Selon les dernières statistiques officielles, au 30 novembre 2014, 39 904 travailleurs sont passés sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi, dont 35 544 sous-traitants et donc 4 360 employés de TEPCo.
Il y a eu 704 travailleurs nouveaux en novembre 2014. La barre de 40 000 a donc dû être dépassée depuis.
Environ 11 000 personnes passent chaque mois sur le site, dont 90% sont des sous-traitants. La presse japonaise mentionne près de 7 000 travailleurs chaque jour.
Ce sont toujours les sous-traitants qui prennent les doses les plus élevées, que se soit en moyenne ou en valeur maximale. Entre septembre et octobre 2014, la dose la plus forte enregistrée sur un mois est de 18,22 mSv sachant qu’il ne faut pas dépassé 20 mSv par an en moyenne sur 5 ans et 50 mSv en un an.
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TEPCo n’est pas responsable de la sécurité des sous-traitants
Un employé à un quatrième niveau de sous-traitance était décédé d’un arrêt cardiaque sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi en mai 2011. Sa veuve a saisi la justice pour obtenir une indemnisation de la part de TEPCo qui n’a « même pas donné un bâton d’encens ».
Le tribunal de Shizuoka a estimé qu’il n’y avait aucune évidence que le donneur d’ordre, à savoir TEPCO, puis Toshiba, le premier sous-traitant, n’avaient pas à assurer la sécurité des travailleurs sous-traitants.
La veuve va faire appel.
Un mineur sur un chantier de décontamination
Une compagnie de construction de Tochigi a embauché un lycéen pour décontaminer des maisons. Il est interdit d’employer des mineurs pour ce genre de travaux. La commune de Nasu a alerté la compagnie et l’inspection du travail.
Il a travaillé pendant 36 jours durant l’été dernier à transporter à la brouette des débris contaminés.
Limite de dose en cas d’urgence
Contrôle d’identité à l’entrée des centrales
Le Japon est le seul pays nucléarisé qui n’a pas un système de contrôle de l’identité des personnes qui entrent dans les installations nucléaires alors que c’est recommandé par l’AIEA. Il s’agit de limiter le risque terroriste.
La NRA a décidé de rendre un tel système obligatoire. Le groupe de travail de l’Agence va regarder les systèmes existants au Japon et formuler des recommandations précises à partir de janvier prochain.
Sont concernés les travailleurs qui entrent en zone contrôlée et ceux qui détiennent des informations sensibles sur les matériaux radioactifs.
Débits de dose élevés
TEPCo a fini de retirer les gros débris qui étaient au dessus du plus haut niveau du réacteur n°3 et elle a entamé un travail de décontamination afin de faire baisser le débit de dose. Elle voulait passer en dessous de 1 mSv/h pour y envoyer des humains pendant un temps très court, sachant que la limite annuelle pour les travailleurs est de 20 mSv/an en moyenne et 50 mSv/an au sens strict.
Mais les débits de dose restent beaucoup plus élevés. Il y a environ 10 mSv/h en de nombreux endroits et cela peut monter jusqu’à 60 mSv/h. La compagnie va donc engager d’autres travaux pour tenter d’abaisser plus le débit de doses. Elle va retirer une partie du plancher et mettre des plaques métalliques pour atténuer les radiations.
Les travaux de démantèlement prennent donc du retard sur le planning initialement prévu.
Journalistes punis
Violations du droit du travail
TEPCo a contrôlé des contrats de travail de sous-traitants intervenant sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi. Dans 30% des cas, les personnes contrôlées n’étaient pas payées par la compagnie qui dirige leur intervention sur le site. C’est plus qu’il y a un an et c’est interdit par la loi japonaise.
L’an dernier, suite à la polémique sur les conditions de travail, avait décidé d’augmenté la prime de risque. 70% des personnes interrogées ont déclaré avoir reçu une explication relative à l’augmentation. 1 400 sur 2 400 ont eu une augmentation. Mais TEPCo ne leur a pas demandé le montant de la prime, ni quand l’augmentation a eu lieu.
L’Asahi reconnaît son erreur
Le quotidien Asahi avait révélé le témoignage de l’ancien directeur de la centrale de Fukushima daï-ichi devant la commission d’enquête mise en place par le gouvernement et avait mal interprété ses propos. Cela a entraîné une polémique et le journal a dû corriger ses articles. Il a aussi présenté ses excuses aux travailleurs de TEPCo qu’il a pu offenser en laissant entendre qu’ils avaient désobéi en se retirant de la centrale accidentée. Il a mis en place une commission d’enquête qui vient de conclure qu’il y avait bien des erreurs majeures dans les articles. Elle critique aussi le temps qu’il a fallu au quotidien pour admettre les erreurs suite aux polémiques.
Le président du journal va démissionner.
Statistiques sur les doses prises par les travailleurs
TEPCO a arrêté depuis quelques mois de publier des statistiques sur les doses prises par les travailleurs sur le site de sa centrale accidentée. Elles sont maintenant sur le site du ministère de la santé, du travail et des affaires sociales.
Au 30 septembre 2014, 38 454 travailleurs sont passés sur le site de Fukushima daï-ichi, dont 34 121 sous-traitants. Entre juillet et septembre 201, la dose la plus forte enregistrée en un mois est de 18,69 mSv, et c’est un sous-traitant. La dose moyenne prise par les sous-traitants est toujours plus forte que celle prise par les employés de TEPCo.