La station de traitement des eaux contaminées ALPS est toujours en phase de test. Son démarrage a été une nouvelle fois reporté de novembre 2013 à avril 2014. Les premières annoncent mentionnaient septembre 2012… Elle coûte 15 milliards de yens (107 millions d’euros).
Le dernier bilan de l’eau contaminée accumulée est ici en anglais.
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La dette de TEPCo va être plafonnée
La dette de TEPCo auprès de 77 banques et autres institutions financières privées va être plafonnée à 4 500 milliards de yens (32 milliards d’euros). Cette dette vient d’augmenter de 300 milliards de yens (un peu plus de 2 milliards d’euros). C’est plus de deux fois la dette de la compagnie avant l’accident.
Il faut aussi ajouter ce que TEPCo doit au gouvernement.
Hausse envisagée des prêts à TEPCo
Le gouvernement prête de l’argent à TEPCo pour qu’elle puisse indemniser certaines victimes de la catastrophe. Le plafond est fixé à 5 000 milliards de yens (36 milliards d’euros), mais le gouvernement pourrait le monter à 9 000 voire 10 000 milliards de yens.
Le gouvernement, déjà fortement endetté, emprunte lui-même ces sommes et les intérêts sont à la charge du contribuable.
Sites d’entreposage : achat des terrains envisagé
Le gouvernement veut acheter les terrains où il compte installer les centres d’entreposage des déchets issus de la décontamination : cela devrait lui coûter 100 milliards de yens (plus de 700 millions d’euros) sur le budget 2014 qui ne seront pas remboursés par TEPCo. La construction des centres et leur exploitation devraient coûter 10 fois plus. En 2013, 14,6 milliards de yens (100 millions d’euros) ont été affectés aux études préliminaires sur les sites présentis à Futaba, Ôkuma et Naraha.
Le gouvernement espère commencer à y mettre des déchets en 2015. Les estimations sont de l’ordre de 3 à 5 km2 pour ces sites et le gouvernement prévoit d’acheter 18 km2 de terrains. Le volume de déchets à y mettre serait de l’ordre de 15 à 28 millions de m3. Les deux ministres viendront le 14 décembre tenter de convaincre les élus locaux.
Limiter les indemnisations
Un groupe gouvernemental veut limiter les indemnisations reçues par les évacués de la catastrophe de Fukushima à un total allant de 10 à 14 millions de yens (71 000 à 100 000 euros). Et comme les habitants des zones les plus contaminées, où l’exposition externe dépasse les 50 mSv/an, ont déjà reçu 7,5 millions de yens, ils seront bientôt au maximum. De nombreuses personnes concernées sont furieuses.
Demande d’indemnisation possible pendant 10 ans
La demande d’indemnisation auprès de TEPCo était limitée à 3 ans, c’est à dire bientôt. Le parlement vient d’étendre à 10 ans cette période. Les partis au pouvoir, qui ont proposé la loi, se justifient en disant que certaines personnes ne peuvent pas justifier leurs biens perdus en vivant loin de chez elles et ne peuvent donc pas remplir les dossiers. La loi demande aussi au gouvernement de faciliter les démarche en proposant de l’information et de l’aide.
Le Japon à la peine avec son plutonium
Selon la NRA, l’entreposage de solutions contenant du plutonium et d’autres substances dangereuses à l’unité de retraitement de Tôkaï-mura est très dangereuse en cas de défaillance des installations. Il y a 3,5 m3 de liquide contenant du plutonium et 430 m3 de déchets liquides très radioactifs. En cas d’arrêt du refroidissement, cette dernière solution pourrait se mettre à bouillir 55 heures. En 23 heures pour la solution au plutonium. En cas de défaillance du système d’extraction de l’hydrogène, une explosion hydrogène serait possible au bout de 38 heures pour les déchets et 11 heures pour le plutonium.
L’exploitant dit qu’il lui faut 18 mois pour transformer le plutonium en combustible MOx, sans solution d’utilisation par la suite, et 20 ans pour vitrifier les déchets liquides. Cela ne pourra commencer qu’après avoir démontré que les installations satisfont aux nouveaux critères de sûreté qui entreront en application le 18 décembre prochain. L’exploitant, la JAEA, a donc demandé l’autorisation d’exploiter ses installations au plus vite, sans attendre l’instruction de ses dossiers…
Japan Nuclear Fuel, l’entreprise qui espère pouvoir exploiter un jour l’usine de retraitement des combustibles usés à Rokkashô-mura, va devoir investir 200 milliards de yens supplémentaires (1,4 milliard d’euros) pour la mettre aux nouvelles normes de sûreté. Cela devrait augmenter son coût de 10%. Elle n’a encore jamais fonctionné alors qu’elle aurait dû démarrer en 1997 ! Ce sont les actionnaires qui paieront. TEPCo, le plus gros d’entre eux, détient 28,6% des parts… Cela va donc lui coûter plus de 60 milliards de yens alors que l’usine ne lui servira probablement à rien.
Ôkuma va indemniser ses habitants
La municipalité d’Ôkuma va compléter l’indemnisation des populations évacuées car elle n’est pas satisfaite par les propositions gouvernementales. C’est la première commune à agir ainsi. Le gouvernement a fixé des niveaux différents de compensation en fonction de la zone évacuée. Comme ces disparités peuvent diviser la communauté, la municipalité va compléter de façon à ce que tout le monde soit traité de la même façon.
Fermeture définitive d’un lycée à Minami-Sôma
Plus d’argent pour l’eau contaminée
TEPCO avait récemment découvert une contamination de l’eau souterraine de 6 000 Bq/L en bêta total dans un puits près du rivage, entre les réacteurs 1 et 2. C’est plus que son autorisation de rejet. Elle a donc décidé de pomper cette eau, mais vient de reporter les opérations, faute de place pour la stocker.
Le gouvernement avait déjà décidé de consacrer 47 milliards de yens (336 millions d’euros) au problème de l’eau radioactive qui pénètre dans les sous-sol et celle accumulée. Il devrait ajouter 20 milliards de yens (143 millions d’euros) à cette somme, afin de tester d’autres technologies.