Selon le Fukushima Minpo, un parc mémorial va être créé en bord de mer, sur les communes de Namié et Futaba. D’une surface de 50 ha, il sera dédié à la mémoire des victimes de la triple catastrophe (séisme, tsunami et accident nucléaire). Un musée de forme cylindrique sera aussi construit au sommet d’une élévation. L’inauguration pourrait avoir lieu cet automne.
Tribune d’un rapporteur spécial de l’ONU : la gestion des déchets radioactifs est aussi une décision relative aux droits humains
L’agence de presse Kyodo a publié une tribune, reprise par le Maïnichi, de Baskut Tuncak, rapporteur spécial de l’ONU depuis 2014 sur les implications pour les droits humains de la gestion et de l’élimination écologiquement correcte des substances et déchets dangereux. La voici en français :
Dans quelques semaines, le gouvernement japonais aura l’occasion de montrer au monde entier à quel point il attache de l’importance à la protection des droits humains et de l’environnement et au respect de ses obligations internationales.
Au lendemain de la catastrophe nucléaire de Fukushima daï-ichi, moi-même et d’autres rapporteurs spéciaux de l’ONU avons constamment exprimé nos préoccupations quant aux approches adoptées par le gouvernement japonais. Nous avons craint que le relèvement des “limites acceptables” d’exposition aux radiations pour inciter à la réinstallation ne viole les obligations du gouvernement en matière de droits humains envers les enfants.
Nous nous sommes inquiétés de l’exploitation possible des migrants et des pauvres pour les travaux de décontamination radioactive. Notre préoccupation la plus récente est la façon dont le gouvernement a utilisé la crise COVID-19 pour accélérer considérablement son calendrier de décision concernant le déversement dans l’océan des eaux radioactives qui s’accumulent à Fukushima daï-ichi.
En mettant de côté les devoirs de consultation et de protection qui incombent au Japon en vertu du droit international, je suis attristé de penser qu’un pays qui a subi les horreurs d’être le seul sur lequel non pas une mais deux bombes nucléaires ont été larguées pendant la guerre, continuerait sur cette voie pour faire face aux conséquences radioactives de la catastrophe de Fukushima daï-ichi.
Le rejet des eaux usées toxiques collectées à la centrale nucléaire de Fukushima serait, sans aucun doute, un coup terrible porté aux moyens de subsistance des pêcheurs locaux. Indépendamment des risques sanitaires et environnementaux, l’atteinte à la réputation serait irréparable, une cicatrice invisible et permanente sur les produits de mer locaux. Aucune somme d’argent ne peut remplacer la perte de culture et de dignité qui accompagne ce mode de vie traditionnel pour ces communautés.
Les communautés de Fukushima, si dévastées par les événements tragiques du 11 mars 2011, ont exprimé ces dernières semaines leurs préoccupations et leur opposition au rejet de l’eau contaminée dans leur environnement. C’est leur droit à un environnement qui leur permette de vivre dans la dignité, de profiter de leur culture et de ne pas être délibérément exposées à une contamination radioactive supplémentaire. Ces droits doivent être pleinement respectés et ne doivent pas être ignorés par le gouvernement de Tôkyô.
Le déversement de déchets nucléaires dans l’océan pourrait nuire aux relations internationales du Japon. Les pays voisins sont déjà préoccupés par le rejet d’importants volumes de tritium radioactif et d’autres contaminants dans les eaux usées.
Le Japon a le devoir, en vertu du droit international, de prévenir les dommages environnementaux transfrontaliers. Plus précisément, en vertu de la Convention de Londres, le Japon a l’obligation de prendre des précautions en ce qui concerne le déversement de déchets dans l’océan. Compte tenu de l’incertitude scientifique quant aux effets sur la santé et l’environnement de l’exposition à des rayonnements de faible intensité, le rejet de ces eaux usées serait totalement incompatible avec l’esprit, sinon la lettre, de cette loi.
Les peuples autochtones ont un droit internationalement reconnu au consentement libre, préalable et éclairé. Cela inclut l’élimination des déchets dans leurs eaux et les actions susceptibles de contaminer leur alimentation. Quelle que soit l’importance de la contamination de leur eau et de leur nourriture, le gouvernement japonais a l’obligation incontestable de consulter les peuples indigènes potentiellement affectés, obligation qu’il n’a pas remplie.
Le gouvernement japonais n’a pas, et ne peut pas, s’assurer de consultations significatives comme l’exige le droit international des droits de l’homme pendant la pandémie actuelle. Rien ne justifie un calendrier aussi dramatiquement accéléré pour la prise de décision pendant la crise de la covid-19. Le Japon dispose de l’espace physique nécessaire pour stocker les eaux usées pendant de nombreuses années.
Depuis six ans, je présente un rapport annuel au Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Qu’il s’agisse des droits de l’enfant ou des droits des travailleurs, dans presque toutes les discussions aux Nations unies, la situation de Fukushima daï-ichi est soulevée par des observateurs inquiets, afin que le monde entier puisse l’entendre. Les organisations intervenantes ont demandé année après année au gouvernement japonais de leur adresser une invitation à se rendre sur place afin que je puisse faire des recommandations pour améliorer la situation. Je regrette que mon mandat arrive à son terme sans cette possibilité, malgré mes demandes répétées de visite et d’évaluation de la situation.
La catastrophe de 2011 ne peut être annulée. Toutefois, le Japon a encore la possibilité de minimiser les dégâts. À mon avis, il existe de graves risques pour les moyens de subsistance des pêcheurs au Japon et pour sa réputation internationale. Une fois de plus, j’invite le gouvernement japonais à réfléchir à deux fois à son héritage : en tant que véritable champion des droits de l’homme et de l’environnement, ou pas.
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Le Japon devrait fermer une centaine de vieilles centrales à charbon d’ici 2030
Le gouvernement japonais veut fermer une centaine de vieilles centrales à charbon d’ici 2030. Il y a actuellement 140 centrales à charbon fournissant de l’électricité, dont 114 anciennes et peu efficientes. La plupart ont été mises en service avant les années 1990. Le gouvernement veut ainsi réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
A la place, le gouvernement veut promouvoir les énergies renouvelables et le nucléaire… La réduction de la consommation n’est pas évoquée dans les médias. Pour le nucléaire, c’est plus facile à dire qu’à faire. Il n’y a eu que 9 remises en service depuis l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima daï-ichi, sur 54 réacteurs avant la catastrophe. Et il n’y a eu aucune remise en service en 2019 et en 2020.
Le nucléaire fournit 3% de l’électricité japonaise et le gouvernement veut atteindre 20 à 22% d’ici 2030 ! C’est peu réaliste. Pour les renouvelables, elles fournissent actuellement 16 à 17% de l’électricité et le gouvernement veut arriver à 22 – 24% en 2030. Le Japon va continuer à utiliser du charbon et construire de nouvelles centrales ayant un meilleur rendement. Et il continue à en construire dans d’autres pays. Le charbon devrait encore fournir 26% de l’électricité en 2030 contre 32% en 2018. La baisse est donc faible.
Evidemment, produire de l’électricité avec de vieilles centrales coûte moins cher. Le gouvernement va mettre en place un groupe de travail pour trouver le meilleur moyen d’inciter les compagnies à renoncer à ces centrales polluantes. Il pourrait mettre des quotas. A noter que les émissions de CO2 des nouvelles centrales sont seulement de 30% inférieures.
De nombreuses ONG demandent l’arrêt de l’utilisation du charbon comme source d’énergie, aussi bien au niveau domestique qu’à l’export, car il est très polluant. Dans un éditorial, l’Asahi et le Maïnichi vont dans le même sens. L’Asahi souligne, notamment, que le Japon est le seul pays du G7 à construire des centrales à charbon dans des pays moins développés et à soutenir financièrement ces projets. Le Ministère de l’environnement pousserait à sortir du charbon car les énergies renouvelables deviennent plus compétitives et le Ministère de l’économie pousserait à continuer à exporter des centrales à charbon. Les banques japonaises financent aussi la construction de ces centrales. Le lobby du charbon reste très puissant au Japon.
Démantèlement du restaurant “sushis atomiques” de Tomioka
Le restaurant “sushis atomiques” de Tomioka symbolisait l’emprise du nucléaire sur la région. La ville a été entièrement évacuée lors de la catastrophe nucléaire et peu de personnes sont revenues depuis (voir le bilan pour les 9 ans de la catastrophe). Le restaurant, abandonné, a été démoli. C’est plus simple que pour une centrale nucléaire…
Selon l’Asahi, le nom du restaurant proviendrait d’une chaîne basé à Nagoya. Le propriétaire a continué à payer le loyer dans l’espoir que la présence du bâtiment du restaurant contribuerait à entretenir les souvenirs de la catastrophe. Une fois l’ordre d’évacuation levé en avril 2017 pour la plus grande partie de Tomioka, il s’est alors accroché au restaurant, avec l’idée que sa vue rappellerait aux habitants de retour la façon dont les choses étaient avant et pendant la catastrophe. Mais il y a un an, alors que la reconstruction de Tomioka avançait, il a finalement décidé de le démolir.
Le propriétaire, qui s’est réinstallé à Iwaki, déclare au Asahi : “Je voulais dire aux gens qu’une fois qu’un accident se produit, l’endroit devient invivable. Je me sens un peu seul, mais je crois que le restaurant a rempli son rôle”. Il avait cru au “mythe de la sûreté nucléaire” propagé par le gouvernement central et les exploitants.
Rejet de l’eau contaminée en mer : 17 communes de Fukushima s’y opposent
La gestion de l’eau contaminée est l’un des principaux casse-têtes de TEPCo et des autorités japonaises. Voir notre bilan récent effectué à l’occasion du neuvième anniversaire de la catastrophe nucléaire et le portail dédié de TEPCo. Après un traitement partiel, cette est entreposée dans des cuves, sans que cela puisse être pérenne. La place devrait commencer à manquer à partir de l’été 2022. L’option qui a la faveur du gouvernement est le rejet dans l’océan. Selon l’Autorité de régulation nucléaire, l’instruction et la préparation du rejet pourrait prendre deux ans. Il est donc temps de décider.
Officiellement, il ne reste plus que du tritium (hydrogène radioactif) après un traitement qui a consisté à retirer 62 radioéléments, mais en fait, TEPCo doit reprendre 72% du stock dont les concentrations résiduelles dépassent les autorisations de rejet en mer. Ce rejet pourrait s’étaler sur une trentaine d’années. Une consultation a lieu jusqu’au 15 juillet 2020.
Selon le Fukushima Minpo, qui a mené l’enquête, 17 conseils municipaux de Fukushima sur 59 ont déjà voté une résolution critiquant la politique gouvernementale. Elles s’opposent au rejet et demandent une implication plus forte pour rétablir la réputation de la province. Namié, par exemple, s’oppose au rejet en mer, alors que Nishigo et Miharu s’opposent aussi au rejet atmosphérique. Beaucoup demandent que cette eau reste dans des cuves.
Minami-Sôma et Daté sont en train de mener des consultations et n’ont pas encore pris position. 11 autres communes devrait délibérer prochainement. Ainsi, 30 communes en tout, devraient prendre position sur ce sujet.
Les 17 communes qui ont déjà délibéré sont Aizuwakamatsu, Iwaki, Kitakata, Sôma, Nihonmatsu, Koori, Kawamata, Minamiaizu, Aizubange, Yugawa, Kaneyama, Nishigo, Ishikawa, Miharu, Namie, Shinchi et Iitaté.
Les 11 communes qui prévoient de prendre position sont Kôriyama, Ôtama, Kagamiishi, Nishiaizu, Shôwa, Nakajima, Samégawa, Tamakawa, Hirata, Furudono, Ono.
Cent-unième versement financier pour TEPCo
TEPCo annonce avoir reçu le 101ème versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 33,1 milliards de yens (275 millions d’euros au cours actuel). Rappelons que cet argent est prêté sans intérêt.
En prenant en compte ce versement et les 188,9 milliards de yens venant de l’Act on Contract for Indemnification of Nuclear Damage Compensation, TEPCo annonce avoir reçu un total de 9 564,4 milliards de yens (80 milliards d’euros au cours actuel), en incluant le présent versement et cela ne suffira pas.
CODIRPA : vers une reconnaissance du risque de contamination de l’eau potable en cas d’accident nucléaire grave
En juillet 2019, l’ACRO alertait sur la contamination en tritium de l’eau du robinet de plus de 6 millions de d’habitants de la métropole, dont environ 4 millions rien qu’en Ile de France. En cas d’accident grave sur une des centrales nucléaires sur la Seine, la Vienne ou la Loire, il n’y aura pas que le tritium rejeté et ce sont des millions de personnes qui risquent d’être privées d’eau potable. L’ACRO demandait que la pollution radioactive soit prise en compte dans les plans « ORSEC eau potable » qui doivent être établis pour le 31 décembre 2020 au plus tard et qu’ils fassent l’objet d’une consultation du public.
En début d’année 2020, l’ACRO a publié une étude montrant qu’en Ukraine, l’eau potable de 8 millions d’habitants est toujours polluée par les retombées radioactives de la catastrophe en Tchernobyl, qui a eu lieu en 1986. En cas d’accident en France, les conséquences risquent d’être tout aussi durables. Il est donc important de s’y préparer.
Dans un courrier daté du 18 juin 2020 adressé au président de l’Autorité de sûreté nucléaire, le Premier ministre donne un nouveau cadre au comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation d’urgence radiologique (Codirpa) mis en place en juin 2005. Durant la période 2020-2024, le Codirpa devra notamment prendre en compte « un rejet de substances radioactives dans les milieux aquatiques, qu’ils soient marins, lacustres ou fluviaux ». C’est une belle victoire pour l’ACRO !
En revanche, rien ne semble avoir avancé du côté des plans « Orsec eau potable » alors que l’échéance approche !
Le courrier du premier ministre demande aussi une révision du plan national de réponse à une accident radiologique ou nucléaire majeur. Espérons que la société civile sera associée et consultée cette fois-ci, conformément aux recommandations internationales qui sont ignorées par les autorités qui ne retiennent que ce qui les arrange.
La Suède étend les zones de préparation à l’urgence nucléaire
Suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection suédoise a fini par revoir ses plans d’urgence. En 2017, elle a publié des recommandations qui viennent d’être adoptée par le gouvernement et seront appliquées au 1er juillet 2020. Il était temps, alors que l’on s’approche du 10ème anniversaire de la catastrophe nucléaire japonaise.
Il y a d’abord une zone réflexe d’un rayon de 5 km environ dans laquelle il y aura évacuation prioritaire. Dans la zone d’urgence d’un rayon de 25 km, il faut aussi se préparer à évacuer. De l’iode sera distribué à toute la population dans ce rayon. La population sera aussi informée des risques et des mesures de protection. La Suède a aussi introduit une zone élargie d’un rayon de 100 km où des mesures de protection pourraient être appliquée en cas d’accident grave. Une mise à l’abri et la distribution d’iode après l’accident doivent y être possibles. Le déplacement des populations dépendra des retombées radioactives.
Le communiqué dit que la Suède va respecter les exigences internationales qui prennent en compte le retour d’expérience de la catastrophe de Fukushima. Mais il lui faut encore mettre en place ces mesures (stock d’iode, instruments de mesure, plans d’urgence…).
Il est à noter que le rapport définissant les zones de préparation à l’urgence nucléaire est accompagné d’annexes présentant les installations nucléaires, les scénarios d’accident et des calculs de dispersion de la pollution radioactive. En France, les plans d’urgence et les distances retenues ne sont pas justifiés et expliqués.
KEPCo va porter plainte contre ses cadres dirigeants impliqués dans un scandale de corruption
La compagnie Kansaï Electric, ou KEPCo, a porté plainte contre 5 de ses anciens dirigeants, en réaction à l’investigation interne qui a fait suite au scandale de corruption. Selon le résultat de cette enquête, la corruption aurait entraîné 1,27 milliards de yens (11 millions d’euros) de dommages à la compagnie. Mais les dommages réclamés sont de 1,94 milliards de yens.
Parmi les dommages estimés par la commission d’enquête, composée d’anciens magistrats externes à la compagnie, il y a, notamment, pour plus de 360 millions de yens en relation à des ordres de construction inappropriés, 879 millions yens liés à la perte de l’accès à des commandes publiques depuis que le scandale a éclaté et 284 millions de yens en publicité “pour retrouver la confiance”.
KEPCo a puni 93 employés qui ont accepté des cadeaux de la part d’Eiji Moriyama, ancien maire adjoint de Takahama, dans la province de Fukui, qui est décédé. Le total de ses “cadeaux” atteint 360 millions de yens (3 millions d’euros). En échange, KEPCo a passé des marchés avec des compagnies liées à ce monsieur. L’argent provenait des compagnies qui bénéficiaient ainsi des commandes de KEPCo…
La plainte vise Makoto Yagi, ancien président (chairman) de Kansai Electric, Shigeki Iwané, ancien président, Hideki Toyomatsu, ancien vice-président exécutif, Ryohei Shirai, ancien directeur et Shosuke Mori, ancien conseiller. La compagnie leur reproche leur incapacité à exercer pleinement leur contrôle.
La plainte est déposée quelques jours avant l’assemblée générale des actionnaires, programmée le 25 juin 2020, qui s’annonce houleuse. En effet, KEPCo savait mais n’a rien fait pour mettre fin au scandale. Quand le service des impôts a découvert l’affaire, la compagnie a tardé à la rendre publique. Et elle a commencé par minimiser son ampleur, comme si ces “cadeaux” étaient normaux.
Avant leur démission, la seule défense des cadres corrompus avait été de dire qu’il avaient peur de l’ancien maire adjoint, connu pour ses colères. C’est un peu léger pour une des principales compagnies du pays, qui exploite des centrales nucléaires en plus !
TEPCo a couvert la piscine de combustibles du réacteur n°1 pour la protéger des chutes de débris
TEPCo a publié des photos et une vidéo de ses opérations en vue de protéger la piscine du réacteur n°1 de la chute de débris lors du démantèlement du bâtiment réacteur. La compagnie va ensuite retirer la charpente métallique au dessus de la piscine et construire un nouveau bâtiment réacteur, à l’instar de ce qui a été fait pour les réacteurs n°3 et 4.
La couverture consiste en des sacs gonflables qui couvrent la piscine qui doivent protéger les combustibles dont le retrait n’est pas prévu avant 2027 – 2028.
