Tests de décontamination de la forêt

Les forêts couvrent près de 70% de la province de Fukushima, mais la décontamination menée jusqu’à maintenant se limite aux environs immédiats des habitations, sur une vingtaine de mètres. Quelques expériences sont menées sur les parcelles agricoles, et c’est tout.

Les forêts représentent un défi. A Hirono, où seulement 20% de la population est rentrée, une expérience est menée dans la forêt, sur 200 m2… Le sol contaminé n’est pas enlevé, mais recouvert de sacs remplis de terre non contaminée sur une épaisseur de 10 cm. Des mesures vont être faites et les résultats devraient être communiqués en avril prochain.
Le sol forestier est à la base de la vie. Quelles sont les conséquences de cette pratique ?

TEPCo communique sur l’eau contaminée

TEPCo a mis en ligne une synthèse en anglais des résultats de sa surveillance de la contamination de l’eau souterraine. Elle a mis aussi en ligne une présentation en anglais de la lutte qu’elle mène pour tenter, en vain, de résoudre le problème. Le problème de l’eau souterraine qui s’infiltre serait “naturel”. Mais c’est TEPCo qui a creusé pour y mettre les réacteurs. Les effets de l’eau contaminée seraient limités au port…

Aucune explication sur les retards de ALPS, sur le tritium, sur le carbone 14… Bref de la com.

Les compagnies d’électricité financent les élus

L’Asahi a découvert que les compagnies d’électricité ont financé partiellement les campagnes électorales d’hommes politiques défendant le nucléaire. Les dirigeants de ces compagnies étaient déjà connus pour avoir versé de l’argent lors de campagnes électorales. Mais là, ce sont directement les compagnies qui ont payé. Les sommes versées ne dépassaient pas 200 000 yens (1 400 euros) à chaque fois pour pouvoir rester anonymes. Ainsi, Akira Amari, membre du cabinet, qui est allé tenter de convaincre le gouverneur de Niigata d’accepter la demande de redémarrage de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, aurait reçu plusieurs millions de yens par ce biais.

Neuf compagnies d’électricité auraient mis la main à la poche en 2006 quand il est devenu ministre de l’économie et de l’industrie et qu’il avait la charge de ces compagnies… Cela a continué les années suivantes. Des sous-traitants ou filiales ont aussi contribué. TEPCo aurait arrêté en 2011, après sa quasi-faillite, mais pas les autres.

Ce n’est pas le seul cas. TEPCo aurait créé une échelle pour classer les membres de la classe politique et les soutenir en conséquence.

Etude sur la santé psychique des enfants du Tôhoku

28% des enfants des trois régions du Tôhoku les plus touchées par le tsunami souffrent de troubles psychiques selon le ministère de la santé. Une équipe médicale a interrogé 178 enfants d’Iwaté, Miyagi et Fukushima âgés entre 3 et 6 ans à la date du tsunami, ainsi que leurs parents ou tuteurs deux ans après la catastrophe. Ils ont ensuite comparé les résultats avec ceux d’une étude similaire menée sur 82 enfants de la province de Mié, très éloignée. Ils ont posé une centaine de questions et sont arrivés à la conclusion que 28% des enfants du Tôhoku interrogés souffraient de troubles d’introversion graves, comme de l’isolement, de la dépression ou des angoisses. C’est 4,5 fois plus qu’à Mié.
21% sont agressifs ou ont d’autres indicateurs de comportement “extraverti”. 26% ont des troubles d’adaptation sociale ou autres.

La méthode retenue a été celle du contrôle du comportement des enfants (Child Behaviour Check List – CBCL). Ces enfants vont être suivi sur une décennie. Les médecins pensent qu’il faut fournir des soins à ces enfants, sinon leur état pourrait empirer, mais il y a un manque de spécialistes dans la région.

L’étude a aussi montré que 25% des enfants ont perdu leur maison et que 25% autres ont vu leur maison endommagée. 58% des enfants vivaient dans de la famille à l’époque de l’enquête et 31% dans des abris. 31% ont été séparés de leur parents pendant au moins un temps.

Surveillance citoyenne de l’eau de mer de la côte Ouest des Amériques

La Wood Hole Oceanographic Institution invite les habitants de la côte Ouest des Etats-Unis à prélever de l’eau de mer pour surveiller l’arrivée de radioéléments du Japon. Il en coûtera entre 550 et 600 dollars aux préleveurs volontaires. Elle a même créé un site oueb dédié.

L’ACRO fait une surveillance citoyenne de la radioactivité dans l’environnement depuis des années et cela ne coûte rien aux préleveurs volontaires. Vous êtes les bienvenus. De même que les informations en ligne sur cette page sont en accès gratuit malgré l’énorme quantité de travail que cela représente. Mais un don ou une adhésion sont bienvenus si vous pensez que notre travail est utile. L’argent sera utilisé à bon escient !

Les Etats-Unis veulent récupérer leur plutonium

Les Etats-Unis réclament depuis des années que le Japon renvoie 331 kg de plutonium de qualité militaire qu’ils avaient prêté pendant la guerre froide pour “des études scientifiques”. Ce plutonium est à Tôkaï-mura (Ibaraki) et permettrait de faire entre 40 et 50 têtes nucléaires. L’administration Obama demande son retour, mais le Japon veut le garder car il en aurait besoin pour l’étudier. Une preuve de plus que le Japon est un pays du seuil qui fait tout pour pouvoir assembler une bombe nucléaire en quelques mois en cas de troubles.

Le plutonium vient du Royaume-Uni qui a longtemps été le pourvoyeur des Etats-Unis après l’arrêt du retraitement. Les négociations sont donc tripartites, les EU voulant récupérer chez eux ce plutonium. le Japon pourrait céder.

Rapport de l’AIEA sur la décontamination

L’AIEA est allée visiter des chantiers de décontamination Potemkine. Son rapport final est ici. Rien sur les scandales liés aux déchets réjetés dans les rivières, rien sur la sous-traitance et les conditions de travail. Mais une affirmation que n’importe quelle dose entre 1 et 20 mSv/an est acceptable. Les membres de l’équipe seraient-ils prêts à aller y vivre avec leurs enfants ?

Electricité thermale à Tsuchiyu

A Tsuchiyu, un célèbre onsen (source thermale) de Fukushima qui a perdu de nombreux touristes, des hôteliers ont investi dans la génération d’électricité grâce à l’eau chaude naturelle. Après avoir fait tourné une turbine, l’eau est encore assez chaude pour être utilisée dans les bains. Ils espèrent ainsi générer 2,8 MWh d’électricité, de quoi fournir 500 foyers.

Inspections du réacteur n°2

TEPCo a mis en ligne des images avec explications en anglais de son inspection du tore du réacteur n°2 (chambre de suppression).

TEPCo va envoyer un robot dans les étages supérieurs du réacteur n°2 afin d’explorer comment retirer les combustibles usés de la piscine. Le débit de dose y est trop élevé pour les hommes, mais le haut du bâtiment n’a pas été détruit par une explosion hydrogène. Tout devrait être en place pour mener les opérations. Voir les photos et explications en japonais.

Etudes sismiques à Kashiwazaki-Kariwa

TEPCo a annoncé qu’elle allait mener une étude des failles sous sa centrale de Kashiwazaki-Kariwa, pour confirmer qu’elles ne sont pas actives.
Il y a 23 failles sous cette centrale et la NRA a demandé des études complémentaires. Cette étude va prendre plusieurs mois. TEPCo le savait, mais cela ne l’a pas empêcher d’annoncer un redémarrage de deux réacteurs de cette centrale à partir de juillet prochain dans son plan financier avalisé par le gouvernement.