Fukushima, mais, dans les faits, la compagnie a rejeté de nombreuses propositions d’accords d’indemnisation avec les résidents qui ont dû saisir la justice pour obtenir satisfaction. le quotidien estime que TEPCo n’a pas su regagner la confiance de la population.

Les réacteurs 6 et 7, d’une puissance de 1 350 MWe chacun, ont été mis en service en 1996 et 1997 respectivement. TEPCo compte finir les travaux de renforcement de la sûreté du réacteur n°7 en décembre 2020. La date n’est pas connue pour le réacteur n°6. Elle doit aussi obtenir le consentement des autorités locales, y compris du gouvernement de Niigata, qui ne se prononcera pas tant que le groupe d’experts qu’il a mis en place n’a pas terminé ses travaux. Le maire de Kashiwazaki exige que TEPCo arrête définitivement un des réacteurs avant de donner leur accord.

Les réacteurs 2, 3 et 4 de cette centrale sont arrêtés depuis 2007, après un séisme de magnitude élevée.

103ème versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 103ème versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 11,2 milliards de yens (88 millions d’euros au cours actuel). Rappelons que cet argent est prêté sans intérêt.

En prenant en compte ce versement et les 188,9 milliards de yens venant de l’Act on Contract for Indemnification of Nuclear Damage Compensation, TEPCo annonce avoir reçu un total de 9 579 milliards de yens (75,4 milliards d’euros au cours actuel, qui est bas ), en incluant le présent versement et cela ne suffira pas.

Le communiqué de TEPCo est accompagné d’un tableau avec les sommes versées au titre des indemnisations, mais sans explications. Le total s’élève à 9 554,7 milliards de yens (75,2 milliards d’euros).

Corruption chez les compagnies de construction qui ont reconstruit le Tôhoku

Quatre majors du BTP, Shimizu, Hazama Andô, Kajima et Taisei, ont bénéficié de plus de 1 000 milliards de yens (8 milliards d’euros) de contrats dans le cadre de la reconstruction du Tôhoku. Le travail a essentiellement été effectué par des sous-traitants. Les travaux incluaient la gestion des déchets du tsunami, la reconstruction et la décontamination.

Selon l’Asahi, des sous-traitants ont créé des caisses noires avec l’argent des contribuables qui ont servi à payer des repas, du vin et des cadeaux à des cadres des 4 majors. Il y aurait même eu des fêtes dans des boîtes de nuit et des voyages à l’étranger. La somme des caisses noires dépasserait les 160 millions de yens (1,3 millions d’euros). L’argent proviendrait de surfacturations.

C’est le centre des impôts de Tôkyô qui a découvert les malversations.

Selon un employé d’un sous-traitant, sa compagnie a dû payer pour plus d’un million de yens de boissons dans une boîte de nuit huppée pour un cadre de Kajima. Elle a aussi dû payer une montre de luxe que le cadre voulait offrir à une hôtesse aux Philippines, ainsi que de fréquents voyages dans ce pays. Il recevait entre 300 000 et 500 000 yens d’argent de poche à chaque occasion.

Un sous-traitant de Shimizu basé à Tôkyô, engagé dans les travaux de décontamination d’Ôkuma a aussi surfacturé sa prestation pour créer une caisse noire d’une valeur de plusieurs dizaines de millions de yens. Cet argent a servi à verser du cash à un cadre de Shimizu qui supervisait le chantier à 1à occasions. Il a aussi servi à lui payer un dîner.

Un cadre de Hazama Andô aurait encaissé pour environ 10 millions de yens de pots de vin de la part d’un sous-traitant engagé pour détruire des bâtiments de Namié.

Les deux cadres de Shimizu et de Hazama Andô ont quitté les compagnies après l’investigation du centre des impôts de Tôkyô. L’Asahi cite d’autres exemples. les centres des impôts d’Ôsaka et de Sendaï enquêteraient aussi.

Cent deuxième versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 102ème versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 3,4 milliards de yens (28 millions d’euros au cours actuel). Rappelons que cet argent est prêté sans intérêt.

En prenant en compte ce versement et les 188,9 milliards de yens venant de l’Act on Contract for Indemnification of Nuclear Damage Compensation, TEPCo annonce avoir reçu un total de 9 567,8 milliards de yens (78 milliards d’euros au cours actuel), en incluant le présent versement et cela ne suffira pas.

Le communiqué de TEPCo est accompagné d’un tableau avec les sommes versées au titre des indemnisations, mais sans explications. Le total s’élève à 9 542,6 milliards de yens (78 milliards d’euros).

1 600 milliards de yens supplémentaires sur 5 ans pour la reconstruction post mars 2011

Le gouvernement japonais a décidé de consacrer 1 600 milliards de yens (13 milliards d’euros) pour la deuxième phase du plan de reconstruction post-mars 2011. Cette seconde phase débute en mars 2021 pour 10 années supplémentaires, mais ce financement n’est que pour les 5 premières années.

Pour les 10 premières années, ce budget était de 31 300 milliards de yens (261 milliards d’euros). Le budget de la deuxième phase va provenir d’un reliquat de 700 milliards de yens de la première phase, de 300 milliards de la taxe de reconstruction et de 600 milliards d’autres revenus, dont les dividendes de la poste.

Cent-unième versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 101ème versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 33,1 milliards de yens (275 millions d’euros au cours actuel). Rappelons que cet argent est prêté sans intérêt.

En prenant en compte ce versement et les 188,9 milliards de yens venant de l’Act on Contract for Indemnification of Nuclear Damage Compensation, TEPCo annonce avoir reçu un total de 9 564,4 milliards de yens (80 milliards d’euros au cours actuel), en incluant le présent versement et cela ne suffira pas.