TEPCo a commencé le retrait de combustibles de la piscine du réacteur n°4 et a mis des photos en ligne, avec une chronologie détaillée (en japonais et en anglais). On voit des êtres humains à côté de la piscine en train de surveiller les opérations. Ce ne sera pas possible pour les autres réacteurs car le débit de dose y est trop élevé. Une vidéo est aussi disponible ici.
TEPCo a plongé un container de transport de combustible dans la piscine. Il sera chargé de 22 assemblages, fermé hermétiquement, décontaminé, puis transporté par camion vers la piscine de combustibles commune située à proximité au niveau du sol où le container sera déchargé. Quatre assemblages neufs, qui ne dégagent pas de chaleur et sont peu radioactifs, ont été mis dans le container lors de cette première journée. Ce sera le cas pour tous les assemblages de ce premier transport qui devait prendre une semaine. TEPCo a deux containers et va en charger un pendant qu’elle décharge l’autre.
Elle espère avoir vidé la piscine d’ici la fin 2014.
Pour la compagnie, qui a fortement médiatisé l’évènement, il s’agit d’une étape importante dans le démantèlement. Voir son communiqué de presse en anglais. Pour le réacteur n°4, à l’arrêt et complètement vidé au moment de l’accident, le démantèlement est possible. En revanche, pour les réacteurs 1 à 3, où il y a eu fusion du cœur, la tâche est beaucoup plus complexe. Et dans tous les cas, le Japon n’a aucune solution à proposer pour les déchets engendrés par ces opérations. C’est déjà le cas pour les réacteurs non accidentés en cours de démantèlement. A Tôkaï-mura (Ibaraki), Japan Atomic Power Co. a, encore une fois, reporté le début des travaux de démantèlement, faute de solution pour les déchets. Le réacteur en question, mis en service en 1966 et arrêté en 1998, est le premier réacteur commercial à devoir être démantelé. Les travaux auraient dû commencer en 2011.
Le pays n’a pas plus de solution à proposer pour les combustibles usés ou les combustibles fondus, ainsi que les déchets de haute activité à vie longue. Les combustibles usés de la piscine commune de la centrale de Fukushima daï-ichi vont rester là pendant longtemps.