107ème versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 107ème versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 48,7 milliards de yens (386 millions d’euros au cours actuel). Rappelons que cet argent est prêté sans intérêt.

En prenant en compte ce versement et les 188,9 milliards de yens venant de l’Act on Contract for Indemnification of Nuclear Damage Compensation, TEPCo annonce avoir reçu un total de 9 712 milliards de yens (77,1 milliards d’euros au cours actuel), en incluant le présent versement et cela ne suffira pas.

Le communiqué de TEPCo est accompagné d’un tableau avec les sommes versées au titre des indemnisations, mais sans explications. Le total s’élève à 9 646,6 milliards de yens (76,5 milliards d’euros).

L’industrie nucléaire japonaise face à ses déchets

Comme partout, l’industrie nucléaire japonaise peine à trouver une solution pour ses déchets radioactifs. Elle a basé sa politique sur une chimère, le recyclage, et le mythe s’est effondré avec la catastrophe de Fukushima. Sans alternative, elle s’accroche à cette politique sans issue. Même en France, où l’usine de retraitement fonctionne, moins de 1% de la masse des combustibles usés est recyclé actuellement.

Le Japon s’est donc lancé dans le rêve du recyclage, car la technologie d’extraction du plutonium a un intérêt militaire. Il s’agit du programme “pluthermal”. Mais l’usine de retraitement, située à Rokkashô-mura, dans la province d’Aomori, n’a jamais fonctionné et sa mise en service industriel accuse déjà un retard de 25 années… L’usine de combustibles MOx, voisine, n’a pas plus d’utilité, même si ces deux installations ont vu leur dossier de renforcement de la sûreté validé par l’autorité de régulation nucléaire. La mise en service de l’usine MOx vient à son tour d’être reportée à 2024. Il ne s’agit que du 7ème report pour le moment…

Le principal problème est qu’il n’y a pas de débouché pour le plutonium extrait. Sur les 9 réacteurs remis en service depuis la catastrophe de Fukushima, seuls 4 sont autorisés à utiliser du combustible MOx, qui permet de recycler le plutonium. Et parmi ces 4, l’exploitation d’Ikata-3 a été suspendue par la justice. Le programme “pluthermal”, établi en 1997, prévoyait que 16 à 18 réacteurs utilisent du combustible MOx en 2010. En 2009, cet objectif a été repoussé à 2015. La catastrophe de Fukushima, en 2011, a rendu ce programme irréaliste. Mais la fédération des compagnies de production d’électricité du Japon veut toujours arriver à au moins 12 réacteurs consommant du combustible MOx d’ici 2030. Cet objectif permettrait de ne pas accumuler de plutonium, comme le Japon s’y est engagé, même si l’usine de retraitement de Rokkashô était finalement mise en service. Il ne repose sur rien d’autre. Et il y a encore 36 tonnes de plutonium japonais en attente au Royaume-Uni et en France. Ce stock pourrait être mutualisé entre les différents exploitants nucléaires japonais.

En attendant, les combustibles usés se sont accumulés et les entreposages seront rapidement saturés si les réacteurs repartent. C’est particulièrement problématique pour Kansaï Electric, qui a tous ses réacteurs nucléaires dans la province de Fukui. Les autorités locales s’opposent à une extension des entreposages sur place, ainsi qu’au redémarrage des anciens réacteurs Takahama-1 et 2 et Mihama-3, tant qu’il n’y a pas de nouvel entreposage. Kansaï Electric semble à la peine pour trouver un site d’accueil. La fédération des compagnies d’électricité a donc trouvé la parade : mutualiser l’entreposage qui doit ouvrir à Mutsu, dans la province d’Aomori, dont le dossier de sûreté vient d’être validé. Il est la propriété de TEPCo et de sa filiale JAPCo, qui ont toutes leurs centrales arrêtées. Alors, elles peuvent faire un peu de place aux autres… Mais le maire de Mutsu est contre, comme le rapportent l’Asahi et le Maïnichi, car il craint que cet entreposage ne dure bien plus longtemps que ce qui a été prévu initialement. Et dire que Kansaï Electric doit présenter son nouvel entreposage avant la fin 2020 pour obtenir l’assentiment du gouverneur de Fukui… Le conseil municipal de Mihama, qui a besoin de la manne financière du nucléaire, a immédiatement accepté ce plan de mutualisation à Mutsu et a donné son accord à la remise en service de Mihama-3, selon l’Asahi. Il en est de même à Takahama.

Pour les déchets ultimes, ce n’est guère plus brillant. Certes, deux villages de Hokkaïdô viennent de se porter candidats pour que des études bibliographiques soient menées sur la géologie de leur territoire en vue d’y créer un centre d’enfouissement. Mais les communes voisines se positionnent contre les déchets nucléaires, tout comme le gouverneur de la province. Selon l’Asahi, le village de Shimamaki, adjacent à Suttsu qui est candidat, par exemple, a voté une résolution interdisant le passage de déchets radioactifs sur le territoire de sa commune. Furubira a fait de même. Kuromatsunai, Rankoshi et Shakotan pourraient suivre.

Le gouvernement va subventionner l’installation de nouveaux habitants dans 12 communes de Fukushima

Alors que le taux de retour des habitants est de l’ordre de 20%, le gouvernement japonais va, à partir de 2021, subventionner l’installation de nouveaux résidents dans 12 communes. 11 d’entre elles ont été évacuées ou partiellement évacuées sur ordre du gouvernement (Futaba, Okuma, Tomioka, Namié, Iitaté, Kawamata, Minami-Soma, Katsurao, Naraha, Kawauchi, Tamura). A Hirono, ce sont les autorités municipales qui avaient ordonné l’évacuation. Les familles nouvellement installées doivent rester 5 ans.

L’aide sera de 1,2 million de yens (9 500 €) pour une famille venant de Fukushima et de 2 millions de yens (16 000 €) pour une famille venant d’une autre province. Cette aide sera respectivement de 800 000 yens (6 300 €) et 1,2 million de yens (9 500 €) pour une personne seule. L’Agence de reconstruction table sur 300 nouveaux habitants la première année. Une aide supplémentaire allant jusqu’à 4 millions de yens (32 000 €) pourra être versée en cas de création d’une nouvelle activité économique.

Nouvelle publication de la CIPR sur le post-accident

La Publication 146 de Commission internationale de protection radiologique (CIPR), dédiée à Protection radiologique des personnes et de l’environnement en cas d’accident nucléaire grave vient de paraître. L’accès est payant, mais le document est à l’ACRO. Une première version avait fait l’objet d’une consultation publique sur Internet à l’automne 2019. Environ 300 personnes ou organisations ont déposé un avis, dont l’ACRO. C’est un record.

Comment ces avis ont été pris en compte ? La CIPR ne le dit pas. Elle ne tire aucun bilan de cette consultation. La participation des parties prenantes est pourtant recommandée tout au long du rapport. Le mot stakeholder (partie-prenante) y apparaît 60 fois ! Et rendre des comptes fait pourtant partie des bonnes pratiques incontournables de la consultation du public. Si la recommandation est facile, la mise en application est plus compliquée. La CIPR aurait dû montrer l’exemple !

Nous n’avons pas encore regardé ce qu’il y avait de changé par rapport à la version soumise à consultation.

Centrale nucléaire d’Ôï : l’autorisation de l’Autorité de régulation annulée par la justice

Un tribunal d’Ôsaka a annulé la décision de l’Autorité de régulation nucléaire de remettre en service les réacteurs 3 et 4 de la centrale d’Ôï, suite à une plainte déposée par 127 personnes. La justice estime que l’Autorité de régulation a sous-estimé l’amplitude maximale des séismes qui pourraient secouer cette centrale située dans la province de Fukui.

Les deux réacteurs avaient été remis en service en 2018 (voir notre état des lieux du parc nucléaire japonais) et sont actuellement à l’arrêt pour maintenance. Un pourvoi en appel suspendrait la décision de justice, car les plaignants n’en ont pas fait la demande. Les deux réacteurs peuvent être exploités jusqu’à la fin de la procédure judiciaire.

Cette décision est un camouflet pour l’Autorité de régulation nucléaire, qui a donné son accord à une remise en service en 2017. Le séisme maximal pris en compte est proposé par l’exploitant et l’Autorité utilise ses propres critères pour accepter ou pas. En 2017, l’accélération maximale de 856 gals avait donc été validée quand l’exploitant, Kansaï Electric (KEPCo), a obtenu l’autorisation de remettre en service ces deux réacteurs.

Les plaignants ont contesté la façon dont KEPCo a évalué le séisme maximal. La méthode de calcul, basée sur la dimension des failles sismiques et leur densité, ne produirait qu’une valeur moyenne, selon les plaignants, et pas la valeur maximale. Ils se sont aussi appuyés sur une nouvelle disposition des règles de l’Autorité de régulation qui demandent de prendre en compte la variabilité des résultats en fonction des méthodes de calcul. Ainsi, ils estiment que KEPCo aurait dû renforcer la sûreté de ses réacteurs de façon à résister à une secousse d’au moins 1 150 gals.

Les avocats du gouvernement ont argué que l’exploitant avait pris en considération une zone fracturée plus grande que la réalité et que ses calculs pénalisant ne nécessitaient pas de prendre en compte plusieurs méthodes de calcul. Mais le tribunal a donné raison aux plaignants et a ordonné la suspension de l’autorisation de remise en service des deux réacteurs nucléaires. Il est, en effet, surprenant d’introduire dans la réglementation la nécessité de prendre en compte la variabilité des calculs, pour ne finalement pas la prendre en compte dans la pratique. Le tribunal demande donc l’application stricte des règles.

La résistance de la centrale d’Ôï aux séismes fait polémique depuis longtemps. Initialement, KEPCo ne voulait pas réviser le risque sismique et passer outre les nouvelles règles de sûreté, mais elle a dû se résigner face à la nouvelle autorité indépendante. L’accélération maximale était alors passée de 700 à 856 gals. En 2016, Kunihiko Shimazaki, sismologue et commissaire de l’Autorité de Régulation Nucléaire (NRA) jusqu’en septembre 2014, pensait qu’il fallait revoir les règles de sûreté. La pluralité des méthodes d’évaluation de l’accélération était déjà au cœur du débat. Mais l’Autorité de régulation nucléaire avait décidé de ne pas changer ses critères.

C’est la première fois que la justice japonaise remet en cause l’instruction des dossiers de sûreté et l’application les règles de sûreté révisées en 2013, après la catastrophe de Fukushima. Cette décision pourrait faire jurisprudence pour d’autres centrales nucléaires remises en service, car la méthode d’évaluation de l’accélération maximale y est la même qu’à Ôï. C’est le cas, en particulier, pour la centrale voisine de Takahama, où la même faille sismique a été utilisée pour le calcul. L’exploitant a immédiatement fait part de son intention de faire appel. L’Autorité de régulation, quant à elle, a annoncé vouloir se concerter avec les ministères avant de prendre une décision, alors qu’elle est indépendante. Les cours d’appel ont souvent remis en cause les jugements favorables aux plaignants.

L’Autorité de régulation nucléaire a régulièrement vanté ses nouvelles règles de sûreté, prétendument les plus strictes au monde, sans jamais démontrer cette affirmation. On découvre qu’elles ne sont appliquées strictement… Elle devrait donc revoir l’évaluation des risques sismiques des nucléaires japonais déjà remis en service. Il ne faut pas s’étonner ensuite, si la population japonaise ne veut plus de nucléaire.

Les réacteurs 3 et 4 d’Ôï ont été mis en service en 1991 et 1993, respectivement. Rappelons qu’ils avaient été temporairement remis en service durant l’été 2012, avant même que le nouveau référentiel de sûreté n’entre en vigueur le 8 juillet 2013, pour être arrêtés à nouveau en septembre 2013. Cela avait provoqué de fortes manifestations au Japon. En 2014, la justice avait déjà suspendu la remise en service de cette centrale car elle déjà estimait que les risques sismiques avaient été sous-évalués. Ce jugement, qui avait fait des vagues, n’était pas suspensif non plus. Les réacteurs 3 et 4 avaient finalement été remis en service en 2018 (réacteur 3, réacteur 4).

Les réacteurs 1 et 2 de la centrale d’Ôï ont été arrêtés définitivement après la catastrophe de Fukushima.

65% des personnes encore déplacées de Fukushima ne souhaitent pas rentrer chez elles – le nombre de personnes déplacées pauvres a quasiment doublé

Il y a encore officiellement plus de 36 900 personnes déplacées à Fukushima, selon les autorités locales. La Kwansei Gakuin University a envoyé un questionnaire à 4 876 déplacés et a reçu 694 réponses, dont 522 d’habitants originaires de Fukushima avant la catastrophe. Il apparaît que 65% des répondants originaires de Fukushima ne souhaitent pas rentrer chez eux et 26% espèrent pouvoir rentrer. Selon l’agence Kyodo, qui reprend l’information, les autorités n’ont pas effectué une telle enquête ces dernières années.

A la question de savoir pourquoi ils n’étaient toujours pas rentrés, 46% des répondants disent craindre la contamination et 45% disent s’être réinstallés ailleurs.

Sur les 522 répondants de Fukushima, 100, ou 14,4% sont originaires des zones dites de retour difficile et 140, ou 20,2%, de zones où l’ordre d’évacuer a été levé. Enfin, 417, soit 60% de tous les 694 répondants, sont des “auto-évacués”, originaires de Fukushima ou d’autres provinces.

L’université a aussi interrogé les personnes déplacées sur leurs revenus. Selon le Maïnichi, qui reprend l’information, le nombre de foyers qui gagnaient moins de 3 millions de yens (24 000 €) par an en 2019 est 1,7 fois plus élevé qu’avant la catastrophe. La part de ces foyers était de 22,7% avant la catastrophe et 39,1% en 2019.

Sur les 117 mères célibataires qui ont répondu, 103 sont des auto-évacuées. 50 ont divorcé. Enfin, 44% ont eu un revenu annuel inférieur à 2 millions de yens (16 000€) en 2019. C’est 3,6 fois plus qu’avant la catastrophe. Certaines mères cumulent plusieurs “petits jobs” pour s’en sortir.

La commune de Takahama accepte la remise en service de deux réacteurs anciens de la centrale éponyme

En 2016, Kansaï Electric (KEPCo) a obtenu le feu vert de l’Autorité de régulation nucléaire pour prolonger au-delà de 40 ans l’exploitation des réacteurs 1 et 2 de sa centrale de Takahama. Comme les travaux de renforcement de la sûreté devraient être bientôt achevés, la compagnie a sollicité l’avis de la commune. Sans surprise, le conseil municipal a émis un avis favorable (10 votes pour sur 13). Le maire devrait faire de même en décembre prochain. L’assemblée régionale et le gouverneur vont aussi donner leur avis.

Comme partout, la commune est très dépendante financièrement des installations nucléaires sur son territoire. Le gouverneur, quant à lui, a demandé à la compagnie de trouver, d’ici la fin de l’année, un site d’entreposage pour les combustibles usés en dehors de la province, car les piscines sont proches de la saturation (voir les 3 défis auxquels fait face l’exploitant).

En juillet 2013, le gouvernement de l’époque avait limité à 40 ans la durée d’exploitation des réacteurs nucléaire du pays, tout en autorisant, de façon “exceptionnelle”, une demande de prolongation à 60 ans. C’est la première centrale qui devrait bénéficier de cette mesure. KEPCo espère remettre en service Takahama-1 en mars 2021 et Takahama-2 en mai 2021. Chaque réacteur a une puissance électrique de 826 MW. L’Autorité de régulation nucléaire a autorisé la prolongation d’exploitation de deux autres réacteurs : Mihama-3 et Tôkaï-2.

Impact de la contamination radioactive à Tchernobyl réanalysé

Timothy A. Mousseau et Anders Pape Møller sont des spécialistes de la zone interdite de Tchernobyl où, pendant des années, ils ont étudié l’impact de la radioactivité sur la faune et la flore. Pour évaluer les niveaux de contamination, ils se sont contentés du niveau de dose ambiant, simple à mesurer. Dans une étude effectuée en commun avec une équipe de l’IRSN, l’exposition de 12 espèces de mammifères a été réévaluée afin de mieux déterminer l’impact de la contamination radioactive. Cette étude publiée en août dernier, et disponible en libre accès, fait l’objet d’un article de vulgarisation dans le numéro de décembre 2020 de Scientific American. Un travail similaire avait été mené sur les oiseaux, comme nous l’avions rapporté.

Les données sur l’abondance des mammifères datent de 2009 et ont été obtenues à partir des traces laissées dans la neige sur 161 sites différents. A l’époque, les deux chercheurs avaient trouvé une plus faible abondance dans les zones avec les débits de dose les plus élevés (étude en accès payant, mais disponible à l’ACRO). Mais ces conclusions avaient été contestées par deux autres études (la première est en libre accès, et la deuxième en accès payant). L’évaluation de l’exposition était aussi rudimentaire dans ces deux études.

La réévaluation des doses reçues par les mammifères prend en compte leur mode de vie (régime alimentaire, déplacements…) comme pour les humains afin d’obtenir une dose plus réaliste. Ces calculs ont conduit à des valeurs plus élevées et les résultats confirment que l’abondance est plus faible là où l’exposition est la plus élevée. Or, comme ont l’habitude de le souligner Møller et Mousseau dans leurs exposés, ces animaux ne sont pas stressés par l’accident nucléaire, ils ne boivent pas et ne fument pas…

Les conclusions de l’article satisfont tous les auteurs. Timothy A. Mousseau et Anders Pape Møller voient les conclusions de leur premier article validées. L’IRSN montre que les effets néfastes apparaissent à des doses plus élevées que ce qui était écrit dans le premier article. Enfin, il apparaît qu’une dose 10 fois plus élevée entraîne une baisse de l’abondance de 60%

106ème versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 106ème versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 20,6 milliards de yens (165 millions d’euros au cours actuel). Rappelons que cet argent est prêté sans intérêt.

En prenant en compte ce versement et les 188,9 milliards de yens venant de l’Act on Contract for Indemnification of Nuclear Damage Compensation, TEPCo annonce avoir reçu un total de 9 663,3 milliards de yens (77,6 milliards d’euros au cours actuel), en incluant le présent versement et cela ne suffira pas.

Le communiqué de TEPCo est accompagné d’un tableau avec les sommes versées au titre des indemnisations, mais sans explications. Le total s’élève à 9 630,1 milliards de yens (77,4 milliards d’euros).

Redémarrage de Sendaï-1 après la mise en place des mesures anti-terrorisme

Kyûshû Electric a dû arrêter ses deux réacteurs de sa centrale de Sendaï, dans la province de Kagoshima, a cause du retard dans la mise en place de mesures de protection contre le terrorisme. Sendaï-1 a été arrêté en mars 2020 et Sendaï-2 en mai 2020. Sendaï-1 vient d’être remis en activité. Il devrait être suivi par Sendaï-2 fin décembre.

Il n’y avait plus qu’un seul réacteur nucléaire en activité au Japon. Il y en a désormais 2… sur 9 remis en service depuis 2011. Il n’y a eu aucune nouvelle remise en service en 2019 et en 2020.