Nouvelle fuite sur une cuve

TEPCo a découvert une nouvelle cuve provisoire en train de fuir à raison d’une goutte toutes les 4 secondes. L’eau serait restée dans le réceptacle sous la cuve (voir des photos commentées en japonais).

Quant aux conséquences de la cuve similaire qui avait fui pendant un mois cet été avant que TEPCo ne s’en aperçoive, elles ne se résorbent pas : l’eau souterraine du puits E1 reste fortement contaminée avec 650 000 Bq/l en bêta total et 310 000 Bq/L en tritium.

Nouveau prêt pour TEPCo

Un consortium de banques a accepté de prêter 500 milliards de yens (3,8 milliards d’euros) à TEPCo. Il y a 300 milliards de reconduction et 200 milliards d’augmentation de la dette. Pour convaincre ses créanciers, TEPCo a mis en avant un redémarrage de deux réacteurs de sa centrale de Kashiwazaki-Kariwa en 2014 qui devrait lui permettre de faire jusqu’à 100 milliards de yens de bénéfice en 2014. Ce n’est pas encore gagné… La perte pourrait être de 80 milliards de yens sans redémarrage et pourrait être compensée par une nouvelle augmentation de 10% des tarifs d’électricité.
La compagnie pourrait, en 2014, réduire sa masse salariale de plusieurs centaines, voire d’un millier d’emplois, sur la base d’un départ volontaire, souvent en pré-retraite, afin de réduire ses frais et espérer ainsi obtenir une aide supplémentaire de l’Etat. La compagnie a déjà réduit sa masse salariale depuis le début de l’accident : avec 37 000 employés, elle en a 2 400 de moins qu’en avril 2011.

Révision des objectifs d’émission de CO2

Le Japon a réduit ses ambitions en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il veut désormais avoir des émissions de CO2 en 2020 inférieures de 3,8% au niveau de 2005. Ce sera 3,1% de plus que le niveau de 1990 alors que le précédent engagement de 2009 était une réduction de 25% par rapport au niveau de 1990 en s’appuyant, notamment, sur un développement de l’électricité nucléaire.
Pour s’en sortir, le Japon explique que cet objectif et de 15% inférieur à ce qu’auraient été les émissions en 2005 s’il n’y avait pas eu d’énergie nucléaire. Ce calcul n’est pas honnête car le Japon aurait pu consommer moins d’électricité s’il avait été sans nucléaire en 2005. Il suppose aussi que le Japon sera sans nucléaire en 2020. Et d’ajouter qu’il va financer des mesures de réduction d’émission de CO2 dans les pays en développement. Pourquoi ne peut-il pas les dépenser dans son pays ?

Etude parlementaire sur les déchets radioactifs

L’un des arguments de l’ancien premier ministre Koïzumi pour demander l’arrêt de la production d’électricité nucléaire est l’absence de solution pour les déchets radioactifs. Cela a réveillé ses collègues qui vont lancer un groupe d’étude parlementaire pour proposer des solutions qui incluera des membres de l’opposition. Le Japon a 17 000 tonnes de combustibles usés. Et puis, il y a ce qu’il a envoyé en Europe.

Nouvelle taxation du nucléaire

Alors que la plupart des réacteurs nucléaires vont être arrêtés encore longtemps, voire définitivement pour certains d’entre eux, la province d’Ibaraki va changer son système de taxe pour continuer à avoir des revenus du nucléaire : elle va taxer le combustible.
Elle touchait 1,1 milliard de yens par an avant l’arrêt du seul réacteur commercial de la province, puis 600 millions après. En taxant le combustible, elle espère récolter 8,8 milliards de yens sur 5 ans.

Nouveaux cas de cancer de la thyroïde

Alors que les échographies de la thyroïde des enfants de Fukushima se poursuivent, le nombre de cas de cancer a encore augmenté. 226 000 enfants ont été contrôlés, ce qui représente 33 000 de plus que lors de la publication des derniers résultats. Il y a maintenant 26 mineurs qui ont développé un cancer de la thyroïde confirmé après une opération chirurgicale. C’est 8 de plus qu’avant. Un enfant a été opéré, mais le nodule était bénin. Le nombre de cas suspects est de 32. Il y a donc 59 cas avec un cancer ou suspectés pour 226 000 enfants contrôlés.
Sur les 26 cas de cancer avérés, 10 concernent des enfants provenant de villages évacués et 16 de commnunes non évacuées. Si l’on rapporte cela à la population concernée, il y a 3 fois plus de risque de développer un cancer pour les enfants évacués qui ont été plus fortement exposés dans les premiers jours de la catastrophe que pour les enfants non évacués.
On est donc à quasiment 12 cancers confirmés pour 100 000 enfants alors qu’en 2007, il n’y avait 1,7 enfants sur 100 000 qui développait un cancer de la thyroïde entre 15 et 17 ans.
Les spécialistes japonais en charge de l’étude disent que le nombre de cas détectés augmente à cause de la campagne de dépistage systématique et que l’on ne peut pas accuser l’accident nucléaire. Mais, on ne peut pas le disculper, et cela ils ne le disent pas. Par ailleurs, le Japon a lancé une campagne de dépistage de moindre ampleur dans d’autres provinces, et aucun cas de cancer n’y a été détecté.
Les dernières données sont ici en japonais (une traduction non officielle de quelques tableaux est ici en anglais). Les statistiques de 2012 pour tous les cancers au Japon sont ici en deux langues.

Instruction de la demande de démarrage de Kashiwazaki-Kariwa

La NRA avait mis comme condition, une amélioration de la culture de sûreté à la centrale de Fukushima daï-ichi ainsi que pour la gestion de l’eau contaminée, avant d’instruire la demande de redémarrage de TEPCo pour deux réacteurs de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa (Niigata).

TEPCo a fait des annonces, mais il manque encore des preuves. Mais la NRA semble s’en contenter et va lancer l’instruction. Le président de la NRA, maintient, cependant, que la priorité de TEPCo doit être la gestion de l’eau et la sûreté.
Le gouverneur de Niigata a demandé plus d’explications sur ce revirement, alors que les fuites en mer continuent. Et même si la centrale satisfait aux nouveaux critères de sûreté, rien ne dit qu’elle sera exploitée correctement. Il attend aussi des garanties sur la protection des habitants en cas d’accident grave.

Fuite du réacteur n°1

Un robot a découvert par où l’eau contaminée fuyait du réacteur n°1. Il a repéré deux trous dans l’enceinte de confinement par où l’eau s’écoule. TEPCo ne connaît pas le débit de la fuite, mais il semble important, comme de l’eau qui jaillit d’un robinet. Les débits de dose sont de l’ordre de 0,9 à 1,8 Sv/h. Il est donc impossible d’y envoyer des humains.
Voir les photos commentées en japonais et en anglais.