Suite aux recommandations d’un panel d’experts, le gouvernement va suivre la santé de 20 000 travailleurs qui sont intervenus dans les premiers mois de la catastrophe de Fukushima et qui ont été parmi les plus exposés aux radiations. Rappelons que la limite de dose avait été remontée jusqu’à 250 mSv jusqu’au 16 décembre 2011 alors qu’en temps normal elle est de 100 mSv sur 5 ans sans dépasser 50 mSv sur un an.
Ce sont justement les travailleurs qui étaient présents sur le site entre le 14 mars et le 16 décembre qui vont bénéficier de ce suivi médical à vie.
Le ministère n’a pas encore décidé qui fera les examens.
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Suivi médical proposé pour les travailleurs
Un groupe d’experts mandatés par le ministère du travail recommande que les 19 000 travailleurs qui sont intervenus à la centrale de Fukushima daï-ichi durant les premiers mois et qui ont reçu une dose dépassant la limite autorisée en temps normal, aient doit à un suivi médical à vie. Enfin ! C’est bien la moindre des choses pour ces travailleurs qui ont pris des risques énormes. Ils le méritent bien.
Certaines personnes réclament que cela soit étendu à tous les travailleurs qui interviennent à la centrale.
Dépassement d’horaires de travail
Un sous-sous-traitant de TEPCo vient de recevoir un avertissement pour avoir forcé ses employés à travailler plus de 10 heures par jour, en violation du droit du travail japonais pour les travaux sous rayonnement. Le sous-traitant, Hazama Ando Corp., est impliqué dans la construction de cuves pour l’eau contaminée.
On ne sait rien sur le nombre de personnes concernées ni depuis quand de telles pratiquent perdurent, la compagnie refusant de répondre aux questions des médias.
Ce n’est pas la première fois que cette limite de 10 heures est dépassée.
Un sous-traitant porte plainte contre TEPCo
C’était le 24 mars 2011, 6 personnes, employées par un sous-traitant ou par un sous-sous-traitant, étaient allées dans les sous-sols du réacteur n°3 pour y installer des câbles électriques. Il y avait de l’eau qui n’était pas supposée être contaminée. Son origine devait être le tsunami. Or, il s’avère que c’était de l’eau de refroidissement fortement contaminée. Trois personnes ont pataugé dans la flaque jusqu’à la cheville et ont été fortement irradiées aux pieds. Jusqu’à 180 millisieverts. D’autres ont travaillé à côté, sans se méfier. Officiellement, il n’y avait pas de danger. Les ouvriers, à l’époque, n’avaient de dosimètre individuel car ils avaient été noyés par l’eau de mer. Ce n’est que plus tard, quand le scandale est paru dans la presse, que des dosimètres ont été apportés des autres centrales.
Une de ses personnes a décidé de porter plainte contre TEPCo et réclame 11 millions de yens (78 000 euros) d’indemnisation. Elle n’a pas été au contact direct avec l’eau contaminée, mais a travaillé à proximité pendant une heure et demie. Cet ouvrier estime avoir été exposé à plus de 20 mSv ce jour là alors que l’exposition était limitée à 10 mSv. TEPCo aurait dû être plus prudente, estime-t-il, car de l’eau radioactive avait déjà été découverte dans les sous-sols du réacteur n°1.
Il a 48 ans. C’est probablement la première fois qu’un travailleur porte plainte contre TEPCo suite à la catastrophe nucléaire.
TEPCo recherche des anciens sous-traitants
Parmi les 24 000 travailleurs qui sont intervenus en 2011 à la centrale de Fukushima daï-ichi, 10 n’ont pas bénéficié d’une anthropogammamétrie (WBC). TEPCo ne sait pas ce qu’ils sont devenus. L’appel à contact est toujours sur son site Internet, même en anglais avec la liste de noms, incomplète.
TEPCo refuse d’indemniser ses employés
Le Maïnichi revient sur le problème des employés de TEPCo qui ont dû évacuer comme les autres habitants mais à qui TEPCo refuse une indemnisation sous le prétexte fallacieux qu’ils ont déménagé et ne sont plus considérés comme évacués. Il y en 21 dans ce cas pour lesquels la compagnie s’obstine malgré l’avis le la commission de conciliation.
Deux employés ont donc saisi les tribunaux. D’autres pourraient suivre. L’un d’eux a 45 ans et vivait seul à Ôkuma quand l’accident a éclaté. Il vit maintenant à Fukushima et ne comprend pas cette discrimination envers les employés de TEPCo. Il réclame 7 millions de yens (50 000 euros). L’autre a 23 ans et vivait dans une résidence de la compagnie à Ôkuma. Il a d’abord dormi dans sa voiture avant de rejoindre J-Village à Hirono en août 2011. Les conditions de vie y étaient difficiles et il a fait de la dépression. TEPCo considère que son statut d’évacué a cessé quand il est allé s’installer à Iwaki. Il réclame 18 millions de yens (130 000 euros). Il voit son action comme une façon de donner de la voix aux nombreux employés de l’ombre qui n’osent pas parler.
De nombreux employés quittent la compagnie car ils ne supportent plus de ne pas être traités comme des humains.
Le syndicat maison de TEPCo ne lève pas le petit doigt car il considère qu’il s’agit d’affaires privées qui ne le concernent pas…
Doses prises par les travailleurs
Comme toutes les fins de mois, TEPCo a mis en ligne les dernières statistiques sur les doses enregistrées des 32 546 travailleurs qui sont passés sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi avant le 28 février 2014, dont 28 426 sous-traitants. En février 2014, il y a eu 530 nouvelles personnes, dont 512 sous-traitants, sur les 5 504 travailleurs qui y sont passés.
Il y a 636 travailleurs spéciaux qui ont une limite de dose plus élevée.
Explications sur le décès d’un travailleur
TEPCo a mis en ligne, en japonais uniquement, plus d’explications et de photos sur les circonstances du décès survenu vendredi 28 mars dernier.
Décès d’un travailleur, suites
Retour sur le décès d’un ouvrier la veille. Son transport à l’hôpital, situé à 40 km, a été fait par ambulance. Il a fallu plus d’une heure de route pour atteindre l’établissement où le décès a été confirmé. Il s’était alors écoulé plus de trois heures depuis l’accident.
Des ouvriers réclament un hélicoptère médicalisé.
Décès d’un travailleur
Un travailleur a été enseveli sous des gravats et de la terre lors de travaux d’excavation près d’une zone destinée à l’entreposage de déchets radioactifs de la centrale de Fukushima daï-ichi. Il a été transporté à l’hôpital où son décès a été confirmé. Il était à l’intérieur d’un trou de 2 m de profondeur au moment de l’effondrement et a été enseveli.
Il s’agissait d’un sous-traitant. Une enquête de police a été ouverte.
Voir le communiqué de TEPCo. Des photos du trou sont en ligne avec des explications en anglais.