A la fin 2018, le stock de plutonium du Japon a baissé de 1,6 tonnes pour s’élever à 45,7 tonnes désormais, selon le gouvernement. 9 tonnes sont au Japon. Le reste est en France et en Grande Bretagne.
Cette baisse est liée à l’utilisation de combustible MOx dans trois réacteurs japonais : Takahama 3 et 4, situé dans la province de Fukui et Genkaï 3, dans celle de Saga. A ce rythme là, les réacteurs seront mis à l’arrêt définitif avant d’avoir épuisé le stock. L’usine de retraitement de Rokkashô-mura, qui n’a pas encore été mise en service, ne sert à rien.
TEPCo annonce avoir mis en ligne une vidéo de présentation en anglais de ses opérations de retrait des combustibles de la piscine du réacteur n°3. La présentation présente le retrait des débris, la mise en place de la nouvelle structure et le retrait des combustibles. Il y a à la fois des images de synthèse et de vraies images.
Elle est aussi sur Youtube :
TEPCo en est désormais à 28 assemblages neufs retirés, sur 52. C’est 7 de plus que la dernière fois (15 juillet). Cela avance donc à un bon rythme. Les opérations devraient prendre deux ans, peut-on entendre dans la vidéo.
TEPCo annonce, sur sa page dédiée, avoir retiré 7 nouveaux assemblages neufs de la piscine du réacteur n°3 et arrive ainsi à un total de 21 assemblages retirés.
Il s’était passé un mois entre le premier transport de 7 assemblages et le deuxième, le 9 juillet dernier. Les travaux semblent avoir repris un rythme normal.
TEPCo annonce avoir retiré 7 nouveaux assemblage neufs de la piscine du réacteur n°3. Elle a donc enlevé 14 assemblages neufs en tout, sur 52.
Le premier retrait date du 15 avril dernier, il y a presque trois mois et il avait déjà plus de 4 ans de retard par rapport au planning initial. Mais la compagnie a eu des difficultés et les travaux ont encore pris du retard. Espérons que le prochain retrait aura lieu avant 3 mois… car il y a aussi 514 assemblages usés à retirer, qui sont plus complexes à déplacer, car extrêmement radioactifs et chauds.
Parmi les 4 réacteurs accidentés, seule la piscine de la tranche n°4 a été vidée pour le moment. Pour les réacteurs où il y a eu fusion du cœur, les opérations doivent être téléguidées et observées par des caméras, car le débit de dose y est trop élevé pour des humains.
TEPCo ne communique plus beaucoup. Fini les relevés mensuels avec les doses prises par les travailleurs, fini les communiqués annonçant les données sur l’eau contaminée, fini les photos régulières…
Alors, pour se faire pardonner, la compagnie vient de mettre en ligne une vidéo en anglais qui montre les progrès accomplis. Rien de bien neuf : toutes les avancées présentées sont connues et certaines datent de plusieurs années. Mais bon, si vous découvrez Fukushima et les travaux en cours, cela fera une vidéo de rattrapage…
En avril dernier, TEPCo avait retiré 7 assemblages neufs de la piscine de combustibles du réacteur n°3 pour les mettre dans la piscine centrale, au niveau du sol. Depuis, il ne se passait plus rien. La page avec l’avancement restait comme figée dans le temps, sans explication :
La compagnie vient d’annoncer la reprise du retrait. La suspension des travaux serait due à une inspection des procédures et des équipements. A suivre…
Du 17 avril au 25 septembre 2019 a lieu en France un grand débat sur le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) organisé par la Commission Nationale de Débat Public. C’est la première fois que ce plan est soumis au débat, bien qu’il en soit à sa cinquième édition. Outre des réunions publiques organisées dans plusieurs villes en France, on peut s’informer et contribuer via le site Internet dédié : https://pngmdr.debatpublic.fr/
La BBC a diffusé un court reportage sur les déchets radioactifs issus de la décontamination et le retrait des combustibles de la piscine du réacteur n°3 :
Une des causes du retard est liée à la grue de manutention commandée aux Etats-Unis. Il y a eu un problème avec la différence de voltage entre les deux pays… C’est ballot pour une compagnie d’électricité !
Parmi les 4 réacteurs accidentés, seule la piscine de la tranche n°4 a été vidée pour le moment. Pour les réacteurs où il y a eu fusion du cœur, les opérations doivent être téléguidées et observées par des caméras, car le débit de dose y est trop élevé pour des humains.
La compagnie a mis en ligne une vidéo de présentation des installations pour l’occasion, qui est reprise ci-dessous. La salle de contrôle est à 500 m du réacteur. A la fin de la vidéo, on voit la manipulation d’un assemblage, depuis la piscine jusqu’au conteneur de transport qui peut accueillir 7 assemblages. Une opération prend une heure. Une fois plein, le conteneur est descendu au niveau du sol par une grue pour un transport vers la piscine centralisée du site où il y a moins de risque de rupture en cas de nouveau séisme de forte amplitude.
Un assemblage mesure 4,5 m de long et pèse 250 kg. Quatre assemblages ont été retirés en ce premier jour.
Une fois les opérations terminées pour le réacteur n°3, TEPCo va retirer les combustibles des piscines des réacteurs 1 et 2. Mais, elle devra faire face à d’autres problèmes. Pour le 1, le couvercle de l’enceinte de confinement a été déplacé, ce qui devrait probablement entraîner un niveau de dose encore plus élevé. Après avoir retiré les débris qui résultent de l’explosion hydrogène, il faudra remettre le couvercle. Pour ce qui est du réacteur n°2, il n’y a pas eu de destruction du bâtiment réacteur, mais le niveau de dose y est particulièrement élevé.
Mise à jour du 23 avril 2019 :
TEPCo a retiré 7 premiers assemblages, neufs, qui ont été transportés vers la piscine centralisée située à une centaine de mètres du réacteur n°3. L’agence de presse japonaise Kyodo a filmé le transport depuis un hélicoptère. Cela ne présente pas un grand intérêt, mais cela permet d’avoir quelques images aériennes récentes :
Comme prévu, l’ordre d’évacuer a été levé dans deux districts d’Ôkuma, une des deux communes qui accueillent la centrale nucléaire accidentée de Fukushima daï-ichi. Les habitants concernés pouvaient déjà passer la nuit chez eux depuis un an afin de préparer leur retour, à condition de s’inscrire. Seulement 48 personnes l’avaient fait. Un sondage de janvier 2018 montrait que seulement 12,5% de la population accepteraient de rentrer.
Seulement 367 habitants sont enregistrés dans ces deux districts, Ogawara et Chûyashiki, alors qu’il y avait 10 341 habitants dans la commune avant la catastrophe, mais ils couvrent environ 40% du territoire de la commune. Cette décision est avant tout idéologique : le Japon ne renonce pas. Le gouvernement espère que 500 personnes environ rentreront et que 200 autres viendront s’y installer, en plus des 700 travailleurs du nucléaire hébergés dans une résidence dédiée depuis 2016.
Les deux districts sont à environ 7 km de la centrale, vers le Sud-Ouest. Le nouvel hôtel de ville devrait ouvrir le mois prochain et un service de bus devrait être mis en place à partir de juin pour assurer la liaison avec la ville voisine de Tomioka. De nouveaux logements seront aussi construits, comme dans les autres communes évacuées. Les 50 premiers devraient être livrés en juin. Un centre de soin et une clinique sont prévus pour 2020 et 2021 respectivement. Le reste d’Ôkuma est toujours classé en zone dite de “retour difficile”, mais les autorités veulent rouvrir le centre avant 2022. Une partie du territoire a été convertie en centre d’entreposage des déchets radioactifs issus de la décontamination. Ils ne seront pas enlevés avant 2045, au plus tôt.
A Tomioka, où l’ordre d’évacuer a été levé le 1er avril 2017, seulement 922 personnes sont rentrées et les 2/3 sont des hommes.