Nouvel institut de recherche à Fukushima

L’Institute of Environmental Radioactivity a été inauguré à l’université de Fukushima. Financé avec des fonds gouvernementaux, il va étudier le comportement de la pollution radioactive dans l’environnement. Il y a actuellement 13 chercheurs, dont neuf étrangers. Il est équipé de neuf détecteurs au germanium.

Très faible contamination de la mer sur la côte Ouest des Etats-Unis

Le Woods Hole Institute qui fait une surveillance citoyenne de la pollution marine commence à détecter la pollution de Fukushima au large des côtes japonaises. C’est la présence de césium-134, qui a une demi-vie de 2 ans, qui permet de signer l’origine. Les résultats sont très faibles, de quelques becquerels par m3.
Voir le communiqué de l’Institut et sa carte de résultats.

TEPCO s’est sentie obligée de publier un communiqué à ce propos. Elle ferait mieux de communiquer sur ses propres mesures. Surtout que ses commentaires sont douteux. Après avoir rappelé que les niveaux sont très faibles, la compagnie insiste pour dire que ses rejets en mer ont beaucoup baissé (heureusement !), ce qui est une façon détournée d’admettre que cela fuit toujours…
Plus près du Japon, les dernières données officielles sont ici.

Toujours pas de solution pour l’eau décontaminée

TEPCo voulait pomper l’eau souterraine au pied des réacteurs, la décontaminer partiellement et le rejeter en mer, mais elle vient d’abandonner le projet face à l’opposition des pêcheurs. Il faut dire que les niveaux de contamination peuvent être très élevés et que la compagnie est restée vague sur les performances du traitement de l’eau. A titre d’exemple, la contamination bêta totale dans le puits 1-6 est passée de 1,4 million de Bq/l à 2,5 millions de Bq/L entre les prélèvements des 23 et 27 octobre. Et pour l’eau pompée en amont, TEPCo s’est engagée à ce qu’elle ne dépasse pas 5 Bq/L en bêta total avant rejet dans l’océan.

TEPCo a mis en ligne un schéma avec ses différents dispositifs de traitement de l’eau contaminée. Cela devrait aider à comprendre ses communiqués, entre la station ALPS, la station ALPS améliorée et la station ALPS à haute performance…

Très faible contamination le long des côtes américaines

Le Wood Holes Oceanic Institution, qui fait une surveillance citoyenne de la contamination radioactive du Pacifique, côté américain, a mesuré, pour la première fois, un échantillon d’eau de mer avec du césium 134, qui a une demi-vie de 2 ans et qui provient donc probablement de Fukushima. Il y a 0,7 Bq/m3, soit 0,000 7 Bq/L.
Sur la carte de résultats, il y a une longue traversée avec un point plein. Il faut cliquer dessus. L’échantillon a été prélevé à environ 1 200 km à l’Ouest de Vancouver, à une profondeur de 25 m.

Contamination des poissons

TEPCo a mis en ligne, comme tous les mois, des résultats de mesure de la contamination des poissons pêchés dans le port devant la centrale, et au large, jusqu’à une vingtaine de kilomètres. La tendance à la baisse de cette contamination se confirme, ce qui est une bonne nouvelle.
Au large, la plus forte contamination est de 69 Bq/kg pour la somme des deux césiums. Dans le port, il y a jusqu’à 3 190 Bq/kg, mais on est loin des valeurs détectées il y a un an, qui étaient beaucoup plus élevées.

Conséquences du typhon

Un typhon est passé sur le Nord-Est du Japon et la centrale de Fukushima daï-ichi a été bien arrosée. Selon TEPCo une alarme a signalé une fuite qui versait de l’eau d’un tuyau externe dans le bâtiment turbine du réacteur n°1. La compagnie a aussi trouvé une fuite dans le bâtiment réacteur n°3 où l’eau de pluie pénètre puisqu’il n’est pas couvert.
TEPCo prétend qu’il n’y a pas eu de fuite d’eau contaminée vers l’extérieur, alors que ces fuites sont quotidiennes, qu’il pleuve ou pas.
Communiqué en japonais.

Contamination au strontium

TEPCo a mis en ligne des résultats d’analyse de la contamination en strontium de l’eau souterraine et de l’eau de mer. Des records ont été battus dans les puits de contrôle 1-14 et 1-17, avec respectivement 4 100 et 29 000 Bq/L. Dans le puits 1-11, c’est 67 Bq/L. Quant à l’eau de mer, plusieurs records sont aussi battus, avec des valeurs de 390 et 660 Bq/L (prélèvements du 9 juin 2014).

Le strontium est particulièrement radiotoxique.