Copeaux de bois radioactifs stockés illégalement dans 6 provinces

Quelques 5 300 tonnes de copeaux de bois radioactif auraient été stockés illégalement dans 6 provinces japonaises : Shiga, Tochigi, Ibaraki, Chiba, Yamanashi et Kagoshima.

L’affaire a débuté avec la découverte que 310 m3 environ de copeaux de bois radioactifs ont été rejetés dans une rivière de Takashima dans la province de Shiga, dans l’Ouest du Japon. La justice a été saisie. Selon l’avocat d’une association qui a eu accès au dossier, deux compagnies de Tôkyô et de Gunma auraient transporté les déchets radioactifs entre décembre 2012 et septembre 2013 vers 6 provinces. 3 437 tonnes auraient emportées dans la province de Tochigi, 1 214 tonnes dans celle de Yamanashi, 344 tonnes dans celle de Kagoshima, 280 tonnes dans celle de Chiba Prefecture et 10 tonnes dans celle d’Ibaraki, selon le Maïnichi.

Vers la nationalisation du retraitement au Japon

La compagnie japonaise Japan Nuclear Fuel Limited est une compagnie privée financée par les producteurs d’électricité. C’est elle qui a en charge le “retraitement” des combustibles usés, sachant que l’usine construite à Rokkashô dans la province d’Aomori est un échec vu qu’elle n’a jamais démarré. Le gouvernement japonais, vient d’annoncer qu’il avait validé un projet de loi sur l’augmentation de sa participation dans la compagnie. L’Etat va en prendre le contrôle.

Il s’agit, de facto, d’une nationalisation par un gouvernement libéral. Cela prouve qu’il n’y a aucun avenir économique à la filière, mais que le gouvernement s’y accroche pour maintenir le mythe du recyclage. Ce n’est pas ainsi qu’il pourra résoudre les contradictions auxquelles il fait face.

Banalisation d’une partie des déchets radioactifs dus à la catastrophe

La gestion des énormes volumes de déchets radioactifs dus à la catastrophe nucléaire tourne au cauchemar pour les autorités car personne ne veut de site de stockage. Alors, une des solutions envisagées actuellement est la dispersion d’une partie de ces déchets.

Comme cela avait été envisagé en décembre dernier, une partie des déchets va être déclassée suite à la baisse naturelle de leur contamination. Rappelons que la règle fixée en août 2011 stipulait qu’en dessous d’une contamination de 8 000 Bq/kg, ils pouvaient être gérés comme des déchets ordinaires. Les autres auront besoin d’une filière spéciale avec des sites dédiés. Les nouvelles règles introduisaient un autre seuil à 100 000 Bq/kg. Il est important de noter que ce seuil de libération de 8 000 Bq/kg est beaucoup plus élevé que ce qu’il y a dans la réglementation européenne où c’est 100 Bq/kg pour chacun des césiums, soit un total de 200 Bq/kg pour les deux.

Mais la réglementation de 2011 ne prévoyait pas de déclassement de ces déchets liés à la décroissance radioactive. Le ministre de l’environnement est venu expliquer aux élus d’Ibaraki son projet de déclasser les déchets dont la contamination est passée sous le seuil de 8 000 Bq/kg afin qu’ils soient traités comme des déchets ordinaires. La province a actuellement 3 653 tonnes de déchets radioactifs répartis sur 14 communes. Selon le ministre, 70% seraient passés sous le seuil. Dans 10 ans, il ne restera que 0,6 tonnes au dessus de la limite de 8 000 Bq/kg. En attendant, ces déchets vont rester dans les 14 communes, comme envisagé récemment.

Notons qu’en décembre dernier, selon les documents officiels en japonais, le ministère hésitait entre 3 000 et 8 000 Bq/kg. Il a donc choisi la valeur la plus haute… Il envisage aussi un soutien financier pour les communes qui acceptent ces déchets déclassés. Il va aussi les aider à lutter contre les “rumeurs néfastes”. Encore elles !

Le Japon a accumulé quelques 170 000 tonnes de déchets radioactifs dus à l’accident nucléaire avec une concentration en césium radioactif supérieur à 8 000 Bq/kg. Ces déchets sont répartis dans 12 provinces :

  • Fukushima : 142 139 tonnes
  • Tochigi : 13 533 tonnes
  • Chiba : 3 690 tonnes
  • Ibaraki : 3 533 tonnes
  • Miyagi : 3 406 tonnes
  • Gunma : 1 187 tonnes
  • Niigata : 1 018 tonnes
  • Tôkyô : 982 tonnes
  • Shizuoka : 8,6 tonnes
  • Kanagawa : 2,9 tonnes
  • Yamagata : 2,7 tonnes

Environ 15% de ces déchets seraient passés sous la limite de 8 000 Bq/kg.

Redémarrage du réacteur n°3 de Takahama

Kansaï Electric (KEPCo) a redémarré le réacteur n°3 de 870 MWe de sa centrale de Takahama dans la province de Fukui le 29 janvier vers 17h. Il est devenu critique le 30 vers 6h. Il devrait commencer à transmettre de l’électricité au réseau à partir du 1er février vers 14h. Cela faisait 3 ans et 11 mois qu’il était à l’arrêt.

Il y avait une trentaine de militants anti-nucléaire devant la centrale pour protester. La commune de Takahama, dont les finances dépendent fortement du nucléaire, est contente. C’est environ 50% de ses revenus. La centrale emploie aussi 30% des hommes de la commune.

24 des 157 assemblages de combustible sont du MOx fabriqué par Areva. Il contient du plutonium issu du retraitement. Le Japon n’a commencé à utiliser ce combustible qu’en 2009. Le taux de recyclage est donc quasi-nul.

Une fois de encore, ce sont les plans d’urgence en cas d’accident qui inquiètent le plus les riverains. C’est le cas, en particulier, des gouverneurs des provinces voisines de Kyôto et de Shiga ont critiqué ce redémarrage. Cette centrale, située sur la Mer du Japon, est entourée de 180 000 habitants dans un rayon de 30 km. Il est prévu que les personnes partent se réfugier dans les provinces de Kyôto, Hyôgo ou Tokushima, mais la plupart des communes de repli n’ont pas de plan d’accueil. Seulement 7 sur 56 en ont un, selon l’Asahi. Et l’évacuation des personnes vulnérables, qui ne pourront pas partir d’elles-mêmes, n’est pas prête.

Rappelons que les plans d’urgence constituent la dernière barrière de protection dans le cadre de la défense en profondeur. Il est donc choquant d’autoriser le redémarrage d’un réacteur sans un plan d’urgence complet, testé et évalué.

Le maire d’Ôsaka, quant à lui, a critiqué l’absence de solution pour les déchets radioactifs, que ce soit à moyen et long terme. La ville détient 9% des parts de la compagnie. Les piscines de combustible usé devraient être pleines dans 8 ans à Takahama et KEPCo n’a pas de solution en vue. La compagnie veut ouvrir un centre d’entreposage en dehors de la province de Fukui pour y laisser les combustible refroidir pendant des décennies. Elle espère qu’un centre d’enfouissement sera disponible ensuite. Le choix du site d’entreposage devrait être fait en 2020… dans une province accessible par la mer. Les gouverneurs de Kyôto et d’Ôsaka y sont fermement opposés. Ceux de Mié et de Hyôgo n’envisagent pas une telle possibilité pour le moment. Reste Wakayama, selon le Japan Times. La commune de Gobô avait fait part de son intérêt en 2009, mais il ne s’est rien passé depuis. Il n’est pas sûr que la commune voisine de Mihama, qui dépend fortement du tourisme, accepte.

Rappelons donc que sur 54 réacteurs nucléaires de production d’électricité avant la catastrophe de Fukushima, 11 ont été détruits ou arrêtés définitivement. En revanche, seulement 3 ont pu redémarrer. Deux autres devraient suivre cette année. Tous les autres ne satisfont toujours pas aux nouvelles exigences de sûreté. Cela donne une idée de l’état du parc en 2010 et de l’irresponsabilité des exploitants qui n’avaient pas fait le maximum pour garantir la sûreté de leurs installations. Cela ne les empêche pas de répéter à chaque fois que la sûreté est leur priorité n°1 !

Ce n’est la l’autorité de régulation nucléaire (ARN) qui est trop sévère. Au contraire, suite à une visite récente, une équipe de l’AIEA, présidée par Philippe Jamet, de l’Autorité de sûreté nucléaire française, avait conclu, selon Libération, que l’ARN « doit renforcer ses compétences techniques et son attractivité afin de recruter du personnel qualifié, car de gros défis l’attendent dans les années à venir ». L’AIEA a également plaidé pour que « la législation soit amendée afin de permettre à l’ARN d’effectuer des inspections plus efficaces des installations nucléaires ». Le cadre régissant ces contrôles « est trop complexe et rigide », et ne donne « pas assez de liberté aux inspecteurs pour réagir immédiatement ».

KEPCo va commencer à charger le réacteur n°4 de la centrale de Takahama à partir du 31 janvier. Quant au réacteur n°3 de la centrale d’Ikata dans la province d’Ehimé, qui vu son dossier de sûreté validé par l’Autorité de régulation nucléaire, il ne devrait pas redémarrer avant avril 2016, sans que la compagnie ne donne de date précise.

La demande en électricité dans la zone couverte par KEPCo a baissé de 10% depuis la catastrophe de Fukushima. Elle devrait baisser beaucoup plus avec l’ouverture complète du marché de l’électricité à partir du 1er avril prochain.

Voir le communiqué laconique de KEPCo en anglais.

Nouveaux plans pour les déchets radioactifs

Le gouvernement est à la peine avec les déchets radioactifs issus de la catastrophe nucléaire. Partout, les populations s’opposent aux projets de stockage. Dans la province d’Ibaraki, plutôt qu’un centre qui rassemble tous les déchets, les autorités régionales préfèreraient qu’ils restent dispersés sur 14 communes. Le ministère de l’environnement devrait donner son accord après avoir rencontré les maires en février prochain et proposer la même solution à Chiba et Gunma. En revanche, il n’abandonne pas complètement l’idée de rassembler ces déchets sur un site unique dans l’avenir.

La province d’Ibaraki a 3 500 tonnes de déchets radioactifs ayant une contamination en césium supérieure à 8 000 Bq/kg qui sont, pour l’essentiel, sur les sites des incinérateurs de déchets ou de station d’épuration.

A Miyagi et Tochigi, il y a beaucoup de déchets agricoles, comme de la paille de riz. 60% de ces déchets sont chez des particuliers. Le ministère considère qu’un centre les regroupant est nécessaire, même si la recherche de site est bloquée.

Le dernier bilan du ministère sur la décontamination et les déchets est ici en anglais.

Toujours à Ibaraki, le maire de Tôkaï a donné son accord à l’ouverture d’un site de stockage de déchets faiblement radioactifs issus du démantèlement d’un réacteur nucléaire. Il y en aurait 12 000 tonnes qui seront enfouies sur le site de la centrale. Le maire ne veut pas de retard dans les travaux de démantèlement et sait qu’il ne sera pas possible de trouver un site ailleurs. Le projet doit encore recevoir l’accord de l’autorité de régulation nucléaire et un accord formel des autorités locales.

Enfin, en ce qui concerne les déchets nucléaires les plus radioactifs, le ministère de l’industrie a lancé un groupe de travail pour étudier l’intérêt de les enfouir dans des formations géologiques sous-marines à moins de 20 km des côtes. Officiellement ce serait plus sûr, mais c’est surtout pour échapper à l’opposition des riverains…

Le Japon va renvoyer 330 kg de plutonium aux Etats-Unis

En mars prochain, le Japon devrait réexpédier plus de 330 kilogrammes de plutonium de qualité militaire vers les États-Unis, conformément à un accord bilatéral passé en 2014. Il reste discret sur la date de départ et la route prévue, pour des raisons de sécurité. Les Etats-Unis ont exigé ce renvoi pour des raisons de prolifération dans la région.

Le plutonium est, pour le moment, à Ibaraki. En juin 2014, une erreur dans l’inventaire de plutonium transmis à l’AIEA a été découverte.

Qui va payer la facture de la catastrophe nucléaire ?

Le coût des indemnisations, de la décontamination et de la gestion des déchets radioactifs devrait s’élever à 11 000 milliards de yens (85 milliards d’euros). Qui va payer ? Quelle part incombe à TEPCo et quelle part sera prise en charge pas les contribuables ?

Pour les indemnisations, c’est TEPCo qui paye, mais le gouvernement lui avance l’argent. Il y a déjà eu 47 versements pour un total de 5 879,7 milliards de yens (presque 45 milliards d’euros) et cela ne suffira pas. Quand TEPCo remboursera ? Personne ne sait. Comme il s’agit d’un prêt sans intérêt, les contribuables y seront de leur poche. Même à moins de 1% par an, cela fait une belle somme.

Le Maïnichi a essayé d’avoir une réponse précise pour ce qui concerne la décontamination, en vain. La réponse dépend des ministères ou agences, en fonction de l’interprétation des textes trop vagues. Les règles ont été établies en novembre 2013 par la coalition au pouvoir. Certains voulaient une loi instituant une prise en charge gouvernementale, mais face à l’opposition du public, il a finalement été décidé que “la gestion des opérations après que les plans actuels de décontamination aient été mis en œuvre sera considérée comme étant des travaux publics”. Le gouvernement a entériné cette décision en décembre 2013 et deux ans plus tard, on ne sait pas ce qu’inclut la “gestion des opérations”. Est-ce la décontamination non prise en compte dans les plans actuels ou d’autres travaux ? Cela dépend des élus : certains pensent que la décontamination est du ressort du financement public et d’autres qu’elle doit être à la charge de TEPCo, par principe. Il y a, par exemple, les travaux de décontamination des zones dites de “retour difficile” qui ne sont pas dans les plans actuels. Qui paiera ?

Le flou arrange TEPCo, bien-entendu. Dans un autre article, le Maïnichi explique que la compagnie refuse de payer tous les chantiers de décontamination qui ont été planifiés après décembre 2013. C’est le cas, en particulier, pour les zones de “retour difficile”. Des travaux de décontamination ont commencé durant l’été 2015 à Ôkuma. Il y en a pour 20 milliards de yens (153 millions d’euros). Pour le moment, c’est le ministère de l’environnement qui paye et comme le ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie (METI) soutient TEPCo, il se peut que ce soit le contribuable qui paye in fine. Cela aurait dû être clarifié avant de lancer les travaux.

Les chantiers tests programmés avant décembre 2013 dans les zones de “retour difficile” ont bien été payés par TEPCo, mais pas la décontamination des routes, programmée après. D’autres communes ayant des zones de “retour difficile” réclament aussi une décontamination. Les coûts pourraient donc être beaucoup plus élevés.

Le gouvernement a décidé d’un budget de 32 000 milliards de yens (244 milliards d’euros) sur 10 ans pour des projets de réhabilitation qui n’inclut pas la décontamination. S’il devait payer cette dernière, la note augmentera.

Le ministère de l’environnement a déjà réclamé un total de 381 milliards de yens (3 milliards d’euros) à 12 occasions et à TEPCo a payé 350,5 milliards de yens (2,7 milliards d’euros).

Par ailleurs, le ministère de l’environnement a décidé de ne pas décontaminer les forêts. Pour le moment, cela n’a été fait que sur 20 m autour des zones résidentielles et dans les zones récréatives. La pollution radioactive reste en surface et serait peu transportée. Enlever cette couche superficielle ferait plus de mal que de bien aux forêts. Le coût serait démentiel, car les forêts couvrent près de 70% de la surface de la province de Fukushima.

Faute de centre de stockage, le gouvernement veut “recycler” le sol contaminé

Les autorités ne savent pas quoi faire des déchets engendrés par la catastrophe nucléaire. Les riverains des sites sélectionnés pour accueillir un centre de stockage y sont opposés. La dernière idée des autorités : recycler ces sols ! Cela sonne bien, mais il s’agit, en fait, de l’utiliser pour construire des routes ou des digues après avoir testé une technologie les décontaminant. Un modèle devrait être testé après avril 2016.

Il y a plus de détails en japonais sur le site du Ministère de l’environnement.

Les autorités n’ont pas encore fixé le seuil d’exemption en dessous duquel le sol pourra être utilisé : 3 000 ou 8 000 Bq/kg. Ce sera plus que les recommandations internationales de 100 Bq/kg pour chaque césium.

Comment peut-on avoir prétendu qu’il faut isoler ces déchets dans des sites sûrs, avec toutes les garanties nécessaires, pour ensuite raconter qu’on va les mettre n’importe où sans aucune problème ? Il est peut probable que les futurs riverains soient d’accord, ni même les entreprises de BTP.

Après un nouveau traitement, il restera des déchets plus concentrés en césium. Où vont-ils être stockés ?

Cette annonce a plus pour but de faire croire aux riverains des futurs centres de stockage qu’il ne s’agit que d’une solution temporaire et que ces déchets seront repris. C’est la même histoire qui est racontée avec ce qui sort des centrales : c’est prétendument “recyclable”.

Face aux déchets qui s’accumulent sans solution, le gouvernement veut changer les règles

La catastrophe nucléaire a engendré de vastes quantités de déchets radioactifs auxquels il faut ajouter des volumes encore plus grands de déchets issus des chantiers de décontaminations. Nous avions récemment rapporté qu’il y a déjà plus de 9 millions de sacs répartis sur 114 700 sites provisoires à Fukushima.

La règle fixée en août 2011 stipulait que les déchets ayant une contamination en césium inférieure à 8 000 Bq/kg pouvaient être gérés comme des déchets ordinaires. Les autres auront besoin d’une filière spéciale avec des sites dédiés. Les nouvelles règles introduisaient un autre seuil à 100 000 Bq/kg. Il est important de noter que ce seuil de libération de 8 000 Bq/kg est beaucoup plus élevé que ce qu’il y a dans la réglementation européenne où c’est 100 Bq/kg pour chacun des césiums, soit un total de 200 Bq/kg pour les deux.

Mais la réglementation de 2011 ne prévoyait pas de déclassement de ces déchets liés à la décroissance radioactive. Comme le césium-134 a une demi-vie de 2 ans, il n’en reste plus qu’un quart après quatre ans. A l’époque, les autorités pensaient que le transfert vers des centres de stockage dédiés seraient rapide. Mais c’était sans compter sur l’opposition des populations riveraines.

Alors qu’il y a actuellement 166 328 tonnes de déchets radioactifs accumulés dans douze provinces (dont 138 000 tonnes à Fukushima), sans solution de stockage pour le moment, le ministère de l’environnement envisage d’en déclasser une partie car la contamination serait descendue sous le seuil de 8 000 Bq/kg, selon le Yomiuri. Selon les estimations datées de juin dernier, 3 172 tonnes pourraient être déclassées, soit plus de 10% du stock des provinces de Miyagi, Ibaraki, Tochigi, Gunma et Chiba. Pas sûr que les riverains des installations de gestion des déchets ordinaires acceptent…

Vidéo sur la gestion des déchets radioactifs à la centrale de Fukushima daï-ichi

TEPCo a mis en ligne, en japonais uniquement, une vidéo montrant le tri des déchets engendrés par la catastrophe nucléaire sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi. Les images sont assez impressionnantes. Le tri est fait en fonction du débit de dose au contact : il y a d’abord les déchets avec moins de 0,1 mSv/h, puis ceux avec moins de 1 mSv/h, puis 10 mSv/h et pour finir 30 mSv/h. La dernière catégorie concerne les déchets ayant plus de 30 mSv/h.

Les volumes semblent gigantesques, même si aucune information à ce propos n’est donnée dans la vidéo.