Contamination des poissons à Fukushima

TEPCO a mis en ligne des résultats de mesure sur des poissons pêchés à moins de 20 km de la centrale. Le poisson le plus contaminé est à 129 Bq/kg pour le césium total alors que la limite de mise sur le marché est de 100 Bq/kg. La situation des poissons au large s’améliore.
En revanche, dans le port devant la centrale, où les poissons sont piégés par un filet, les contaminations restent très élevées. Un poisson atteint 193 000 Bq/kg ! Presque tous les autres dépassent la limite de mise sur le marché.

Contamination de l’alimentation à Fukushima

Les autorités régionales de Fukushima effectuent des contrôles réguliers de la radioactivité dans l’alimentation. En 2013, pour la première fois, tous les fruits et légumes testés avaient une contamination inférieure à la limite de mise sur le marché. C’est aussi le cas pour la viande, les œufs et le lait pour la deuxième année consécutive.
Les plantes sauvages, quant à elles, restent fortement contaminées, ainsi que le gibier.
En 2013, seulement 1,4% de tous les produits comestibles testés ont dépassé la limite. C’était 1,8% l’année précédente.
De son côté, le ministère de la santé a décidé de réduire le nombre de contrôles sur l’alimentation pour tenir compte de l’amélioration de la situation. Il a aussi réduit son soutien financier aux provinces concernées. Les autorités régionales vont donc demander au gouvernement de sécuriser ce financement à l’avenir afin de pouvoir continuer les contrôles.
Les producteurs critiquent cette décision du gouvernement. Ce n’est pas parce ce que la situation s’est améliorée que la confiance des consommateurs est revenue. Ils demandent donc un maintien des contrôles alors que la centrale rejette toujours de la radioactivité dans l’environnement.

Aliments de Fukushima

Pour la première fois depuis le début de la catastrophe, des produits de la pêche en provenance d’Iwaki (Fukushima) ont été vendus à la célèbre criée Tsukiji de Tôkyô. Près 1,6 tonnes ont été vendues à des prix similaires à ceux d’avant la catastrophe, ce qui a mis du baume au cœur des pêcheurs.

Le Japon et l’OCDE ont commencé à développer une programme éducatif pour promouvoir la créativité, l’ingénuité… en mettant les élèves face à des problèmes difficiles. A Daté (Fukushima), il s’agissait de promouvoir les produits agricoles locaux.
Voir le Yomiuri.

Contamination des thons de la côte Ouest des Etats-Unis

Une université américaine a mesuré des traces de césium dans des thons pêchés au large des Etats-Unis entre 2008 et 2012. La contamination était présente dans deux spécimens sur deux analysés en 2011 et dans 10 sur 17 en 2012. Avant Fukushima, il n’y avait pas de césium dans le thon.
La concentration maximale détectée est de 1,18 Bq/kg pour la somme des deux césiums. C’est très faible. Mais le communiqué de presse de l’université d’Oregon est complètement stupide : pour rassurer la populace, il fait des comparaisons avec l’exposition au potassium 40 en dormant à côté de son conjoint. Il oublie le potassium 40 du thon dans son calcul qui ne veut donc rien dire. Affligeant.
Comment communiqueront-ils s’il y a un jour une contamination plus forte des aliments ?
L’article scientifique est en accès payant.

Chikurin : base de données

Chikurin-sha, le laboratoire japonais de mesure de la radioactivité, soutenu et équipé par l’ACRO, a mis en ligne une base de données avec tous ses résultats de mesure. C’est ici en japonais.
Il travaille actuellement dans les zones où les autorités ont levé l’ordre d’évacuer ou s’apprête à lever cet ordre.

Contamination des poissons au large et au pied de la centrale

TEPCo a mis en ligne, comme tous les mois, des données sur la contamination des poissons pêchés dans un rayon de 20 km au large de la centrale de Fukushima daï-ichi.
Les poissons de fond sont les plus contaminés et dépassent parfois les 100 Bq/kg, limite à ne pas dépasser pour la commercialisation.
Les poissons pêchés dans le port devant la centrale sont, quant à eux, beaucoup plus contaminés : une sole atteint 142 000 Bq/kg.

Contrôles de l’alimentation

Selon le Japan Times, qui reprend un article du Fukushima Minpo, il y a environ 530 détecteurs dans 59 communes de Fukushima où les habitants peuvent aller faire contrôler leur nourriture. Il faut encore ajouter tous les détecteurs des associations, producteurs etc.
Ces détecteurs, simples d’utilisation, requièrent 500 g d’aliments qui sont mixés avant d’être comptés pendant une vingtaine de minutes. D’avril 2013 à janvier 2014, 126 626 mesures ont été faites.
Les autorités régionales veulent introduire un nouveau détecteur plus rapide qui ne nécessiterait pas de broyer les aliments. La limite de détection serait de 20 Bq/kg environ.
Il est déjà utilisé pour contrôler le riz et les kakis séchés (anpo kaki), spécialité locale. Le problème, c’est l’étalonnage. Il faudrait tester l’appareil pour chaque aliment, ce qui n’est pas très pratique et rendra le résultat plus approximatif.
La région a déjà le budget pour fournir un appareil à chaque commune qui en ferait la demande. Mais le déploiement devrait prendre du temps à cause des tests à mener sur chaque type d’aliment auparavant.