L’UE devrait bientôt alléger les restrictions sur les importations d’aliments en provenance du Japon

L’UE devrait lever certaines restrictions à l’importation d’aliments en provenance du Japon, malgré l’opposition du parlement européen lors d’un vote daté du 13 septembre dernier.

L’importation de riz de Fukushima ne sera plus interdite car tous les sacs produits font l’objet d’un contrôle. Des restrictions sur des produits marins provenant d’Iwaté, Miyagi et d’autres provinces seront aussi levées. Toutes les restrictions concernant Akita devraient aussi être levées.

Cette décision fait partie d’un accord plus général de coopération économique.

Les importations en Europe de produits agricoles et marins en provenance du Japon sont très faibles car ces produits sont très chers. De plus, le Japon n’est pas auto-suffisant et doit importer une partie de la nourriture qu’il consomme. Si le Japon fait du lobbying auprès de ses partenaires commerciaux, c’est plus pour sa politique interne qui vise à convaincre la population de consommer les aliments en provenance de Fukushima.

Ainsi, le 22 septembre dernier, les Etats-Unis ont décidé d’autoriser l’importation de produits laitiers en provenance de Fukushima, Iwaté, Miyagi, Tochigi et Gunma.

Report du retrait des combustibles usés des piscines des réacteurs 1 et 2

TEPCo a terminé en décembre 2014 le retrait des combustibles usés de la piscine de refroidissement du réacteur n°4. Pour les réacteurs 1 à 3, où il y a eu fusion du cœur, c’est beaucoup plus compliqué car les êtres humains ne peuvent pas y travailler à cause de débits de dose trop élevés. Les piscines de décroissance de ces trois réacteurs contiennent un total de 1 573 assemblages usés pour la plupart (392 dans le réacteur n°1, 615 dans le 2 et 566 dans le 3).

En cas de nouveau séisme de forte magnitude et/ou de tsunami, la structure de soutènement de ces piscines, déjà fortement fragilisée, risque de ne pas tenir et cela pourrait entraîner une nouvelle catastrophe majeure, bien plus grave que la catastrophe actuelle, car les piscines, qui contiennent beaucoup plus de radioéléments que les cœurs, ne sont pas confinées.

TEPCo a reporté une nouvelle fois la date de début des travaux de retrait des combustibles usés des piscines des réacteurs 1 et 2 et le gouvernement vient de donner son accord. La compagnie espérait débuter les travaux en 2020, mais ce sera trois ans plus tard. Cela fait désormais un retard cumulé de 6 ans sur le plan initial.

Le plan précédent date de juin 2015.

Pour le réacteur n°1, le retrait des débris qui jonchent le sommet du bâtiment réacteur s’avère être plus complexe que prévu. Quant au réacteur n°2, qui n’a pas été détruit par une explosion hydrogène, l’argument est de laisser plus de temps pour trouver des solutions en vue de limiter les rejets radioactifs lors du démontage du toit et des murs.

Pour le réacteur n°3, les travaux de construction de la structure sur le toit qui doit permettre de retirer ces combustibles, avancent. La compagnie a mis quelques images en ligne au début du mois et en août dernier. Elle espère débuter après avril 2018 pour une durée de deux années. Cette date avait déjà été repoussée en début d’année.

En ce qui concerne le retrait du corium, ce mélange hautement radioactif de combustibles fondus et de débris, TEPCo et le gouvernement maintiennent un début des travaux en 2021, même si la technologie n’est toujours pas disponible. La durée des travaux et le devenir des déchets engendrés ne sont pas indiqués dans le plan. En revanche, la décision relative au réacteur à traiter en premier a été reportée à 2019.

La compagnie maintient un objectif global de tout démanteler en 40 ans, même si personne n’y croit.

En ce qui concerne l’eau contaminée qui continue à s’accumuler à un rythme de 200 m3 par jour, malgré le gel du sol tout autour des réacteurs, le gouvernement espère passer à 150 m3 par jour d’ici 2020. Voir les dernières données de TEPCo. Quant au devenir des 817 000 m3 d’eau traitée contenue dans les cuves, aucun calendrier n’est mentionné. Voir le dernier bilan de TEPCo.

TEPCo une nouvelle fois condamnée à indemniser les victimes de la catastrophe nucléaire

Un tribunal de la province de Chiba vient de condamner TEPCo à mieux indemniser des victimes de la catastrophe nucléaire. En mars dernier, TEPCo et l’Etat avaient été reconnus coupables de négligence par le tribunal de Maebashi. Cette fois-ci seule TEPCo a été condamnée.

Ce jugement fait suite à une plainte déposée en mars 2013 de 45 personnes, dont 4 auto-évacués, qui ont dû fuir les zones contaminées par les rejets radioactifs et qui se sont installées dans la province de Chiba. Le tribunal a accordé des indemnités à 42 d’entre elles, pour un total de 376 millions de yens (2,9 millions d’euros) alors qu’elles réclamaient un total de 2,8 milliards de yens (21,5 millions d’euros) à TEPCo et au gouvernement.

Les plaignants ont argué que TEPCo aurait pu prévoir le tsunami et aurait dû prendre des mesures de prévention. En effet, en 2002, les autorités avaient réévalué les risques sismiques et avaient estimé à 20% la probabilité qu’un tremblement de terre d’une magnitude supérieure à 8 déclenchant un tsunami surviennent dans les 30 ans, dans la zone qui inclut Fukushima. Et comme les réacteurs de la centrale de Fukushima daï-ichi sont à 10 m au dessus du niveau de la mer, un tsunami dévastateur était prévisible. TEPCo aurait mettre les générateurs diesel de secours en hauteur et les autorités auraient imposer cette mesure.

TEPCo et le gouvernement ont argué, quant à eux, que l’estimation de 2002 n’était pas une vérité scientifique et que le tsunami de mars 2011 avait une hauteur inattendue.

Le tribunal a estimé que l’Etat n’était pas coupable et que TEPCo n’avait pas commis de négligences graves au point de bénéficier d’indemnisations plus fortes. En revanche, il a reconnu la perte de la commune, des habitations et de la vie sociale des plaignants qui mérite compensation. Les avocats des plaignants ont critiqué le jugement tout en reconnaissant l’intérêt de la compensation.

Au niveau national, de nombreuses plaintes ont été déposées dans 18 provinces, émanant de quelques 12 000 citoyens.

68ième versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 68ième versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 71,13 milliards de yens (547 millions d’euros). C’est beaucoup plus que les 34,9 milliards de yens de la dernière fois. Cet argent est prêté sans intérêt.

TEPCo a déjà reçu un total de 7 588,9 milliards de yens (58,4 milliards d’euros au cours actuel) et cela ne suffira pas.

Ouverture de la route nationale 114 qui traverse Namié

Une section de 27 km de la route nationale 114 a rouvert, permettant un accès direct à la partie Est de Namié. La route relie le centre de la province à la côte et la section qui vient de rouvrir traverse la zone dite de retour difficile à Namié entre Tsushima et Murohara. Voir la carte sur le site du Fukushima Minpo.

Les cycles et motos sont interdits. Les 188 croisements ont été barricadés pour interdire l’accès aux routes secondaires. En effet, les parties montagneuses de Namié restent interdites d’accès.

En août dernier, le débit de dose moyen le long des 27 km était de 1,85 microsievert par heure et le plus élevé atteignait 5,53 microsieverts par heure, ce qui est 20 fois plus que le seuil de décontamination fixé à 0,23 microsievert/h. Le passager d’une voiture qui roulerait à 40 km/h le long de cette route prendrait 1 microsievert.

De nombreuses personnes restent déplacées 6 ans et demi après le tsunami

Alors que le 11 septembre marque les six ans et demi de la triple catastrophe, les médias japonais publient quelques données sur les personnes déplacées et le nombre de victimes. Les séisme et tsunami sont responsables de 18 440 décès et disparitions auxquels il faut ajouter 3 500 décès indirects survenus par la suite à cause des mauvaises conditions de vie ou des suicides.

Il y a encore plus de 20 000 personnes dans les logements provisoires dans les trois provinces les plus touchées : 8 142 à Iwaté, 7 148 à Miyagi et 6 210 à Fukushima. Certains propriétaires terriens où sont installés des logements préfabriqués aimerait récupérer leur terrain et s’impatientent. A l’inverse, certaines communes dévastées par le tsunami ont pris du retard dans la reconstruction sur des terrains élevés.

Les personnes qui bénéficient de logements du parc public devraient subir une forte hausse de leur loyer l’année prochaine car le gouvernement a prévu de baisser ses aides pour les bas revenus au bout de 6 années dans le logement et de les terminer au bout de 11 années. Par ailleurs, les foyers dont le logement a été détruit ont droit à 3 années à loyer modéré dans le parc public, quel que soit leur revenu. Beaucoup y sont entrés en 2013.

Par exemple, une victime du tsunami vivant à Sendaï, dont le seul revenu est une pension d’Etat, paye 5 600 yens de loyer mensuel dans le parc HLM pour un F2. Ce sera 18 200 yens au bout de 11 années. Le revenu du foyer doit être inférieur à 80 000 yens pour bénéficier d’une telle aide. Cela concernerait 3 321 foyers à Iwaté, 9 272 à Miyagi et 4 101 à Fukushima. Une pétition a été lancée pour obtenir une prolongation des aides financières car le traumatisme causé par la catastrophe continue à handicaper de nombreuses personnes.

Certaines familles, qui reçoivent un soutien de la commune, ne sont pas concernées par la fin de ces aides financières.

Selon une étude du Maïnichi, le taux de retour ou d’installation dans les zones où l’ordre d’évacuer a été levé en mars – avril dernier est de moins de 10% et près de 50% des personnes qui sont rentrées ont plus de 65 ans. La proportion de personnes âgée y est environ deux fois plus élevée qu’avant la catastrophe. Les plus jeunes ont refait leur vie ailleurs ou craignent de rentrer avec des enfants à cause des radiations.

Le quotidien a interrogé 9 communes où des ordres d’évacuer ont été levés au printemps dernier. En juillet – août, seulement 5 951 personnes dans 2 970 foyers étaient rentrées. Parmi elles, 2 929, ou 49,2%, ont plus de 65 ans. Avant la catastrophe nucléaire, un peu plus de 60 000 personnes vivaient dans ces zones et 27,4% avaient plus de 65 ans.

C’est à Kawauchi que le taux de personnes âgées de plus de 65 ans est le plus élevé, avec 71,3% et c’est à Naraha qu’il est le plus faible, avec 37%. Avant la catastrophe de Fukushima, le taux le plus élevé du pays était de 60,5% à Nanmoku, dans la province de Gunma. Désormais 3 communes de Fukushima battent ce record.

La taille moyenne des foyers dans ces zones est réduit à celle que l’on observe à Tôkyô : 2,02 personnes par foyer en 2015. C’était 3,04 avant la catastrophe.

Ces chiffres montrent que le nombre de personnes âgées isolées ou dépendantes va encore augmenter dans ces zones et cela représente un défi pour les pouvoirs publics qui font face à une pénurie d’employés. A Katsurao, seulement 5 des 94 pompiers volontaires sont rentrés.

A Futaba, commune presque entièrement classée en « zone de retour difficile », une petite partie vient y est classée de « centre de reconstruction » depuis le 15 septembre. Le but est de rouvrir en 2022, comme nous l’avons déjà rapporté. Le gouvernement compte sur le retour de 1 400 personnes d’ici 2027 et l’installation de 600 autres…

Selon un sondage rapporté par le Fukushima Minpo, plus de 70% des personnes qui habitent dans les 7 communes du district de Futaba disent craindre une récurrence de l’accident nucléaire et les déchets qui doivent être entreposés pour 30 ans sur 16 km2 autour de la centrale accidentée.

Contamination des poissons dans le port de la centrale de Fukushima daï-ichi

TEPCo a mis en ligne ses derniers résultats de mesure de la contamination des poissons marins pêchés dans le port devant la centrale et au large, à moins de 20 km.

Voici les résultats pour les poissons du port, mis en ligne sans la moindre explication :

La communication de TEPCo progresse…

Quant aux poissons pêchés au large, à moins de 20 km de la centrale accidentée, les données sont ici. La majorité des spécimens ont une contamination inférieure à la limite de détection qui varie de 3 à 4 Bq/kg. La plus forte contamination est de 10 Bq/kg.

Centrale de Kashiwazaki-Kariwa : deux réacteurs autorisés à redémarrer sous condition

L’Autorité de Régulation Nucléaire, la NRA, s’est réunie à propos des réacteurs 6 et 7 de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, située à Niigata, pour lesquels TEPCo a demandé une autorisation de redémarrage. La question est de savoir s’ils satisfont aux nouvelles règles de sûreté mises en place après la catastrophe nucléaire. Il s’agit de deux réacteurs à eau bouillante, comme à Fukushima, alors que les réacteurs autorisés à redémarrer à ce jour sont tous des réacteurs à eau sous pression.

Mais TEPCo n’est pas un exploitant nucléaire comme les autres. De graves lacunes dans sa culture de sûreté ont conduit à la catastrophe nucléaire. Elle a privilégié le profit sur la sûreté en reportant, par exemple, la construction d’une digue contre les tsunamis plus élevée. Avant même la catastrophe, la compagnie avait dû faire face avait vu tout son parc nucléaire arrêté car elle avait falsifié des rapports de sûreté pour faire des économies. Les scandales furent aussi nombreux après la catastrophe.

TEPCo compte sur ces réacteurs pour augmenter ses ressources financières. Mais elle doit démontrer qu’elle peut sécuriser la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi, ce qui nécessite des fonds… Une équation impossible à résoudre ! Pour la centrale de Niigata, TEPCo a annoncé devoir dépenser 680 milliards de yens (5,2 milliards d’euros) afin de renforcer sa sûreté.

L’instruction du dossier déposé en septembre 2013 est presque terminée et la NRA doit prendre une décision. L’instruction a été longue et complexe car les mesures mises en place par TEPCo pour faire face à un séisme de grande ampleur étaient lacunaires : elle avait négligé le risque de liquéfaction des sols. Elle s’était aussi trompée sur la résistance sismique d’un bâtiment clé pour la sûreté. La compagnie doit surtout démontrer qu’elle a la culture de sûreté suffisante pour exploiter une centrale nucléaire.

Lors d’une première réunion qui a eu lieu le 6 septembre, la NRA a entériné la dimension technique du dossier relative aux nouvelles règles de sûreté. En revanche, les commissaires n’ont pas réussi à ce mettre d’accord sur l’aptitude de TEPCo à exploiter ces réacteurs en toute sûreté. Alors que la compagnie est exsangue, elle risque de faire passer les profits avant la sûreté.

Le président de la NRA avait déclaré le 10 juillet dernier, que si « TEPCo ne veut ou ne peut pas terminer le démantèlement de Fukushima, elle n’est simplement pas qualifiée pour exploiter Kashiwazaki-Kariwa ». Et d’ajouter qu’il ne voyait pas « TEPCo prendre des initiatives ». Il avait en tête, notamment, l’eau contaminée qui s’accumule sans solution. Le nouveau directoire est aussi source d’inquiétude car il ne connait pas les enjeux auquel il doit faire face. La NRA a donc rédigé une position allant dans le même sens qu’elle a soumise à la compagnie. La réponse est arrivée le 25 d’août : TEPCo s’engage à prendre des initiatives pour les victimes de la catastrophe nucléaire et à démanteler les réacteurs accidentés. Mais le document est essentiellement une déclaration d’intention et ne présente pas grand chose de concret. Il n’aborde pas, par exemple, le problème de l’eau contaminée. Comment garantir ces engagements sur des décennies ? Pour montrer sa bonne volonté, le nouveau PDG a visité la centrale de Fukushima daï-ichi 7 fois depuis qu’il s’est fait sévèrement critiqué par la NRA.

Selon le Maïnichi, la NRA semble avoir une attitude plus conciliante depuis. Lors d’une audition du PDG qui a eu lieu le 30 août, la NRA n’a pas posé de question précise et s’en est tenue à des généralités. Selon un de ses membres, elle n’aurait pas de pouvoir légal à exiger plus de garanties sur le démantèlement avant d’autoriser le redémarrage de deux réacteurs à Kashiwazaki-Kariwa. Même le président de la NRA, qui part à la retraite le 18 septembre prochain, aurait conclu que les circonstances ne permettent pas de s’opposer à la qualification de TEPCo.

C’est lors de la deuxième réunion du 13 septembre que les commissaires de la NRA sont arrivés à une conclusion : la NRA va donner son accord à la condition que TEPCo inscrive dans ses propres règles de sûreté son engagement à mener à bout le démantèlement de Fukushima daï-ichi et de mettre la priorité sur la sûreté. Elle devra ajouter à ses règles de sûreté internes un plan détaillé des procédures mises en place pour garantir la sûreté. Une fois accepté par la NRA, ce plan fera l’objet d’inspections. Le président de la NRA a indiqué, lors de la conférence de presse, que le but est de rendre l’engagement de TEPCo contraignant.

La NRA demande aussi un véritable engagement du ministère de l’industrie à superviser la compagnie et à renforcer ces règles de sûreté. Rappelons que l’Etat japonais est actionnaire majoritaire depuis la catastrophe.

Certains observateurs se demandent si la NRA n’a pas tout fait pour obtenir un accord avant le départ à la retraite de son premier président, Shun’ichi Tanaka, qui part à la retraite après un mandat de 5 ans. Les pressions extérieures ont dû aussi être très fortes. Beaucoup doutent de la capacité de TEPCo à se réformer en profondeur afin de devenir un exploitant responsable. L’évaluation de ses engagements à se réformer est aussi difficile à mettre en œuvre car cela repose sur des critères subjectifs.

La NRA doit encore formaliser son avis et le soumettre à l’avis du public.

Notons que le gouverneur actuel est opposé à ce redémarrage. Même s’il n’a légalement pas son mot à dire, il est politiquement difficile de passer outre son avis. Et le maire de Kashiwazaki, qui lui a un pouvoir de véto, a aussi mis des conditions à son accord.

Les réacteurs 6 et 7 de Kashiwazaki-Kariwa ont été mis en service en 1996 et 1977 respectivement. Ils ont une puissance de 1 360 MWhe chacun.

Un travailleur contaminé à la centrale de Fukushima daï-ichi

Un travailleur sous-traitant qui démantelait une cuve ayant contenu de l’eau contaminée aurait eu les cavités nasales légèrement contaminée. Cela aurait entraîné une dose de 0,01 millisievert qui vient s’ajouter à l’irradiation externe. Comme il portait un masque de protection, une enquête est en cours pour comprendre comment cela a pu avoir lieu.

Par ailleurs, les dernières données sur les doses prises à la centrale accidentée sont ici en ligne. Au 31 juillet 2017, 17 141 travailleurs ont été exposés aux rayonnements ionisants depuis le 1er avril 2016, dont 15 366 sous-traitants (90%) qui prennent l’essentiel de la dose collective. En juillet 2017, la dose moyenne prise par les sous-traitants était de 0,37 mSv et celle de des employés de TEPCo, trois plus faible, avec 0,12 mSv. Extrapolé sur un an, cela donne 4,4 mSv pour les premiers et 1,44 pour les seconds sachant que la dose annuelle moyenne à ne pas dépasser est de 20 mSv pour les travailleurs. C’était plus en juin 2017…

La dose la plus élevée du mois de juillet 2017 est de 9,77 mSv et c’est un sous-traitant. C’était 12,90 mSv en juin 2017.

En dose cumulée entre le 1 avril 2016 et le 31 juillet 2017, la dose externe la plus élevée est de 52,04 mSv ce qui est plus que la dose annuelle permise qui est de 50 mSv. Ils sont 4 à avoir dépassé cette limite annuelle, tous sous-traitants. 499 autres, tous sous-traitants, ont reçu une dose externe cumulée comprise entre 20 et 50 mSv.

Le personnel reste exposé à des doses beaucoup plus élevées que ce que l’on peut observer dans une centrale en fonctionnement. Les employés de TEPCo ont pris, entre avril 2016 et juillet 2017 une dose collective cumulée de 2,71 hommes.sieverts et les sous-traitants, de 57,3 hommes.sieverts.