TEPCo a refait un transport de combustibles de la piscine du réacteur n°4 vers la piscine commune. Elle a retiré, en tout, 66 (3×22) assemblages sur 1 533.
Archives mensuelles : décembre 2013
Nombreuses familles encore séparées après l’évacuation
L’Asahi a étudié les logements des personnes forcées à évacuer originaires de 7 communes de Fukushima et a trouvé que de nombreuses familles sont encore disloquées, plus de 1 000 jours le déclenchement de la catastrophe nucléaire. Les grandes familles avec plusieurs générations sous un même toit n’ont souvent pas trouvé à se reloger ensemble. La recherche d’un nouvel emploi a aussi forcé certaines à se séparer.
Le quotidien a compté 1,3 logement temporaire pour un logement avant la catastrophe. A Iitaté, c’est même 1,6.
Essais sur de la culture de riz en zone évacuée
A Nagadoro, une des zones les plus contaminées d’Iitaté, des rizières ont été décontaminées en retirant la couche superficielle et cultivées au printemps. Après la moisson d’octobre dernier, 3 kg de ce riz ont été analysés et la contamination en césium était inférieure à 10 Bq/kg, ce qui est moins que la limite fixée à 100 Bq/kg. L’agriculture dans les zones évacuées est interdite et le riz produit ne sera pas vendu, mais cette expérience sera renouvelée l’année prochaine.
Par ailleurs, 540 kg de riz de Fukushima vont être servis à la cantine d’un ministère à Tôkyô pendant neuf jours. Ils ne prennent pas beaucoup de risques…
Failles sous Mihama : études complémentaires
Meilleur suivi des doses sur les chantiers de décontamination
Le ministère du travail va mieux contrôler les doses prises par les personnes engagées dans les travaux de décontamination et introduire un carnet de doses, comme pour les travailleurs du nucléaire. Voir le communiqué de presse et son annexe avec plus de détails. Il était temps. Espérons que le système sera appliqué et effectif.
Points chauds extrêmes
TEPCo a découvert un point chaud avec un débit de dose de 25 Sv/h (par d’erreur, c’est bien des sieverts par heure), dose qui est létale en 20 minutes, près d’un tuyau reliant le bâtiment réacteur à la cheminée de rejet des réacteurs 1 et 2 qui fait 120 m de haut. Voir des photos et plans en japonais. Il s’agit d’un calcul à partir de mesures prises à distance. Un autre point chaud aurait 15 Sv/h.
TEPCo a mis en ligne des photos prises par un robot dans le réacteur n°1 (en japonais et en anglais).
TEPCo a mis en ligne des photos de robots décontamineurs pour le réacteur n°2.
Peu de personnes veulent rentrer à Futaba et Ôkuma
Selon une étude de l’Agence de reconstruction, presque 70% des personnes évacuées à Futaba et Ôkuma, qui sont les communes les plus proches de la centrale, ne veulent pas rentrer chez elles. Il y a 2 760 foyers à Ôkuma et 1 730 à Futaba. Plus précisément, à Ôkuma, 67% des familles ont abandonné l’idée de rentrer, 9% veulent rentrer et 20% sont indécises. A Futaba, c’est respectivement 65, 10 et 17%.
Pour 70% de celles qui ne veulent pas rentrer, c’est la crainte des radiations qui conduit à cette décision. 65% disent aussi que les délais sont trop longs.
Rejets en mer et nouveau record de pollution
Allison Macfarlane, à la tête de la NRC, l’autorité de sûreté nucléaire américaine, en visite au Japon, a déclaré que l’eau partiellement décontaminée par ALPS, mais contenant toujours beaucoup de tritium, devrait être rejetée en mer, après avoir été diluée, car il n’y a pas d’autre solution.
L’eau du puits de contrôle 1-16, situé à 40 m du rivage, avait battu un record de contamination (cf 3 décembre). La contamination bêta total continue d’augmenter : il y a maintenant 1,3 million de becquerels par litre. TEPCo affirme que c’est une conséquence de la fuite d’avril 2011. Elle disait déjà cela avant d’avouer que les fuites en mer continuent. Et de présenter ce résultat comme un succès… sans expliquer pourquoi.
Celle du puits E1, situé près de la cuve qui a fui cet été, repart à la hausse.
Loi sur le secret votée
La chambre haute du parlement a, à son tour, voté la loi sur le secret. Un grand recul pour la démocratie. Pour rassurer les opposants, qui craignent l’arbitraire dans le classement des documents, le premier ministre a promis la mise en place d’une agence qui supervisera le secret, mais dont les contours sont très flous. Et comme elle sera uniquement constituée de hauts-fonctionnaires, elle ne sera pas indépendante.
La précipitation avec laquelle la coalition au pouvoir a imposé cette loi, sans prendre le temps d’écouter l’opposition, la population, la presse… a beaucoup choqué. Même des prix Nobel en sciences comme Toshihide Maskawa et Hideki Shirakawa, peu connus pour leur implication politique, on pris position contre cette loi liberticide qui permettra au gouvernement de classer ce qui l’arrange. Le monde du cinéma aussi. Des associations de juristes, journalistes, d’écrivains… ont manifesté leur opposition.
Le secrétaire général du principal parti au pouvoir, le parti libéral démocrate, a traité les manifestations d’actes de terrorisme.
Un triste jour pour le Japon.
Centrale de Mihama : études complémentaires demandées
La NRA a demandé à Kansaï Electric (KEPCo) de démontrer qu’une faille active passant à proximité de la centrale de Mihama (Fukui) ne peut pas affecter d’autres failles passant sous la centrale. La faille en question passe à 1 km à l’Est de la centrale et pourrait faire bouger 9 autres failles connues sous la centrale, dont 6 sous les réacteurs, selon certains sismologues.
KEPCo prétend que ces 9 failles n’ont pas bougé durant ces 120 000 dernières années et ne peuvent donc pas être considérées comme actives et que, bien-sûr, elles ne peuvent pas être affectées par d’autres failles. Cela n’a pas suffit à convaincre à la NRA qui a demandé des études complémentaires.