Records du jour de la contamination de l’eau souterraine : dans les puits de contrôle 2-8, 3-2 et 3-4, il y a respectivement 5 800, 3 000 et 35 Bq/l en bêta total (prélèvements du 23 juin 2014).
A titre de comparaison, TEPCo se refuse de rejeter dans l’environnement une eau qui aurait plus de 5 Bq/L en bêta total.
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Le mur de glace ne prend pas
Après presque 3 mois, la barrière de glace tentée par TEPCo dans une galerie souterraine pour stopper les écoulement d’eau contaminée n’a toujours pas entièrement pris. La compagnie accuse toujours un filet d’eau qui empêche le colmatage. Ne serait-ce pas l’inverse ?
Lors d’une réunion avec l’autorité de sûreté nucléaire japonaise, la NRA, la compagnie a expliquer vouloir ajouter des tuyaux avec du liquide réfrigérant et verser de la glace dans l’eau contaminée pour abaisser sa température. TEPCo veut aussi mettre des sacs de sable là où il n’est pas possible de mettre des tuyaux. La NRA lui a reproché d’avoir été trop optimiste.
Sur ces images mises en ligne sur son site, TEPCo annonce avoir versé 2 tonnes de glace dans une galerie souterraine du réacteur n°2. Cette glace est simplement versée à l’aide de pelles. Quelle dose ont pris les intervenants ? N’est-il pas possible d’envisager des moyens moins rudimentaires qui exposent moins les ouvriers ?
Voir le communiqué de TEPCo et la fiche technique en anglais.
Cuves d’occasion
Le Maïnichi révèle que TEPCO a acheté des cuves d’occasion pour stocker de l’eau contaminée. Il y en aurait plus d’une vingtaine qui sont du même type que celle qui a fui durant l’été 2013. TEPCo avait alors mis un mois à s’en rendre compte et 300 m3 d’eau fortement contaminée avait fui dans l’environnement. La compagnie avait alors reconnu que cette cuve avait été démontée et remontée pour être déplacée sur le site de la centrale. Maintenant, elle refuse de dire si c’était une d’occasion ou pas.
En mai 2011, TEPCo a commandé des cuves pour stocker l’eau et la boue radioactive. Mais comme il fallait du temps pour les produire et qu’il y avait un caractère d’urgence, TEPCo s’est rabattue sur des cuves d’occasion. Le fabricant en aurait fourni entre 20 et 30. Ses bénéfices ont explosé en juin 2011.
Les joints de ce type de cuve sont supposés tenir 5 ans. TEPCo maintient cette assertion. Mais une personne qui travaille chez le fabricant de cuve, explique que cette durée n’est pas garantie.
Depuis octobre 2012, TEPCo installe des cuves plus solides et plus chères, mais les premières cuves moins résistantes, dont celles d’occasion, sont toujours pleines d’eau. Cependant, une source interne au fabricant, Tokyo Kizai Kogyo selon l’AFP, révèle que les cuves bon marché ont continué à être livrées jusqu’en septembre 2013. Il aura fallu la fuite de l’été 2013 et de l’argent public pour que TEPCo y renonce. Elles coûtent deux à trois fois moins cher que les nouvelles. Il y en aura 332 en tout qui devraient commencer à être remplacées à partir de septembre 2014.
Record du jour de la contamination
Record du jour de la contamination de l’eau souterraine : dans le puits de contrôle 1-6, il y a maintenant 1,2 million de becquerels par litre en bêta total (prélèvement du 21 juillet 2014).
A titre de comparaison, TEPCo se refuse de rejeter dans l’environnement une eau qui aurait plus de 5 Bq/L en bêta total.
Records de la contamination du week-end passé
Après un week-end de 3 jours au Japon, voici quelques records de la contamination des eaux souterraines :
– dans le puits de contrôle 3-5, il y a maintenant 510 Bq/l en bêta total. La contamination en césium de l’eau y a aussi battu son propre record (prélèvement du 16 juillet).
– dans le puits de pompage de l’eau souterraine situé entre les réacteurs 2 et 3, la contamination en tritium est maintenant de 7 100 Bq/L (prélèvement du 16 juillet).
– l’eau recueillie dans un drainage a aussi battu un record de contamination en césium (12,9 Bq/L) et en bêta total (45 Bq/L). TEPCo ne donne pas d’explication particulière. Le prélèvement date du 18 juillet.
A titre de comparaison, TEPCo ne s’autorise pas à rejeter dans l’océan une eau qui contiendrait plus de 5 Bq/L en bêta total et 1 500 Bq/L en tritium.
Ce n’est pas un record, mais l’eau pompée en amont dans le puits n°12 a semble avoir en permanence une contamination tritium supérieure à la limite de rejet en mer. Il y a 1 800 Bq/L dans le prélèvement du 17 juillet.
Piscine du réacteur n°6 : fuite
On s’en souvient, au début du mois de juillet 2014, le refroidissement de la piscine du réacteur n°5 a dû être arrêté suite à une fuite sur le circuit d’eau de mer. Comme il faut plusieurs jours à l’eau de la piscine pour atteindre la température limite autorisée de 65°C, cela n’était pas très grave. L’IRSN a tout de même consacré une note au sujet, sans que l’on sache trop pourquoi il a retenu cet événement plutôt qu’un autre. Il n’a même pas intéressé les médias français. La contamination des rizières par les opérations de démantèlement, par exemple, est bien plus grave.
Le refroidissement de la piscine du réacteur n°6 avait aussi dû être arrêté le 11 juillet dernier suite à une fuite sur une vanne.
TEPCo annonce maintenant avoir trouvé une fuite d’eau radioactive sur le circuit de refroidissement de cette même piscine. Cette eau contient 2 000 à 3 000 Bq/L de Cobalt 60. Cette portion du réseau de refroidissement est inutilisée depuis le 6 juillet dernier, suite à la découverte de l’autre fuite. L’eau serait restée dans le réceptacle qui entoure les vannes.
Ce nouvel incident montre que les vannes se détériorent vite et que les contrôles effectués par TEPCo ne sont pas suffisants. TEPCo reconnaît qu’elle doit améliorer ce dernier point.
Photos et explications en japonais.
Plus de cuves
Record du jour
Record du jour de la contamination de l’eau souterraine : dans le puits de contrôle 1-14, il y a maintenant 9 300 Bq/L en bêta total (prélèvement du 14 juillet 2014).
Record du jour
Record de contamination de l’eau souterraine : dans le puits de contrôle 1-6, il y a maintenant 1,1 million de becquerels par litre en bêta total (prélèvement du 10 juillet 2014). Ce n’est pas un record absolu, mais c’est parmi les plus fortes valeurs relevées.
A titre de comparaison, TEPCo ne s’autorise pas à rejeter dans l’océan une eau qui contiendrait plus de 5 Bq/L en bêta total et 1 500 Bq/L en tritium.
Dans le puits de pompage n°12, il y a 2 100 Bq/L en tritium (prélèvement du 10 juillet), ce qui est plus que la limite de rejet, mais la compagnie compte toujours sur la dilution. L’eau rejetée a environ 300 Bq/L en tritium (prélèvement du 3 juillet).
Record du jour
Record de la contamination de l’eau souterraine : dans le puits de contrôle 1-14, il y a maintenant 8 200 Bq/L en bêta total (prélèvement du 7 juillet).