71ième versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 71ième versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 28,1 milliards de yens (208 millions d’euros au cours actuel). Cet argent est prêté sans intérêt.

TEPCo a déjà reçu un total de 7 710,5 milliards de yens (57,1 milliards d’euros au cours actuel) auquel il faut ajouter le présent versement et cela ne suffira pas.

Arrêt définitif de deux réacteurs de la centrale d’Ôï au Japon

Les médias japonais l’avaient déjà annoncé et c’est maintenant officiel : Kansaï Electric va arrêter définitivement les réacteurs 1 et 2 de sa centrale d’Ôï située dans la province de Fukui pour des raisons économiques. Ils ont été mis en service en mars et décembre 1979 respectivement et le renforcement de la sûreté aurait coûté trop cher à l’exploitant. Avec chacun une puissance de 1 175 MWe, ce sont les réacteurs les plus puissants mis à l’arrêt définitif.

Ces deux réacteurs utilisent de la glace pour le refroidissement en fonctionnement normal ou pour réduire la pression en cas d’urgence. Il y en a 1 250 tonnes par réacteur, situées dans l’enceinte de confinement, qui est plus petite. Il est très compliqué de vérifier si ce système satisfait aux nouvelles normes de sûreté. Par ailleurs, KEPCo ne s’attend pas à une augmentation de la demande en électricité alors que le marché est ouvert depuis 2016.

En ce qui concerne les réacteurs 3 et 4 d’Ôï, ils ont obtenu l’autorisation de redémarrer, mais leur remise en service a été reportée suite au scandale de Kôbé Steel. Ces deux réacteurs sont aussi affectés par un autre scandale de falsification chez Mitsubishi des rapports de contrôle. Ce sont des produits avec du caoutchouc qui sont en cause et la centrale de Takahama est aussi affectée.

Kansaï Electric exploitait 11 réacteurs dans la province de Fukui avant la catastrophe à la centrale de Fukushima, qui produisaient 40% de son électricité. En avril 2015, elle a déjà arrêté définitivement les réacteurs 1 et 2 de Mihama. Cela lui fait donc 4 tranches en moins, soit le tiers de son parc.

Dans la province, qui est très dépendante du nucléaire pour ses finances et son économie, certains s’inquiètent pour l’avenir alors que d’autres se réjouissent car ils craignent l’accident grave comme à Fukushima, avec, sous les vents dominants, non pas la Pacifique, mais une des zones les plus peuplées du Japon.

Sur tout le Japon, si l’on fait un bilan :

  • Il y avait 54 réacteurs de production d’électricité au Japon en 2010.
  • 4 ont été détruits à Fukushima daï-ichi et deux autres arrêtés définitivement.
  • En comptant ces deux réacteurs d’Ôï, 8 réacteurs ont ou seront mis à l’arrêt définitif.
  • Cela fait donc 14 réacteurs en moins par rapport à 2010. Il restera donc officiellement 40 réacteurs en « service », dont Fukushima daï-ni qui ne redémarrera jamais, comme d’autres.
  • A l’inverse, seulement 5 réacteurs ont été remis en service depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima dont un vient d’être arrêté par la justice.

Les 8 réacteurs arrêtés définitivement sont : Tsuruga 1 (Fukui), Genkaï 1 (Saga), Shimané 1, Ikata 1 (Ehimé), Mihama 1 et 2 (Fukui) et maintenant Ôï 1 et 2 (Fukui).

Des déchets radioactifs à perte de vue

Le vaste chantier de décontamination à Fukushima engendre une énorme quantité de déchets radioactifs. Les autorités en attendent 22 millions de mètres cubes après incinération des déchets organiques (voir le dernier bilan officiel). D’ici 2021, 15,2 millions de mètres cubes devraient être entreposés “provisoirement” sur un site de 16 km2 qui entoure la centrale accidentée, sur les communes d’Ôkuma et Futaba. En attendant, ces déchets s’entassent un peu partout, parfois à perte de vue.

Nous avons publié, il y a un peu plus d’un an, un reportage sur toute la chaîne de gestion de ces déchets, avec des photos et des vidéos. Greenpeace Japon vient de mettre en ligne des images de ces déchets vus du ciel :

Greenpeace Allemagne aussi si vous préférez l’Allemand :

Une note en anglais de Greenpeace fait aussi le point sur les déchets radioactifs.

La décontamination, presque terminée officiellement, sauf dans les zones dites de “retour difficile”, ne concerne que les zones habitées qui deviennent des oasis au milieu des montagnes et des forêts qui couvrent 75% du territoire de la province de Fukushima. La décontamination de petites zones dans les territoires les plus contaminés est prévue pour ne pas rayer de la carte deux communes, même si les habitants ne rentreront pas. L’obstination de la reconquête, jusqu’à l’absurde.

La Haute Cour de Hiroshima ordonne l’arrêt de la centrale d’Ikata à cause du risque volcanique

La Haute Cour de Hiroshima vient d’ordonner l’arrêt du réacteur n°3 de la centrale d’Ikata, situé dans la province d’Ehimé, sur l’île de Shikoku. Ce réacteur avait été remis en service il y a un peu plus d’un an et est actuellement en arrêt programmé pour maintenance depuis le mois d’octobre. Il devra donc rester à l’arrêt jusqu’au 30 septembre 2018 alors que l’exploitant comptait sur une relance vers le 20 janvier prochain.

La Japon passe de 5 à 4 réacteurs nucléaires en activité alors qu’il y avait 54 réacteurs de production d’électricité avant la catastrophe de Fukushima. 12 ont déjà été détruits ou arrêtés définitivement. Deux autres devraient être mis à l’arrêt définitif prochainement.

En mars 2017, puis en juillet dernier, deux tribunaux avaient rejeté la demande des plaignants d’arrêter définitivement la centrale d’Ikata. Cette fois-ci, le juge, saisi par quatre citoyens japonais, a estimé que le risque que cette centrale soit touchée par des nuées ardentes en provenance du mont Aso, un volcan actif sur l’île de Kyûshû situé à 130 km, n’était pas négligeable. Ce volcan a déjà eu quatre éruptions massives ces 300 000 dernières années et la dernière a eu lieu il y a 90 000 ans. Et la cour d’ajouter que l’exploitant, Shikoku Electric, a sous-estimé la quantité de scories et cendres volcaniques qui pourraient retomber sur la centrale. Il conclut que l’avis de l’Autorité de Régulation Nucléaire (NRA) autorisant le redémarrage était “irrationnel” et que la vie des plaignants était menacée par les tombées radioactives potentielles en cas d’accident grave.

L’exploitant estime, quant à lui, avoir correctement évalué ces risques et va, bien-entendu, faire appel de cette décision. Ses propres calculs montraient que les nuées ardentes pouvaient atteindre sa centrale, mais il pense pouvoir y faire face. Le réacteur n°1 de la centrale d’Ikata est arrêté définitivement et le n°2 n’a pas été remis en service depuis la catastrophe de Fukushima.

Le nouveau référentiel de sûreté mis en place après la catastrophe nucléaire de Fukushima s’est focalisé sur les séismes et tsunamis, mais le risque volcanique reste mal évalué et peu pris en compte. Cette décision de justice, si elle n’est pas annulée en appel, aura un impact sur le programme nucléaire du Japon car d’autres réacteurs sont situés à proximité de volcans actifs. La NRA exige des exploitants qu’ils évaluent le risque liés aux volcans situés à moins de 160 km de la centrale nucléaire. Si des nuées ardentes ou de la lave peuvent atteindre la centrale, elle ne peut pas être exploitée.

111 volcans ont eu une éruption lors des 10 000 dernières années au Japon.

Comme on peut le voir sur la carte ci-dessus, reproduite du Maïnichi, les centrales de Sendaï et de Genkaï, sur l’île de Kyûshû, sont aussi à une distance de 160 km du mont Aso. Il y a même 5 volcans à proximité de la centrale de Sendaï, mais Kyûshû Electric, l’exploitant, assure surveiller de près leur activité et être en capacité de prédire leur éruption. Et la NRA estime qu’il y a peu de chances que la centrale de Sendaï soit affectée par des retombées volcaniques alors qu’elle est en activité. Elle exige aussi que les réacteurs soient arrêtés et le combustible éloigné en cas de risque d’éruption majeure. Cependant, les spécialistes estiment, quant à eux, qu’il est impossible de prévoir l’ampleur de l’éruption.

La centrale de Tomari, sur l’île de Hokkaïdô et celle de Shimané, sur l’île principale, sont aussi situées à moins de 160 km d’un volcan. Mais la NRA n’a jamais jugé que le risque volcanique justifiait l’arrêt d’une centrale.

Il y a un an, Japan Nuclear Fuel, n’a pas trouvé mieux que de proposer de déménager le combustible nucléaire neuf et usé de ses trois installations nucléaires situées à Rokkashô dans la province d’Aomori, en cas de risque d’éruption. Il y a deux volcans à proximité et les nuées ardentes du Towada ont atteint les environs de l’emplacement de l’usine de retraitement par le passé. Mais, selon le Maïnichi, la compagnie n’indique pas où elle va mettre ces matières nucléaires car elle n’a pas d’autre site ! Les trois installations sont, l’usine dite de retraitement qui n’a jamais démarré et accuse déjà 24 ans de retard, l’usine de fabrication de combustible MOX et un centre d’entreposage où s’entassent 3 000 tonnes de combustibles usés, de l’uranium en poudre et des déchets vitrifiés.

Leucémie d’origine professionnelle à Fukushima daï-ichi

Le ministère du travail vient de reconnaître que la leucémie d’un employé de TEPCo à la centrale de Fukushima daï-ichi est d’origine professionnelle. Il aura donc droit à la prise en charge des soins et une indemnisation.

Âgé d’une quarantaine d’années, il a travaillé à la centrale d’avril 1994 jusqu’à ce qu’il déclare sa maladie en février 2016. Il est encore sous traitements. Il aurait passé 9 mois à la centrale accidentée, jusqu’en décembre 2011. La dose cumulée qu’il a reçue est de 99,3 mSv, dont 96 mSv après l’accident nucléaire.

C’est la quatrième personne qui a travaillé à la centrale accidentée à voir son cancer reconnu comme d’origine professionnelle. Il y a deux autres leucémies (premier et deuxième cas) et un cancer de la thyroïde. Le premier travailleur a porté plainte.

Selon les autorités, 16 personnes ont demandé la reconnaissance de l’origine professionnelle de leur maladie depuis le début de l’accident (c’était 15 au début de l’année). Cela a été refusé à 5 d’entre elles et 2 autres se sont rétractées. Le ministère du travail et des affaires sociales est encore en train d’étudier les dossiers des 5 dernières personnes.

La réglementation japonaise, établie en 1976, à une époque où la limite de dose pour le public était de 5 mSv/an, reconnaît à un travailleur du nucléaire, qui aurait été exposé à une dose supérieure à 5 mSv en un an et qui développerait une leucémie plus d’un an après avoir été engagé pour des travaux sous rayonnements ionisants, le droit à la prise en charge des soins et une indemnisation.

Selon TEPCo, 10 553 personnes ont reçu plus de 5 mSv lors de la première année de l’accident.

Les dernières données relatives aux doses prises à la centrale de Fukushima daï-ichi sont ici en anglais.

La faille sismique sous la centrale de Tomari est peut-être active

Les réacteurs de la centrale nucléaire de Tomari ont été arrêté en 2011 et 2012, dans l’année qui a suivi la catastrophe de Fukushima, comme la plupart des autres centrales japonaises. Certains étaient déjà à l’arrêt. Hokkaïdô Electric, l’exploitant, a déposé en 2013 une demande d’autorisation de redémarrage des trois réacteurs. Dans son dossier, elle admet qu’il y a plusieurs failles sismiques qui passent sous la centrale, mais qu’elles ne passent pas dans les cendres volcaniques âgées de 200 000 ans. Selon les nouvelles règles de sûreté, une faille est jugée active si elle a bougé il y a moins de 130 000 ans environ. L’exploitant conclut donc que les failles qui passent sous Tomari ne sont pas actives.

L’Autorité de Régulation Nucléaire, la NRA, avait initialement accepté ce constat basé sur des forages qui remontent à la construction des réacteurs 1 et 2. Mais, elle a demandé des forages supplémentaires pour confirmer cette conclusion. Ce que Hokkaïdô Electric a fait, en 6 endroits. Et elle n’a pas trouvé de cendres volcaniques dans ces nouveaux forages. Selon l’Asahi, la NRA vient donc d’ordonner des recherches supplémentaires pour garantir que ces failles ne sont pas actives. Dans le cas contraire, la centrale devra être arrêtée définitivement ou sa tenue aux séismes renforcée, en fonction des résultats. Une des failles passe juste en dessous des réacteurs 1 et 2. Si elle est active, c’est la fin de leur exploitation.

Bien évidemment, Hokkaïdô Electric continue d’affirmer que ces failles ne sont pas actives. Mais la NRA n’en est pas convaincue. La compagnie devrait fournir de nouveaux résultats en janvier prochain. En attendant, les perspectives de redémarrage s’éloignent.

24ième report de la date de mise en service de l’usine dite de retraitement de Rokkashô-mura

Japan Nuclear Fuel Ltd vient d’annoncer le 23ième report de la date de mise en service de l’usine dite de retraitement de Rokkashô dans la province d’Aomori. Avec ce nouveau report de 3 ans, on arrive à un retard cumulé de 24 ans par rapport à la première date de mise en service, qui était décembre 1997.

L’excuse avancée cette fois-ci est le renforcement de la sûreté après la découverte de problèmes graves. Des rapports de sûreté étaient falsifiés. Cette usine est supposée séparer le plutonium pour le recycler dans le parc nucléaire actuellement à l’arrêt, à l’exception d’une poignée de réacteurs. Et le surgénérateur Monju, qui devait aussi consommer du plutonium, a aussi été arrêté définitivement.

Avec une augmentation de l’ordre de 3 000 milliards de yens (23 milliards d’euros), le coût de cette usine a quadruplé.

Réduction des contrôles sur le riz de Fukushima en vue

Tout le riz produit dans la province de Fukushima est contrôlé pour vérifier que la contamination en césium radioactif est bien inférieure à la limite de 100 Bq/kg. Mais le contrôle systématique du riz aurait déjà coûté 6 milliards de yens (45 millions d’euros) à la province de Fukushima qui souhaite réduire les coûts. De plus, aucun sac contrôlé n’a dépassé la limite depuis 2015.

Les autorités régionales envisagent donc de passer à un contrôle par sondage dans 47 des 59 communes de la province et maintenir le contrôle systématique dans les 12 communes les plus contaminées. Mais elles n’ont pas encore décidé quand le changement aurait lieu. La décision sera prise en février 2018.

A noter que l’Union Européenne a allégé ses exigences de contrôle de la radioactivité sur les aliments importés du Japon, malgré l’opposition du parlement européen. Depuis le 1er décembre, il n’est plus nécessaire d’avoir un certificat de contrôle pour le riz cultivé à Fukushima et des produits de la pêche. Voir le nouveau règlement d’exécution, où il est écrit :

“S’agissant des denrées alimentaires et des aliments pour animaux originaires de la préfecture de Fukushima, compte tenu des données sur la présence de radioactivité fournies par les autorités japonaises pour 2014, 2015 et 2016, il est approprié de lever l’exigence relative à l’échantillonnage et à l’analyse avant l’exportation vers l’Union pour le riz et les produits qui en sont dérivés. En ce qui concerne les autres denrées alimentaires et aliments pour animaux originaires de cette préfecture, il est approprié de maintenir l’exigence relative à l’échantillonnage et à l’analyse avant l’exportation vers l’Union.”

En 2010, la province de Fukushima a exporté 153 tonnes d’aliments, ce qui est peu, et c’est passé à 2 tonnes en 2012. L’agriculture japonaise est trop chère et éloignée pour avoir un débouché conséquent en Europe. Cette décision est plus destinée au marché intérieur afin de convaincre les Japonais de consommer des produits de Fukushima.

Monju : le plan de démantèlement soumis à l’autorité de régulation nucléaire

La Japan Atomic Energy Agency (JAEA) a soumis à l’Agence de Régulation Nucléaire (NRA) son plan de démantèlement du surgénérateur Monju, arrêté définitivement il y a un an environ. Elle prévoit 30 ans de travaux et un coût de 150 milliards de yens (plus d’un milliard d’euros) auxquels il faut ajouter 225 milliards de yens (moins de 2 milliards d’euros) de maintenance et de renforcement de la tenue aux séismes.

Si ce plan est aussi réaliste que celui dédié à l’exploitation du réacteur, le Japon n’en a pas fini avec ce prototype qui n’a produit de l’énergie que 44 jours depuis sa mise en service en 1994. Rappelons que la JAEA n’avait pas prévu qu’elle aurait à retirer le sodium un jour, alors qu’il s’enflamme spontanément à l’air et qu’il explose dans l’eau.

Pour les réacteurs conventionnels, le retrait du combustible précède la demande de démantèlement. Mais pour Monju, le retrait des 370 assemblages de combustible représente un défi : chaque barre retirée doit être remplacée par une barre de géométrie identique qu’il faut encore fabriquer. D’autres assemblages sont aussi sur le site. Ce qui fait un total de 530.

Quant aux déchets radioactifs générés, il n’y a aucune solution de proposée. La JAEA estime qu’il y en aura 26 700 tonnes.

La JAEA devrait de reporter une nouvelle fois le redémarrage de l’autre surgénérateur expérimental, Joyo, beaucoup plus petit. Elle espérait 2022 pour exploitation bridée à 100 MW, au lieu de 140, afin d’avoir un plan d’évacuation réduit en cas d’accident. Cela avait provoqué l’ire de la NRA, comme nous l’avions rapporté.

Analyse des images prises dans l’enceinte de confinement des réacteurs n°2 et 3

TEPCo a effectué un traitement et une analyse des images prises par des robots dans les enceintes de confinement des réacteurs n°2 et n°3 de sa centrale accidentée de Fukusima daï-ichi.

Pour le réacteur n°3, les premières images avaient conduit à réviser le scénario de fusion du cœur. L’analyse mise en ligne récemment (en japonais uniquement) confirme la présence de combustibles fondus et de débris provenant de la cuve au fond de l’enceinte de confinement.

Sur cette photo mise en ligne par TEPCo, la compagnie pense qu’il s’agit d’un tube pour guider les barres de contrôle : Il devrait être dans la cuve et il jonche maintenant le fond de l’enceinte de confinement. Des câbles qui fondent à plus de 1 000°C sont aussi fortement endommagés. C’est fort probablement dû au combustible fondu et aux débris qui sont tombés de la cuve percée. Voir les explications en anglais.

TEPCo a aussi publié une image prise dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2 avec des explications en anglais :

On y voit le trou sous la cuve et un objet qui est tombé. La compagnie devrait y envoyer un nouveau robot en janvier 2018.