Records du jour de la contamination de l’eau souterraine : dans les puits de contrôle 1-6, 1-14 et 1-17, il y a respectivement 1 400 000, 21 000 et 280 000 Bq/L en bêta total (prélèvements du 11 août 2014).
Archives mensuelles : août 2014
Microparticules de combustible à Tsukuba
Selon une étude, qui vient d’être acceptée pour publication dans une revue scientifique en accès payant (article disponible à l’ACRO), trois micro-fragments de 2 microns de diamètre, prélevés dans les aérosols à Tsukuba, à 172 km de la centrale de Fukushima daï-ichi, contiennent des éléments chimiques lourds correspondant aux produits de fission. Deux d’entre eux contiennent aussi de l’uranium. Il s’agit donc de micro-fragments de combustible nucléaire rejetés par la centrale nucléaire accidentée lors des premiers jours de la catastrophe. Ces fragments restent plus longtemps dans l’environnement que le césium 137.
Les aérosols ont été collectés les 14 et 15 mars 2011.
Démantèlement de la station de traitement Areva
TEPCo va démanteler la station de traitement de l’eau contaminée installée par Areva au tout début de la catastrophe. Cela fait presque 3 ans qu’elle n’a pas été utilisée.
Cette station avait été installée en juin 2011 mais n’avait fonctionné que 3 mois, avant d’être remplacée par une autre installation plus fiable. Elle n’a traité que 76 000 m3 d’eau contaminée, mais elle a aussi accumulé les problèmes et les pannes.
Comme elle est très contaminée, sa maintenance induit des doses inutiles. TEPCo va donc demander à la NRA l’autorisation de la démanteler.
20ième demande de redémarrage
Hokuriku Electric a déposé une demande d’autorisation de redémarrage du réacteur n°2 de sa centrale de Shika (Ishikawa). Ce réacteur a été mis en ligne en 2006. L’estimation de la secousse maximale est passée de 600 gals à 1 000 gals (cm/s2). Elle renforce donc la structure en conséquence. La digue face à la mer fait maintenant 15 de haut pour pouvoir faire face à un tsunami de hauteur estimée à 7,1 m.
L’activité de la faille qui passe sous la centrale est encore en débat. Le dossier ne sera donc pas instruit tant que cette question n’est pas réglée. Bien évidemment, la compagnie a conclu que la faille n’était pas active… Dans le cas contraire, elle peut fermer définitivement sa centrale.
C’est la 20ième demande de redémarrage sur 48 réacteurs. Le parc nucléaire japonais était dans un piètre état.
Gel de la galerie souterraine
TEPCo continue à introduire de la glace et de la glace carbonique dans la galerie souterraine en espérant que le mur de glace refroidi par un liquide réfrigérant finisse par prendre. Dans une tentative de la dernière chance, TEPCo est passée à une tonne de glace carbonique, mais le tuyau par lequel elle la introduite a gelé et s’est bouché. Le mur de glace, quant à lui, n’a toujours pas pris… Le bricolage continue.
Comme prévu, TEPCo a pompé environ 500 m3 d’eau souterraine à proximité des réacteurs qui a été mise dans des cuves. Cette eau devrait être traitée à partir du 20 août pour voir si le niveau de contamination baisse significativement.
TEPCo : demande d’autorisation de rejet en mer
Après en avoir informé les pêcheurs, TEPCo a déposé auprès de la NRA sa demande de rejet en mer de l’eau souterraine pompée au pied des réacteurs et le long du littoral. Cette eau, très contaminée, devrait être partiellement décontaminée avent d’être mise dans des cuves tampon pour contrôle avant rejet.
La compagnie va aussi commencer les pompages à titre d’essai dans 14 puits dès mardi, mais l’eau ne sera pas rejetée avant d’obtenir un feu vert.
La Corée va renvoyer les ferrailles radioactives
Plans d’urgence insatisfaisants
Selon une étude du Maïnichi, seulement 13% des communes qui doivent accepter des réfugiés en cas d’accident nucléaire ont planifié leur accueil.
Le quotidien a contacté 362 communes mentionnées dans les plans d’urgence pour les questionner à propos de l’accueil prévu. Seulement 333 ont répondu. Parmi elles, 47 ont déclaré avoir un plan, 93 sont en train de s’en occuper et 179, soit 54%, n’ont pas de plan et ne sont pas en train d’y travailler. Beaucoup de plaignent des difficultés de collaborer avec les autorités régionales et les autres communes. Une commune, Kamo à Niigata, a refusé le plan qui lui était proposé car cela signifierait accepter un nombre de réfugiés égal à 43% de sa population, ce qui est impossible.
Pour 10 centrales nucléaires (Tomari à Hokkaïdô, Higashidôri à Aomori, quatre centrales de Fukui, Shimané à… Shimané, Ikata à Ehimé, Genkaï à Saga et Sendaï à Kagoshima), les communes situées dans un rayon de 30 km ont terminé leur plan d’urgence qui prend en compte l’évacuation complète de la population. Mais les communes d’accueil supposées ne sont pas toujours prêtes : il n’y en a aucune autour de Tomari et cela va au maximum à 33% des communes prêtes pour Higashidôri. Pour la centrale de Sendaï, qui devrait être la première à démarrer l’an prochain, seulement 11% des communes d’accueil sont prêtes.
Le gouvernement exige des communes situées à moins de 30 km de prévoir un plan d’évacuation, mais il n’exige rien des communes d’accueil… et ne leur fournit aucune aide. Certaines communes d’accueil ont à peine été consultées quand elles ont été sélectionnées par les régions.
Aide financière supplémentaire pour TEPCo
Record du jour dans le puits 1-17
Record du jour de la contamination radioactive de l’eau souterraine : dans le puits de contrôle 1-17, il y a maintenant 240 000 Bq/L en bêta total (prélèvement du 7 août 2014).
A titre de comparaison, TEPCo ne s’autorise pas à rejeter dans l’océan une eau qui aurait plus de 5 Bq/L en bêta total.