Politique de communication de TEPCo

TEPCO a cessé de mettre en anglais sur son site Internet toutes les informations relatives à l’avancement des travaux et aux incidents. Mais elle vient de publier un communiqué de presse pour contredire “certaines informations” étrangères sur la centrale de Fukushima daï-ichi.

Moralité, pour avoir des infos, il faut faire circuler des rumeurs et attendre que TEPCo communique…

Révision des tarifs de rachat de l’électricité renouvelable

Le comité gouvernemental qui fixe le tarif de rachat des énergies renouvelables a proposé d’augmenter le tarif de rachat pour l’éolien off-shore, qui est actuellement au même prix que l’éolien terrestre, et de le baisser pour le solaire. L’investissement est plus élevé pour les éoliennes en mer que sur terre, où la place manque. Pour le solaire, le prix des panneaux photovoltaïques baisse.

Eau souterraine contaminée en profondeur

TEPCo a trouvé 60 Bq/L en strontium 90 dans l’eau souterraine prélevée entre les réacteurs 3 et 4 à 25 m de profondeur (prélèvement du 10 décembre 2013). Il y a aussi 9,4 Bq/L en césium dans ce même échantillon. La contamination en tritium est inférieure à 110 Bq/L, alors qu’elle était de 780 Bq/L une semaine plus tôt.

La mesure du strontium prend un mois et l’on n’a pas encore les données pour les semaines suivantes. Mais comme la contamination en bêta totale reste significative, on peut supposer qu’il y a encore du strontium à une concentration inférieure.

TEPCo a mis en place une barrière souterraine entre les réacteurs et la mer qui n’arrête pas les écoulements mais les dévie. C’est un signe que l’a pollution s’enfonce et qu’il sera de plus en plus difficile de stopper les fuites en mer.

Dorades radioactives

L’agence de recherche des coopératives de pêche annonce avoir pêché une dorade grise avec 12 400 Bq/kg en césium. Elle a été prise dans l’embouchure du fleuve Niidagawa, à 37 km à vol d’oiseau de la centrale le 17 novembre dernier. Deux autres spécimens avaient 197 et 426 Bq/kg. L’agence a pêché 37 dorades en tout au large d’Iwaki en octobre-novembre dernier et les autres poissons étaient tous en dessous de la limite de 100 Bq/kg.

Il s’agissait d’une pêche “expérimentale” : la pêche commerciale de ce poisson est interdite au large de Fukushima et Miyagi. Les coopératives de pêche des communes au Nord d’Ibaraki ne le pêchent pas non plus.

Point sur le traitement des déchets du tsunami

Le ministère de l’environnement a mis en ligne des statistiques en anglais sur le traitement des débris du tsunami : 90 et 96% des débris seraient traités à Iwaté et Miyagi, mais seulement 62% à Fukushima, à cause de la radioactivité, bien que la zone d’évacuation ne soit pas prise en compte dans ces statistiques. Rien n’y a été fait pour le moment.

Il a aussi mis en ligne une présentation sur les progrès de la décontamination et ses projets de centres d’entreposage : tout va bien.

Expansion dans le démantèlement

Le Japon veut réorganiser le démantèlement des installations nucléaires, un immense marché international. Il a déjà créé l’International Research Institute for Nuclear Decommissioning (IRID), soutenu par l’industrie nucléaire, exploitants et constructeurs, bien qu’initié par le gouvernement. Il veut créer une division “démantèlement” dans la structure en charge de la compensation des victimes, ce qui en a surpris plus d’un, car ce sont deux choses différentes. Cette division devrait absorber l’IRID qui a pour but de développer des nouvelles technologies.

Mais le président de l’IRID pense que le Japon devrait plutôt créer une agence en charge du démantèlement, à l’instar du Royaume Uni. Il est soutenu par des fonctionnaires qui ne comprennent pas le couplage de démantèlement et de l’indemnisation.

Déchets à Naraha : demande de référendum

Un groupe d’habitants de Naraha demande l’organisation d’un referendum local sur la construction d’un centre d’entreposage de déchets issus de la décontamination dans leur commune. Ils ont récolté 2 151 signatures valides, ce qui est beaucoup plus que le minimum requis pour que le sujet soit considéré par le conseil municipal qui a 20 jours pour prendre une décision.