Exercice de crise à Kawauchi

Il y a eu un exercice de crise à Kawauchi, dans la province de Fukushima. Le scénario supposait un accident sérieux à la centrale de Fukushima daï-ichi : un séisme a stoppé le refroidissement du réacteur n°3 et que plus de 20 microsieverts par heure ont été détectés dans le village. Les habitants se sont réfugiés dans le village voisin de Tamura.
C’est le premier exercice de crise nucléaire depuis 2011. Il a impliqué 260 habitants et un millier de fonctionnaires.

Déblaiement des débris du tsunami à Futaba

Le Japon a commencé à déblayer les débris du tsunami à Futaba, c’est à dire à proximité de la centrale de Fukushima daï-ichi. La ville est toujours entièrement évacuée à cause de la radioactivité. La zone en question est une zone classée en « retour possible ». Il y aurait 5 500 tonnes de débris selon le ministère de l’environnement.

De moins en moins d’habitants désirent rentrer

Un sondage effectué auprès des personnes évacuées montrent qu’elles sont de plus en plus nombreuses à ne plus vouloir retourner dans leur village d’origine. C’est trois points de plus à Tomioka et 11 de plus à Namié, pour atteindre environ 50%. Il y a un an, plus de 60% des habitants de Futaba et d’Ôkuma ont déclaré qu’ils ne rentreraient plus.

Le gouvernement a levé l’ordre d’évacuer d’une partie de Kawauchi le 1er octobre dernier, mais il vient de lancer une décontamination complémentaire dans ce village pour que les populations rentrent. Il avait fait de même dans le district de Miyakoji du village de Tamura.

Riz récolté en zone évacuée

Du riz a été planté à Ôkuma, village évacué, à titre expérimental dans une rizière de 25 ares qui a été décontaminée. La moisson vient d’avoir lieu en présence d’une dizaine d’agriculteurs. Les grains vont être séchés pendant deux semaines avant d’être contrôlés.
Avant la catastrophe, 800 hectares de rizières étaient cultivés à Ôkuma.

Retour vers les points chauds

A Minami-Sôma, il y a 142 points chauds où l’exposition externe dépasse 20 mSv par an. 152 familles sont touchées et 80% des 720 habitants ont évacué. Maintenant que les travaux de décontamination sont terminés, le gouvernement veut que les habitants rentrent chez eux. L’exposition externe la plus élevée qui reste est de l’ordre de 5 mSv/an, ce qui est plus que la limite de 1 mSv/an en temps normal. Lors d’une réunion, le 26 septembre dernier, il a expliqué vouloir lever la recommandation à évacuer (ce n’est pas une obligation) en octobre 2014. Les indemnités liées à l’évacuation seraient versées durant 3 mois après la levée, ce qui est beaucoup plus court que pour les zones où l’évacuation est obligatoire : c’est un an.

Levée de l’ordre d’évacuer à Kawauchi

L’ordre d’évacuer va être levé le 1er octobre pour une partie du village de Kawauchi qui est à moins de 20 km de la centrale accidentée. Les travaux de décontamination sont terminés, affirme le gouvernement et les infrastructures (routes etc) rétablies.
C’est la deuxième zone où l’ordre d’évacuer est levé à moins de 20 km. La précédente était le district de Miyakoji dans la commune de Tamura, qui jouxte celle de Kawauchi, au Nord.
275 personnes, réparties dans 139 foyers sont concernées. Dans la partie Ouest de Kawauchi, située entre 20 et 30 km, il avait d’abord été demandé aux habitants de rester confinés, puis de partir s’ils le pouvaient ou le voulaient. Le retour y est possible depuis longtemps, mais de nombreux habitants ne sont jamais rentrés. Il en sera de même dans la nouvelle zone. En effet, seulement 48 habitants de 22 foyers avaient demandé à pouvoir rentrer et passer la nuit chez eux pour pouvoir préparer leur retour.
Il y avait 2 800 habitants à Kawauchi. 54 d’entre eux, répartis dans 18 foyers, ne peuvent pas encore rentrer à cause de la contamination radioactive.
L’aide financière s’arrêtera dans un an, au 30 septembre 2015, que les habitants soient rentrés ou pas.

Devenir des réfugiés

Selon, l’Asahi, il y a encore presque 130 000 personnes déplacées à Fukushima. Et il y a, officiellement, un total de 15 281 jeunes qui doivent être scolarisés dans un autre établissement. Parmi eux, il y en a 9 767 en dehors de la province de Fukushima.
De nombreuses familles envisagent de s’installer là où elles sont maintenant et de ne pas rentrer chez elles.
En revanche, moins de jeunes partent à la fin de leurs études car le marché de l’emploi est porteur à Fukushima. Et puis, ils veulent s’engager pour reconstruire leur province.