Un sous-traitant porte plainte contre TEPCo

C’était le 24 mars 2011, 6 personnes, employées par un sous-traitant ou par un sous-sous-traitant, étaient allées dans les sous-sols du réacteur n°3 pour y installer des câbles électriques. Il y avait de l’eau qui n’était pas supposée être contaminée. Son origine devait être le tsunami. Or, il s’avère que c’était de l’eau de refroidissement fortement contaminée. Trois personnes ont pataugé dans la flaque jusqu’à la cheville et ont été fortement irradiées aux pieds. Jusqu’à 180 millisieverts. D’autres ont travaillé à côté, sans se méfier. Officiellement, il n’y avait pas de danger. Les ouvriers, à l’époque, n’avaient de dosimètre individuel car ils avaient été noyés par l’eau de mer. Ce n’est que plus tard, quand le scandale est paru dans la presse, que des dosimètres ont été apportés des autres centrales.
Une de ses personnes a décidé de porter plainte contre TEPCo et réclame 11 millions de yens (78 000 euros) d’indemnisation. Elle n’a pas été au contact direct avec l’eau contaminée, mais a travaillé à proximité pendant une heure et demie. Cet ouvrier estime avoir été exposé à plus de 20 mSv ce jour là alors que l’exposition était limitée à 10 mSv. TEPCo aurait dû être plus prudente, estime-t-il, car de l’eau radioactive avait déjà été découverte dans les sous-sols du réacteur n°1.
Il a 48 ans. C’est probablement la première fois qu’un travailleur porte plainte contre TEPCo suite à la catastrophe nucléaire.