Trois anciens dirigeants de TEPCo devraient être mis en examen

Trois anciens dirigeants de la compagnie TEPCo pourraient être inculpés le 29 février prochain pour négligence professionnelle ayant provoqué des morts et des blessures en mars 2011. Il s’agit de Tsunéhisa Katsumata, 75 ans, ancien président de la compagnie, et deux anciens vice-présidents, Sakaé Mutô, 65 ans, et Ichirô Takékuro, 69 ans. Ces dirigeants étaient informés qu’un puissant tsunami était susceptible de frapper la centrale de Fukushima Daichi, mais ils n’auraient pas pris les mesures protection nécessaires.

En 2012, un groupe de citoyens de Fukushima a porté plainte contre de nombreux dirigeants de TEPCo et du gouvernement. Puis, il avaient focalisé leur action contre ces trois dirigeants. En septembre 2013, ils avaient été déboutés, mais un jury de citoyens leur avaient ensuite donné raison par deux fois. Ces trois dirigeants doivent donc être inculpés, mais le procès n’est pas pour tout de suite.Le jury a estimé qu’ils étaient responsables des blessures de 13 personnes suite aux explosions hydrogène et du décès de 44 patients d’hôpitaux. Les trois dirigeants devraient plaider non coupable. Ce sont les premières inculpations suite à la catastrophe nucléaire.

TEPCo doit indemniser des évacués “volontaires” selon la justice

Une famille de cinq “auto-évacués” de Kôriyama dans la province de Fukushima, ou “évacués volontaires”, a saisi la justice pour obtenir une meilleure indemnisation de TEPCo. La Cour du district de Kyôto vient de leur donner raison. TEPCo va devoir verser 30,46 millions de yens (240 000 euros) à un couple en dédommagement de la détérioration de situation économique de la famille et de la santé.

La famille a fini par s’installer à Kyôto en mai 2015. Le mari a perdu son emploi et a développé une pleurésie. Il souffre aussi d’insomnie et de dépression. Les enfants ont souffert de discrimination à l’école. La Cour a reconnu que l’accident nucléaire était à l’origine de ces maux et que la décision de partir était légitime étant donné que les risques liés à l’accident demeurent et que les informations étaient contradictoires.

TEPCo avait dû verser 2,92 millions de yens à la famille, selon les critères d’indemnisation. La structure de conciliation chargée des indemnisations avait proposé 11 millions de yens. Le couple avait demandé 180 millions de yens.

La famille est partie dans les premiers jours de l’accident. La Cour a ordonné à TEPCo de l’indemniser jusqu’en août 2012, date à partir de laquelle l’exposition aux radiations est passée sous un certain niveau et l’information est devenue plus “stable” et précise. La somme comprend les 21 millions de yens en compensation des salaires du couple durant cette période. En ce qui concerne les enfants, la Cour a estimé qu’ils avaient déjà été indemnisés par TEPCo.

C’est la première fois que TEPCo est obligée par la justice d’indemniser mieux des “auto-évacués”, à savoir des personnes qui sont parties à cause de la radioactivité sans en avoir reçu l’ordre. Environ 10 000 “auto-évacués” ont déposé une plainte. Ils sont encore 180 000 à bénéficier d’un logement gratuit, selon les autorités régionales de Fukushima. Les autres, qui se sont relogés par eux-mêmes, ne sont pas comptés.

Les personnes déplacées par la catastrophe nucléaire qui ont entamé des actions en justice se sont fédérées en coordination nationale.

Dernières données sur les cancers de la thyroïde

L’Université médicale de Fukushima a mis en ligne les dernières données sur les cancers de la thyroïde. C’est ici en japonais. Ce sera officiellement traduit ici en anglais. Comme d’habitude, Fukushima Voices en propose immédiatement une traduction partielle en anglais.

Au 31 décembre 2015, le nombre total de cas de cancers de la thyroïde confirmés par une intervention chirurgicale était désormais de 116. C’est un de plus que la dernière fois, en septembre 2015. En ce qui concerne le nombre de cancers potentiels, non encore confirmés, il y en a 14 de plus. Le total est donc de 166 cas de cancer potentiel ou confirmé, plus un 167ième cas qui s’est révélé bénin après l’intervention chirurgicale.

C’est beaucoup plus que ce qui est observé ailleurs au Japon, mais l’université médicale continue à affirmer qu’il est difficile d’imaginer que c’est dû aux radiations. Cette conclusion est contestée par des épidémiologistes, comme nous l’avons déjà signalé.

Rappelons que le Japon en est à sa deuxième campagne de dépistage par échographie. Lors de la première campagne, qui concerne environ 368 000 personnes qui avaient moins de 18 ans au moment des rejets massifs, 300 476 ont été examinées et il y a 116 cas de cancer de la thyroïde suspectés. Sur ces 116 personnes, 101 ont subi une intervention chirurgicale. Pour 100 personnes, le diagnostique a été confirmé : il y 97 cancers papillaires et 3 faiblement différentiés.

La deuxième campagne de dépistage a débuté en avril 2014 et concerne 385 000 individus. Au 31 décembre 2015, 236 595 ont été examinés, 220 088 ont reçu le résultat de l’examen et 1 819 ont dû ou doivent subir des examens complémentaires. Il y a déjà eu 157 ponctions à l’aiguille fine qui ont conduit à diagnostiquer 51 cancers potentiels. Sur ces 51 cas, il y a eu 16 interventions chirurgicales qui ont toutes confirmé un cancer papillaire.

Sur ces 51 cas suspectés ou confirmés, 25 avaient été classés A1 lors du premier dépistage (pas de kyste ou nodule détecté), 22 A2 (7 avec nodules et 15 avec kystes) et 4 B. Sur ces 4 B, 2 avaient subi une ponction à l’aiguille fine. Le résultat n’est pas donné.

Des propos de la ministre de l’environnement font scandale

Selon un journal local de Nagano, Tamayo Marukawa, la ministre de l’environnement, aurait déclaré, le 8 février dernier : “Il y a toujours ceux que l’on pourrait appeler les “anti-radiations”, qui s’inquiètent de la radioactivité, même pour les niveaux faibles”.

Elle aurait aussi critiqué le but à long terme de revenir à un niveau inférieur à 1 mSv par an, qui n’aurait aucun fondement scientifique et qui aurait été fixé par le parti au pouvoir en 2011, maintenant dans l’opposition.

Ces propos ont provoqué un tollé. La ministre n’aurait aucun souvenir de les avoir tenus et il n’y a pas d’enregistrement. Elle s’est cependant excusée de ne pas avoir été assez claire. Puis, le 12 février, elle a reconnu avoir tenu ces propos, s’est rétractée et a réaffirmé la volonté du gouvernement actuel de revenir à un niveau de 1 mSv/an, comme but à long terme. Difficile de faire autrement, car c’est le niveau recommandé au niveau international. “A long terme”, ne veut malheureusement rien dire. Il devient à très long terme…

Ce même jour, lors d’une conférence de presse, la ministre finalement déclaré “retirer la remarque afin de maintenir une relation de confiance avec les résidents de Fukushima.” Elle a une relation de confiance avec les résidents de Fukushima ? Elle a téléphoné au gouverneur pour présenter ses excuses. Ce doit être le gouverneur et son entourage, les “résidents de Fukushima”.

Fukushima, cinq ans après : quel impact sanitaire ?

A un mois du cinquième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, l’ACRO publie en ligne un premier rapport sur son impact sanitaire :

Fukushima, cinq ans après : quel impact sanitaire ?

D’autres rapports vont suivre d’ici le 11 mars 2016.

Résumé

L’évacuation forcée autour de la centrale nucléaire de Fukushima daï-ichi a provoqué beaucoup de souffrances. Cinq plus tard, environ 100 000 personnes sont toujours comptabilisées comme personnes déplacées à cause de l’accident nucléaire. Les personnes non-évacuées et vivant en territoire contaminé ont aussi vu leur vie bouleversée.

L’évacuation d’urgence, les conditions d’accueil difficiles, sans structure de soin appropriée et l’absence de solution acceptable à moyen et long terme conduisent à une dégradation de la santé des personnes les plus fragiles. Les suicides sont plus fréquents que dans les provinces voisines touchées par le tsunami. Le nombre total de décès liés aux conséquences de la catastrophe nucléaire dépasse déjà le nombre de victimes directes du tsunami à Fukushima.

Le suivi des conséquences sanitaires des rejets radioactifs a conduit à mettre en évidence une augmentation notable du nombre de cancers de la thyroïde chez les jeunes qui est reconnue par tous. En revanche, il y a débat sur l’origine de la hausse constatée : effet du dépistage, comme le prétendent les autorités ou à la radioactivité, comme le montre une étude scientifique ?

Enfin, les personnes les plus exposées sont les travailleurs du nucléaire qui dépassent les 45 000 à la centrale de Fukushima daï-ichi et quelques 26 000 sur les chantiers de décontamination où les doses sont moindres. A la centrale, on déplore déjà plusieurs décès dus à des accidents de chantier. Le port de combinaisons et de masques intégraux rend les conditions de travail et de communication plus difficiles.

Il a fallu plusieurs scandales et un renforcement des contrôles pour que la protection des travailleurs s’améliore. Un travailleur à la centrale accidentée a vu sa leucémie reconnue comme maladie professionnelle.

Une catastrophe nucléaire de grande ampleur est d’abord une catastrophe humanitaire. A Fukushima, elle ne fait que commencer et il est hasardeux de vouloir tirer un bilan définitif. Mais, en moins de 5 ans, l’impact est déjà significatif.

La décontamination de l’esprit

Une organisation japonaise intitulée “la déclaration de la sûreté à Fukushima” (福島安全宣言) ou quelque chose comme cela a lancé une campagne concernant la “décontamination des esprits” (心の除染) pour convaincre que la radioactivité est sûre.

Dans une vidéo prise dans la zone des vingt kilomètres, encore évacuée, une personne fait des relevés de débit de dose et affirme à chaque fois que c’est sûr car bien en dessous de 100 mSv. Mais la vidéo évite les zones les plus contaminées et confond les microsieverts et les microsieverts/heure. Quand les autorités japonaises affirment qu’il n’y a pas de risque en dessous de 100 mSv, c’est sur la vie entière. Comparer cette valeur à des microsieverts par heure ou des millisieverts par an n’a pas de sens.

Il y a aussi des vidéos de conférences pseudo-scientifiques pour affirmer que les radiations à Fukushima sont sûres. L’audience semble très réduite.

Ce groupe appelle à la levée des ordres d’évacuation et au retour des habitants, ainsi qu’au redémarrage des réacteurs nucléaires déclarés sûrs.

Une autre initiative du même genre, déjà présentée par le Blog de Fukushima, a consisté à faire ramasser les détritus le long de la route nationale 6 qui passe en zone interdite par des enfants. Cette fois-ci, c’était une organisation intitulée “Happy Road Net” qui était organisatrice (voir l’affiche du projet).

Rappelons qu’il est reconnu au niveau international qu’il n’y a pas de limite innocuité pour les radiations et que chaque dose a un impact qui lui est proportionnel. Dans un tel contexte, il est recommandé que l’exposition aux radiations soit justifié par un bénéfice. Quel était le bénéfice pour ces enfants ?

Il y a fort à parier que la décontamination des esprits ne soit pas plus efficace que la décontamination des territoires contaminés…

Le nombre de suicides liés à la catastrophe nucléaire augmente

Alors que l’évacuation se prolonge et que l’avenir est toujours aussi incertain, le nombre de suicides liés à la catastrophe nucléaire augmente à Fukushima, alors que les suicides liés au tsunami et séismes sont en baisse à Iwaté et Miyagi.

Selon l’Asahi, entre janvier et la fin novembre 2015, il y a déjà eu 19 suicides officiellement liés à la catastrophe nucléaire à Fukushima. C’était 15 l’année précédente. Sur la même période, il y a eu un suicide lié à la catastrophe à Miyagi et deux à Iwaté. En 2011, il y avait plus de suicides à Iwaté et Miyagi qu’à Fukushima.

En 2013, il y a eu une forte hausse des suicides à Fukushima, comme nous l’avions mentionné, ainsi qu’une augmentation des appels vers une structure d’accueil téléphonique de prévention.

Suicides@Fukushima2015

Evolution du nombre de suicides liés à la catastrophe d’après les données officielles. 2011 commence en juin et 2015 n’est pas complète : elle s’arrête en novembre. (Source : Asahi Shimbun)

 

 

 

Toujours à la fin novembre 2015, il y avait 24 000 personnes dans des logements temporaires à Iwaté, 55 000 à Miyagi et 103 000 à Fukushima. Même en proportion, il y a beaucoup plus de suicides liés à la catastrophe à Fukushima qu’à Miyagi et Iwaté.

Depuis le 11 mars 2011, il y a un total de 154 suicides reliés à la triple catastrophe. Plus de la moitié concerne des habitants de Fukushima.

Les autorités ont cherché à en savoir plus sur 80 cas de suicides identifiés comme liés à la catastrophe à Fukushima en interrogeant la famille. La principale cause était des problèmes de santé, pour 42 cas. Venait ensuite la situation économique et le mode de vie pour 16 cas. Enfin, 14 cas étaient reliés à des problèmes familiaux. Parfois, il y avait plus d’une cause.

Les études montrent que le niveau de stress est plus élevé à Fukushima, comme nous l’avions mentionné, et qu’il ne baisse pas.

Accord entre TEPCo et la famille d’un éleveur qui s’est suicidé

Shigekiyo Kanno avait une quarantaine de vaches laitières à Sôma, à une cinquantaine de kilomètres de la centrale de Fukushima daï-ichi. La vente de lait a été suspendue suite à l’accident nucléaire et il a dû se séparer de presque tout son troupeau. Il craignait de ne pas pouvoir rembourser ses emprunts. Il s’est suicidé dans une grange en juin 2011 pendant que sa femme et ses enfants étaient retournés aux Philippines. Les messages qu’il a laissé étaient sans équivoque : “Si seulement il n’y avait pas eu de centrale nucléaire” ou “je n’ai plus la force de travailler”.

Sa femme a porté plainte contre TEPCo en mai 2013 pour obtenir une indemnisation. Les deux parties sont arrivées à un accord. On ne connait pas le montant de l’indemnisation. La veuve avait demandé 128 millions de yens (presqu’un million d’euros). En revanche, selon son avocat, la compagnie a refusé de présenter des excuses officielles.

La veuve a dit qu’elle n’était pas satisfaite par l’accord mais a signé car la vie est dure depuis qu’elle a perdu son mari. Elle veut aussi vivre en paix avec ses enfants.

Nouveaux cas de cancer de la thyroïde à Fukushima

Selon les derniers résultats de la surveillance officielle mis en ligne, 11 nouveaux cas de cancer de la thyroïde ont été confirmés à Fukushima. Le nombre total de cancers confirmés est donc de 115 maintenant, sur 380 000 personnes de moins de 18 au moment des rejets d’iode radioactif. Ces 11 nouveaux cas sont tous des cancers papillaires de la thyroïde.

Rappelons qu’il y a deux campagnes de dépistage. Lors de la première campagne, 300 476 enfants ont subi une échographie de la thyroïde et 114 ont été diagnostiqués avec un cancer potentiel de la thyroïde. Lors de la deuxième campagne, au 30 septembre 2015, 182 547 enfants ont été auscultés et ont reçu leur résultats. Parmi eux, 1 483 ont eu un deuxième examen et 124 une cytoponction à l’aiguille fine. Il y a 39 autres cas potentiels de cancer de la thyroïde identifiés lors de cette deuxième campagne. Cela fait donc un total de 153, dont toujours un seul cas qui s’est révélé bénin après chirurgie.

Sur les 115 cas confirmés, il y en a maintenant 100 découverts lors de la première campagne (97 cancers papillaires et 3 difficilement différenciables) et 15 lors de la deuxième, tous des cancers papillaires. Les 37 autres cas sont en attente d’intervention chirurgicale.

En ce qui concerne la deuxième campagne, deux garçons avaient déjà été diagnostiqués avec un ou des nodules de taille importante lors de la première campagne. Mais 19 cas avaient été considérés comme sains lors de la première campagne.

Les précédents résultats sont ici sur notre site. Les statistiques officielles sont ici en japonais. La traduction officielle en anglais est annoncée pour bientôt. Comme d’habitude, le site Fukushima Voices a rapidement mis en ligne une traduction non officielle en anglais.

Les autorités continuent à affirmer que ce n’est pas lié aux retombées radioactives, sans plus de précision. Cette conclusion est remise en cause, même dans des publications scientifiques avec comité de lecture.

La réponse de l’université médicale de Fukushima à l’étude sur l’augmentation de cancers de la thyroïde

L’université médicale de Fukushima a officiellement réagi à l’étude épidémiologique qui montre que l’augmentation constatée du nombre de cancers de la thyroïde – reconnue par tous – ne peut pas être expliquée par le dépistage systématique, ou effet “râteau”. Voir l’étude et la conférence de presse du principal auteur.

Rappelons que cette université est en charge du dépistage et du suivi. C’est aussi elle qui a opéré la plupart des enfants atteints d’un cancer de la thyroïde. Mais elle a toujours affirmé que l’augmentation constatée du nombre de cancers n’était pas liée à la catastrophe nucléaire, sans apporter d’autre explication solide. L’étude épidémiologique, quant à elle, se base sur les données officielles pour montrer que l’effet “râteau” lié au dépistage systématique ne peut pas expliquer l’augmentation constatée. Elle conclut qu’il n’y a pas d’autre explication que l’exposition aux retombées radioactives.

L’université médicale de Fukushima a finalement réagi par un communiqué en japonais et elle renvoie au commentaire qui va paraître dans le même journal scientifique que l’étude épidémiologique. Scott Davis, épidémiologiste américain, y explique le contexte sur une dizaine de pages sans rien apporter de nouveau. Il rappelle les conclusions de l’OMS et de l’UNSCEAR qui sont basées sur la modélisation et non l’observation. Sa seule critique est que l’on ne connaît pas la dose reçue par chaque enfant et que l’on ne peut donc rien conclure quant au lien entre la radioactivité et l’apparition du cancer de la thyroïde. Cela signifie-t-il qu’il est d’accord avec le reste de l’étude ? Il ne le dit pas.

En revanche, il explique que la catastrophe nucléaire est due à un tsunami “inimaginable”, que lors de la phase d’urgence, il y a plus urgent que de se préoccuper des effets à longs terme comme les cancers de la thyroïde, qu’avec la triple catastrophe, les autorités ont été dépassées… Tout cela n’a rien à voir avec les conclusions de l’étude épidémiologique et c’est même parfois erroné. Rappelons que la catastrophe nucléaire a été qualifiée de catastrophe d’origine humaine par la commission d’enquête parlementaire, que TEPCo savait que son mur anti-tsunami n’était pas suffisamment élevé… De tels arguments laissent penser qu’il croit au lien avec la catastrophe nucléaire et qu’il cherche à excuser les responsables.