Typhon Neoguri

Le typhon Neoguri (raton laveur en coréen) se dirige vers l’Est du Japon et approche de la centrale de Fukushima daï-ichi. Les vents sont moins forts, mais des trombes d’eau sont tombées sur les zones traversées entraînant parfois des glissements de terrain.
Les réceptacles situés autour des cuves sont vidés pour pouvoir retenir la nouvelle eau de pluie. Les grues sont amarrées.
Voir le communiqué de TEPCo.

Mur gelé

TEPCo a organisé un voyage de presse sur le site de la centrale pour montrer les travaux du mur souterrain gelé en amont des réacteurs. Les ouvriers travaillent de 17 à 23 h à cause de la chaleur. Le rythme actuel est de 3 forages par jour avec installation des tuyaux pour le liquide réfrigérant. TEPCo a déjà fait installer 90 tuyaux dans les forages.
Si tout va bien, la compagnie espère toujours pouvoir geler le sol en mars prochain et ainsi stopper les infiltrations, même si, en aval, au niveau des galeries souterraines, les tests menés actuellement ne permettent pas d’être optimiste.
TEPCo, qui a augmenté la densité de tuyaux dans la galerie souterraine où elle mène des tests, n’arrive toujours pas à geler tout le passage. Elle parle d’un flux de 2 millilitres par minute qui empêcherait le gel complet. Mais l’explication ne convainc pas la NRA.

Le mur de glace ne prend pas

TEPCo essaye toujours de bloquer l’écoulement d’eau contaminée dans une galerie souterraine en la gelant. Un essai est mené entre les réacteurs 2 et 3 depuis avril dernier. Mais la glace n’a toujours pas pris malgré les 17 tuyaux réfrigérant installés. TEPCo prévoyait que la tranchée soit gelée à partir de juin pour pouvoir pomper l’eau à partir de juillet. Ce ne sera pas possible.
La galerie fait environ 5 m sur 5 m et est à 22 m de profondeur. TEPCo reste optimiste, mais la NRA précise que s’il n’est pas possible de geler ces nombreuses galeries souterraines, il n’est pas question de parler de mur étanche tout autour des réacteurs accidentés. Elle presse donc TEPCo de trouver des solutions d’ici la fin du mois.
Voir des explications en japonais.

Records du jour

Records de la contamination de l’eau souterraine du jour : dans le puits de contrôle 3-2, il y a maintenant 3 500 Bq/L en tritium. Dans l’eau pompée entre les réacteurs 2 et 3, c’est 6 800 Bq/L (prélèvements du 2 juillet 2014)

Records du jour

Records du jour de la contamination radioactive de l’eau souterraine :
–    dans les puits de contrôle 2-8 et 3-3, il y a maintenant 5 300 et 8 900 Bq/L en bêta total (prélèvements du 2 juillet 2014).
–    dans le puits 1-14, c’est 6 400 Bq/L (prélèvement du 3 juillet 2014).
A titre de comparaison, TEPCo ne s’autorise pas à rejeter dans l’océan une eau qui contiendrait plus de 5 Bq/L en bêta total et 1 500 Bq/L en tritium.

Encore des records de la contamination

Records du jour de la contamination de l’eau :
–    dans les puits de contrôle 1-14 et 1-17, il y a maintenant, respectivement 6 000 et 99 000 Bq/l en bêta total (prélèvements du 30 juin 2014).
–    la contamination en tritium de l’eau pompée en amont des réacteurs pour être rejetée dans l’océan bat un nouveau record dans le puits n°12 avec 2 300 Bq/L. C’est plus que la limite que TEPCo s’est fixée, mais par dilution avec l’eau des puits, TEPCo va entrer dans les clous (prélèvement du 30 juin 2014). D’une manière générale, la contamination en tritium de cette eau mélangée a tendance à augmenter, mais reste loin de la limite : entre 250 et 280 Bq/L en fonction du laboratoire qui fait la mesure (prélèvement du 21 juin).
A titre de comparaison, TEPCo ne s’autorise pas à rejeter dans l’océan une eau qui contiendrait plus de 5 Bq/L en bêta total et 1 500 Bq/L en tritium.

Fuite sur une cuve : reprise de la terre contaminée

On s’en souvient, lors de l’été 2013, TEPCo avait mis un mois de se rendre compte qu’une cuve fuyait. Elle avait ainsi perdu 300 m3 d’eau très contaminée. C’est le strontium qui dominait ce rejet, avec 45 TBq (45 000 milliards de becquerels). TEPCo a retiré toute la terre autour de la cuve incriminée et estime avoir repris 80% du strontium qui s’était échappé. Elle vient de soumettre un rapport en ce sens à la NRA, l’autorité de sûreté nucléaire japonaise. Les 20% restant (9 TBq tout de même) seraient restés dans le sol plus profond. Il serait peu probable que ce strontium ait atteint l’océan selon TEPCo. Le tritium, quant à lui, est bien allé dans la nappe phréatique.

Records de la contamination

Records du jour de la contamination de l’eau : dans le puits de contrôle 3-2, il y a maintenant 3 200 Bq/L en tritium. Dans l’eau pompée entre les réacteurs 2 et 3, c’est 6 700 Bq/L. Et dans le puits de contrôle 2-8, c’est la contamination bêta total qui bat son record, avec 4 900 Bq/L (prélèvements du 25 juin 2014).
A titre de comparaison, TEPCo ne s’autorise pas à rejeter dans l’océan une eau qui contiendrait plus de 5 Bq/L en bêta total et 1 500 Bq/L en tritium.