Ordre d’évacuation entièrement levé à Kawauchi

Quand l’ordre d’évacuer a été levé à Kawauchi, le 1er octobre 2014, une zone n’était pas concernée, à savoir deux districts, Ogi et Kaïnosaka, avec 52 habitants enregistrés dans 19 foyers. Voir la carte officielle des zones évacuées au 1er octobre 2014.

Comme annoncé fin avril, cet ordre d’évacuer vient d’être levé pour ces deux districts et les habitants peuvent rentrer dans tout le village, mais, comme ailleurs, le taux de retour devrait être faible. Les forêts environnantes n’ont pas été décontaminées.

Cela fait suite à la levée de l’ordre d’évacuer à Katsurao, il y a deux jours. La dernière carte des zones évacuées est ici en japonais. La dernière carte disponible en anglais date de septembre 2015.

Levée de l’ordre d’évacuer à Katsurao

Comme annoncé en avril dernier, le gouvernement a levé l’ordre d’évacuer de Katsurao, sauf pour la partie de la commune classée en zone de “retour difficile”. Plus de 90% des foyers de la commune peuvent désormais rentrer chez eux, alors que tout le village avait été évacué en 2011 (1 347 personnes réparties dans 418 foyers sur 1 466 personnes dans 451 foyers). 119 personnes dans 33 foyers de la zone de “retour difficile” ne peuvent pas rentrer chez elles.

Cette levée concerne la zone dite de “préparation au retour” où l’exposition externe était inférieure à 20 mSv par an et la zone dite de “restriction de résidence” où elle était comprise entre 20 et 50 mSv par an. C’est la première fois que l’ordre d’évacuer est levé pour cette dernière.

Mais à peine 10% des personnes autorisées à rentrer (126 personnes dans 53 foyers) ont demandé de pouvoir passer la nuit dans leur maison afin de préparer le retour. Il n’y a pas encore de magasin ou de médecin, même si un service de livraison à domicile a été mis en place, et environ la moitié de la surface des rizières sert d’entreposage de sacs de déchets radioactifs issus des chantiers de décontamination (voir la photo du Japan Times). Personne ne sait quand ces déchets seront enlevés. Le service de bus n’a pas repris non plus. Si l’on ajoute à cela les inquiétudes relatives à la contamination radioactive rémanente, qui constitue le problème principal pour de nombreuses familles, le taux de retour devrait être très faible, comme ailleurs.

Pour 400 foyers, l’alimentation en eau a changé : ce n’est plus un torrent de montagne potentiellement contaminé, mais une nappe phréatique moins exposée.

Par ailleurs, seulement 14% des 347 maisons à détruire de Katsurao ont été rasées. C’était 6% en mars dernier. Évidemment, la reconstruction d’une nouvelle habitation est encore plus en retard. C’est environ 40% pour les 11 communes concernées de Fukushima. Le gouvernement annonce un taux de 90% en mars 2017 quand tous les ordres d’évacuer seront levés, à l’exception des zones de “retour difficile”. Il se refuser aussi à reporter cette levée sous le prétexte de ne pas faire attendre inutilement ceux qui peuvent déjà rentrer. Il a donc essayé de donner la priorité aux maison dont les habitants veulent revenir.

Après le district de Miyakoji à Tamura et la partie Est de Kawauchi en 2014, puis la commune de Naraha en 2015, c’est la quatrième fois qu’une telle décision est prise depuis le début de la catastrophe nucléaire. Un ordre d’évacuation demeure dans 9 communes de Fukushima, interdisant le retour de 90 000 personnes environ.

Minami-Sôma : levée de l’ordre d’évacuer le 12 juillet 2016

Nous avions mentionné que le gouvernement voulait lever l’ordre d’évacuer dans les parties Sud et Ouest de la commune de Minami-Sôma début juillet 2016. 10 967 habitants répartis dans 3 516 foyers sont concernés.

Ce sera finalement le 12 juillet. Le festival du feu, qui consiste en un festival de feux d’artifice, devrait reprendre pour la première fois depuis 2011 dans cette zone. Il devrait avoir lieu le 24 juillet à partier de 19h30 le long de la rivière Maé. Ce festival célèbre une bataille qui a eu lieu il y a plus de 1 000 ans. En revanche, le festival “Kaeri-uma” qui célèbre le retour des chevaux ne reprendra pas cette année.

A Iitaté, le gouvernement a annoncé que la levée de l’ordre d’évacuer n’aura pas lieu avant le 31 mars 2017, qui a la date fixée pour tous, sauf dans les zones dites de retour difficile où l’exposition externe peut dépasser 50 mSv/an. Ainsi, à Iitaté l’ordre d’évacuer du district de Nagadoro ne sera pas levé l’an prochain.

TEPCo condamnée à indemniser deux nouvelles familles de victimes de l’évacuation

Une cour de Tôkyô a jugé que TEPCo devait indemniser les familles de deux personnes décédées lors de l’évacuation dramatique de l’hôpital de Futaba et de la maison de retraite adjacente. C’est le deuxième jugement en ce sens. En avril dernier, deux autres familles avaient obtenu une indemnisation sur décision de justice.

Cette fois-ci, il s’agit d’un patient de l’hôpital âgé de 97 ans et d’une pensionnaire de la maison de retraite, âgée de 86 ans, qui étaient décédés lors de leur transfert en bus à Iwaki qui avait duré une dizaine d’heures. Les patients qui ne pouvaient pas se lever ont attendu les secours plusieurs jours. Il y a eu une cinquantaine de décès en tout dans cet hôpital.

Les familles des deux victimes vont recevoir un total d’environ 30 millions de yens alors qu’elles en avaient demandé 66 millions. La cour a estimé que pour chacun de ces deux cas la compensation doit être de 20 millions de yens, mais qu’elle doit être réduite de 20 à 30% à cause de l’état de santé des patients qui était dégradé avant la catastrophe.

Levée prévue de l’ordre d’évacuer une partie de Minami-Sôma en juillet 2016

Environ 11 700 personnes ont été évacuées des parties Sud et Ouest de la commune de Minami-Sôma. Il s’agit du plus grand nombre de personnes déplacées à Fukushima. Le gouvernement veut lever l’ordre d’évacuer début juillet 2016 car la décontamination est terminée dans les zones résidentielles et les infrastructures devraient être rétablies. Il vise une date précédant le célèbre festival de Minami-Sôma qui a lieu fin juillet, qui pourrait être le 1er juillet.

Sont concernées les zones dites de « préparation au retour » où l’exposition externe était inférieure à 20 mSv/an avant la décontamination et celles où il y a des « restrictions de résidence », avec une exposition externe comprise entre 20 et 50 mSv/an avant décontamination. Sont exclues de la levée prochaine de l’ordre d’évacuer les zones dites de « retour difficile ».

10 967 habitants répartis dans 3 516 foyers devraient donc pouvoir bientôt rentrer chez eux. Des réunions vont débuter le 15 mai prochain et la date de levée de l’ordre d’évacuation devrait être fixée d’ici la fin du mois. Là encore, le taux de retour devrait être très faible. Les habitants peuvent déjà retourner chez eux pour préparer leur retour, et même dormir dans leur maison, mais seulement 1 870 en ont fait la demande.
Des personnes âgées originaires du district d’Odaka de Minami-Sôma, qui vivent actuellement dans les logements provisoires, veulent rester ensemble et envisagent une maison partagée. Peu veulent rentrer une fois l’ordre d’évacuer levé. Elles ont donc demandé à la commune une résidence avec des chambres privées et des espaces partagés afin de maintenir les liens qui se sont créés depuis l’évacuation.

Retourner chez elles ou se réinstaller dans des logements publics signifierait recommencer une nouvelle vie. C’est pour cela qu’elles ont envisagé cette solution originale. La mairie a dit qu’elle allait étudier le projet, tout en expliquant que cela serait complexe à mettre en œuvre car il n’y a pas de précédent.

A Tamura, où l’ordre d’évacuer a été levé en avril 2014, le taux de retour reste faible et l’école élémentaire Iwaisawa, située dans le district de Miyakoji, qui a 140 ans, va devoir fermer faute d’élèves. Ils ne sont plus que 19, alors qu’ils étaient 52 avant la catastrophe. Ils étaient 29 à la rentrée d’avril 2014. L’école va fusionner avec d’autres écoles.
A la fin avril 2016, 2 564 étaient encore enregistrées dans ce district, mais environ 1 600 y vivaient vraiment.

Fukushima Nuclear Accident Archives

La Japan Atomic Energy Agency (l’équivalent du CEA) a créé une base de données, documents, articles, vidéo… sur la catastrophe de Fukushima et ses conséquences.

Les autorités veulent finir de lever l’ordre d’évacuation de Kawauchi le 14 juin 2016

Les autorités japonaises ont annoncé vouloir lever les derniers ordres d’évacuation de Kawauchi le 14 juin prochain. Une réunion avec les habitants concernés aura lieu le 8 mai.

Une première levée de cet ordre avait eu lieu pour certains districts, le 1er octobre 2014. Ne restent plus que deux districts, Ogi et Kaïnosaka, avec 52 habitants enregistrés dans 19 foyers. Le maire et le conseil municipal devraient donner leur accord. Reste à convaincre les habitants. Le 23 janvier dernier, lors d’une première réunion avec les habitants, seulement 8 d’entre eux avaient répondu présent. Une dérogation leur permet de passer la nuit dans leur maison pour préparer le retour, s’ils le souhaitent, mais seulement deux habitants en ont fait la demande.

Comme ailleurs, le taux de retour devrait rester faible.

TEPCo condamnée à indemniser deux victimes de l’évacuation

Les familles de deux patients décédés lors de l’évacuation de l’hôpital de Futaba ont porté plainte contre TEPCo pour obtenir une meilleure indemnisation et la cour vient de décider que la compagnie devra leur verser 31 millions de yens en tout. Les familles demandaient le double environ et le juge a accepté l’argument de TEPCo que d’autres causes que la catastrophe nucléaire sont responsables de ces décès.

TEPCo avait accepté d’indemniser les familles, mais le conflit portait sur sa part de responsabilité dans les décès.

La première victime est un homme de 98 ans, évacué le 14 mars par l’armée et décédé deux jours plus tard dans l’abri. La deuxième est un homme de 73 ans évacué le 16 mars vers un autre hôpital où il est décédé le jour même. Ils avaient besoin de soins constants car ils ne pouvaient plus se nourrir par eux-même. La cour a estimé que l’hypothermie liée à l’absence de chauffage suite aux séismes et tsunami avait dégradé leur santé.

Une cinquantaine de patients de l’hôpital et de la maison de retraite attenante étaient décédés lors de l’évacuation en mars 2011. Sept familles, dont les deux en question ici, ont porté plainte contre TEPCo. Ce sont les deux décisions de justice.

Rappelons qu’il y avait 338 patients à l’hôpital de Futaba et que 209, qui pouvaient marcher, avaient été évacués par bus le 12 mars 2011. Les autres ont attendu plusieurs jours sans ressource que l’armée vienne les chercher.

Plans d’urgence nucléaire en France : forces et faiblesses

Etude pour l’ANCCLI

Résumé

En France, les plans d’urgence nucléaire sont définis dans tout un corpus de textes locaux, nationaux, voire européens. Ils n’ont jamais été discutés avec les personnes concernées ou avec les parties prenantes, malgré les recommandations en ce sens de la Commission internationale de protection radiologique. Certains Plans Particuliers d’Intervention (PPI) locaux ne sont même pas disponibles en ligne. En cas d’accident nucléaire grave, les populations riveraines ne connaissent pas les mesures de protection prévues et ne réagiront probablement pas comme attendu. L’approche « top-down » utilisée à ce jour doit donc évoluer et les populations locales et les organisations de la société civile intéressées devraient être impliquées dans le développement et la planification des plans d’urgence.

Les mesures de protection prévues sont les mêmes dans tous les pays. En revanche, l’étendue de la zone géographique où elles seront appliquées dépend de la gravité de l’accident. Les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima ont montré que les accidents les plus graves peuvent avoir des conséquences bien au-delà des périmètres de protection prévus en France. Les leçons de la catastrophe de Tchernobyl n’ont pas été tirées. Il ne faudrait pas passer à côté de celles de Fukushima daï-ichi. Par conséquent, l’Association Nationale des Comités et Commissions Locales d’Information (ANCCLI) réclame une révision en profondeur des périmètres des Plans Particuliers d’Intervention des Installations Nucléaires de Base et suggère même une extension des plans d’urgence à un rayon de 80 km. Elle considère, à la lumière de la catastrophe de Fukushima, qu’avec un rayon de 10 km, les plans actuels de secours sont inadaptés ; l’ANCCLI propose d’avoir une réflexion à l’échelle du bassin de vie de la population autour de chaque installation nucléaire.

Au niveau européen, le groupe de travail AtLHET sur l’urgence nucléaire, mis en place par les autorités de sûreté et les autorités compétentes en radioprotection, a conclu que l’évacuation doit être préparée jusqu’à 5 km et la prophylaxie à l’iode et la mise à l’abri jusqu’à 20 km. Il recommande aussi qu’une stratégie soit mise en place pour évacuer jusqu’à 20 km et mettre à l’abri et protéger la thyroïde jusqu’à 100 km. De telles distances peuvent impliquer un nombre d’habitants beaucoup plus élevé qu’autour des centrales de Tchernobyl et de Fukushima : il y a plus d’un million d’habitants dans un rayon de 30 km autour des centrales de Fessenheim et du Bugey.

Les mesures de protection prévues sont, dans l’ordre chronologique, la mise à l’abri, la prophylaxie à l’iode et, éventuellement l’évacuation. Puis, des mesures de restriction de consommation d’aliments peuvent être mises en place. Toutes ces mesures nécessitent une bonne coordination et une bonne information des personnes concernées qui peuvent dans un pays voisin.

En France, la mise à l’abri est d’une durée beaucoup plus courte que ce qui est recommandé au niveau international, ce qui est positif. En revanche, le seuil de déclenchement est plus élevé que ce qui est prévu dans d’autres pays comme la Belgique ou le Canada.

Pour être efficace, la protection de la thyroïde, une glande particulièrement sensible en cas de rejets d’iode radioactif, nécessite la pré-distribution de comprimés d’iode stable. C’est le cas en France, mais seulement dans un rayon de 10 km autour des installations nucléaires, alors que c’est 20 km en Belgique et 50 km en Suisse. Il y a urgence à appliquer ce que les autorités ont admis au niveau européen : la France doit étendre la pré-distribution d’iode stable jusqu’à 50 km au moins afin de pouvoir protéger plus efficacement sa population en cas d’accident grave. Au-delà, les plans de distribution de l’iode en situation d’urgence doivent être évalués et testés. En ce qui concerne le seuil d’intervention, la France devrait introduire un niveau plus protecteur pour les enfants et les femmes enceintes, conformément aux recommandations de l’OMS.

En cas de rejets prolongés, il est impératif que les populations concernées soient informées au préalable de la politique en matière d’administration multiple d’iode stable, sans que cela vienne se substituer à d’autres mesures de protection.

L’évacuation représente la mesure de protection la plus complexe, car elle nécessite une bonne coordination entre les différents acteurs, la transmission d’informations pertinentes au public et la mise en place d’une logistique lourde. Celle-ci doit souvent être décidée en tout début de crise lorsque la situation dans la centrale peut être encore incertaine.

L’évacuation est aussi la mesure de protection des populations la plus lourde de conséquences car elle peut conduire à la réinstallation avec perte totale du logement, de l’emploi et de tous les biens en cas de catastrophe majeure, comme cela a été le cas autour des centrales de Tchernobyl ou Fukushima, avec une rupture du lien social entre personnes proches, voire même à l’intérieur d’une même famille. Il s’agit d’une décision difficile à prendre, qui aura aussi des conséquences économiques à long terme pour tout le pays.

En France, les PPI ne prévoient l’évacuation que jusqu’à 5 km alors que le rapport européen AtHLET préconise qu’« une stratégie générale doit être définie afin d’être en mesure d’étendre l’évacuation sur un rayon allant jusqu’à 20 km ». La France doit donc étudier sérieusement l’évacuation de populations sur des distances allant bien au-delà de ce qui est prévu dans les PPI actuels. Quant aux capacités d’accueil, elles ne semblent pas bien évaluées et l’on ne sait pas si elles répondent aux besoins.

L’évacuation des personnes vulnérables, en particulier les malades alités dans les hôpitaux, est probablement l’aspect le plus dramatique de la phase d’urgence de la catastrophe nucléaire au Japon. Les personnes qui ont besoin de soins spéciaux sont aussi en danger en cas d’évacuation. Les plans d’urgence français ne proposent pas une réponse appropriée à ce danger. La France doit donc engager une réflexion profonde sur la prise en charge des personnes vulnérables en cas d’accident nucléaire. Ce travail doit être mené avec les acteurs locaux et peut conduire à un recensement dans les plans d’urgence du nombre d’hôpitaux et des capacités d’accueil dans un rayon de 30 à 80 km autour de l’installation nucléaire.

Contrairement à ce qui est exigé en Amérique du Nord, aucune estimation des temps d’évacuation autour des installations nucléaires n’a été effectuée en France. De telles estimations doivent donc être effectuées, rendues publiques et expliquées aux riverains des installations nucléaires. Ces évaluations doivent prendre en compte les évacuations spontanées.

A moyen et long terme, la réduction de l’exposition interne des populations nécessite la mise en place de restrictions de consommation pour la nourriture et la boisson. La doctrine française basée sur une interdiction préalable, le temps de faire des contrôles, est la bienvenue. En revanche, les Niveaux Maximum Admissibles (NMA) définis au niveau européen sont beaucoup plus élevés que ceux qui ont été fixés au Japon après la catastrophe de Fukushima. Après ce précédent, il est peu probable que les consommateurs européens acceptent les limites retenues par l’UE. A l’instar de ce qui s’est passé au Japon, ils adopteront leurs propres limites en se donnant les moyens de contrôler la nourriture. Les NMA fixés par les autorités doivent être clairement justifiés afin d’aider les citoyens à adapter leur régime. Il importe aussi de faciliter l’accès à la mesure et au contrôle, aussi bien pour les producteurs, que pour les consommateurs.

Toutes ces mesures de protection nécessitent de pouvoir alerter et transmettre les informations pertinentes aux personnes concernées pendant une situation de crise où les moyens de communication peuvent être très perturbés. Pour cela, les dernières technologies de l’information ne sont pas toujours prises en compte. Autour de Valduc, le minitel est toujours conseillé !

Le rôle de chacun des acteurs impliqués dans la gestion de la crise en termes de communication est bien clarifié dans le Plan national. En revanche, les CLIs ne semblent pas associées, pas plus que les experts non institutionnels qui seront sollicités par les médias. La pluralité de l’information est à la base de la démocratie, même en période de crise. De plus, la communication et l’information en période de crise devrait être évaluée, comme le reste. Tester les moyens de communication est indispensable. La compréhension des messages aussi.

Il existe de fortes disparités de part et d’autre des frontières européennes, reconnues par tous. Il importe de renforcer la coopération transfrontalière afin d’aller vers une harmonisation des pratiques en prenant en compte les mesures les plus protectrices.

En conclusion, la France devrait étendre les zones d’application de ses plans d’urgence, développer leur évaluation, associer les parties prenantes et la population aux exercices de crise et organiser une consultation régulière du public sur ces enjeux.