TEPCo va commencer à retirer la couverture du réacteur n°1

TEPCo va commencer à retirer la couverture du réacteur n°1. Les travaux auraient dû débuter en juillet 2014, mais ils ont pris plusieurs mois de retard suite au scandale des rejets de poussières radioactives lors du démantèlement de la partie haute du réacteur n°3. Ce n’est que le 31 décembre 2013 que l’on a appris que TEPCo n’avait pas aspergé des résines fixatrices ou les avait fortement diluées. Voir notre bilan des quatre ans à ce propos.

Cette fois-ci, TEPCo va asperger de la résine pendant près d’une semaine. La surveillance va aussi être renforcée. Voir les photos mises en ligne.

Ensuite, il faudra retirer la couverture, les débris de la partie haute du réacteur, reconstruire une structure comme pour le réacteur n°4 et retirer les combustibles de la piscine. Il y en a pour plusieurs années.

Comme c’est la saison de la plantation du riz à Fukushima, TEPCo s’est engagée à suspendre immédiatement les travaux en cas de niveaux anormaux et prévenir les élus locaux en moins de 30 minutes.

Démantèlement du réacteur n°1

TEPCo envisage de commencer les travaux de démantèlement du réacteur n°1 à partir du 15 mai prochain. La compagnie va commencer par retirer le chapiteau qu’elle a construit tout autour, puis elle va retirer les débris de la partie supérieure avec des engins télécommandés, comme elle l’a fait pour le réacteur n°3. En effet, toute intervention humaine est impossible sur les réacteurs 1 à 3.

Comme les opérations similaires ont entraîné des rejets significatifs de poussières radioactives pour le réacteur n°3, par pure négligence – TEPCo avait renoncé à asperger des résines fixatrices ou avait fortement dilué le produit – la compagnie promet de faire attention cette fois-ci. Elle a mené des tests en ce sens.

TEPCO a aussi mis en ligne de nouvelles images de l’intérieur du réacteur n°1 obtenue par les deux robots abandonnés. Elles sont commentées en japonais.

TEPCo abandonne le deuxième robot

TEPCo a envoyé le deuxième robot à proximité du premier qui a rendu l’âme. Les images vidéo mises en ligne par la compagnie sont de moins bonne qualité, mais permettent de voir le premier robot. La caméra doit être endommagée à cause des radiations. Elle est finalement tombée en panne. Impossible de la rallumer le 18 avril dernier. La compagnie a donc décidé d’abandonner le deuxième robot à proximité du premier. Car, sans caméra, le retour était risqué. Le robot aura pu rester coincé dans le tuyau, bloquant ainsi l’envoi d’autres machines.

Nouvelles images de l’enceinte de confinement du réacteur n°1

Le deuxième robot a pu mener à bien sa mission. TEPCo a mis en ligne quelques images vidéo et quelques photos commentées en anglais : premier document et deuxième document. La vidéo est très courte cette fois-ci.

TEPCo annonce des débits de dose allant de 6,7 à 8,3 Sv/h, ce qui est énorme. Mais, la dernière fois, les chiffres annoncés ne correspondaient pas à ce que l’on pouvait lire sur la vidéo… Peu importe, une telle dose peut tuer un être humain en une heure.

Il n’y a pas d’endommagement majeur de noté, même s’il y a des débris sur la grille où se déplace le robot. Cette grille est bien rouillée. La peinture de protection n’a peut-être pas supporté les fortes chaleurs. Vers le milieu de la vidéo, quand la caméra regarde vers le bas, on voit le reflet de la lampe sur l’eau de refroidissement. TEPCo en a déduit que l’eau a 2,8 m de profondeur.

TEPCo pourrait envoyer ce deuxième robot terminer la mission du premier.

Voir le communiqué de la compagnie.

Deuxième robot dans l’antre du réacteur n°1

TEPCo a fait pénétré un deuxième robot dans l’enceinte de confinement du réacteur n°1. Il est identique à celui tombé en panne la semaine dernière. Il va prendre un autre chemin. Même si le précédent robot s’est trouvé coincé, il a pu continuer à transmettre des informations pendant deux à trois jours. C’est beaucoup plus que la dizaine d’heures initialement envisagée. TEPCo va donc aller plus lentement avec le deuxième robot.

Perte du robot dans le réacteur n°1

TEPCo n’a pas réussi à retirer le robot dans l’enceinte de confinement du réacteur n°1 et va donc l’y laisser. En revanche, elle a mis en ligne des images commentées en anglais et une vidéo prises par ce robot. Le clip mis en ligne fait 2 minutes et 40 secondes alors que le robot a enregistré 3 heures d’images. On y voit l’intérieur de l’enceinte de confinement, mais aussi de la vapeur et l’impact des radiations sur les capteurs de la caméra.

Les débits de doses enregistrées sont de l’ordre de 7 à 10 Sv/h selon les médias qui reprennent le tableau publié par TEPCo. C’est énorme, car c’est une dose létale en 40 minutes environ. Les débits de dose sont aussi indiqués sur la vidéo et ils dépassent parfois 20 Sv/h. La température est plus clémente, de l’ordre de 20°C.

TEPCo n’a pas noté de dommages significatifs sur les structures internes à l’enceinte.

La compagnie devait insérer un deuxième robot aujourd’hui, mais elle doit renoncer car le câble de commande du robot en panne gène l’accès dans le tuyau étroit. Aucun calendrier n’est donné pour le moment.

Réacteur n°1 : le robot est tombé en panne dans l’enceinte de confinement

Comme prévu, le robot est entré dans l’enceinte de confinement du réacteur n°1, au niveau B1, pour l’inspecter. TEPCo a mis en ligne quelques images commentées en anglais. Mais il est rapidement tombé en panne, après 5 heures d’utilisation, sans que la compagnie ne donne d’explication.
Il aurait dû parcourir une vingtaine de mètres dans l’enceinte et revenir, mais il n’aurait parcouru que les 2/3 du trajet aller avant de s’arrêter. Il transmet toujours des données.
Ce robot n’est pas étanche et ne peut pas aller dans le bas de l’enceinte de confinement où il y a de l’eau. Un autre robot étanche est en cours de développement. Par ailleurs, il était prévu qu’il ne puisse pas fonctionner plus qu’une dizaine d’heures à cause du fort taux de radiation qui endommage l’électronique.
Si la compagnie ne peut pas récupérer le robot, elle coupera le câble et en enverra un autre.

Un robot dans l’enceinte de confinement du réacteur n°1

TEPCo a présenté un nouveau robot qui va bientôt ausculter l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur n°1. Une telle opération, qui débutera la 10 avril, est une première. Le robot va faire des mesures de débit de dose, de température et de pression et prendre des photos au niveau B1. Il ne pourra descendre en fond d’enceinte et s’approcher du corium, c’est à dire le combustible qui a fondu et percé la cuve du réacteur, car la radioactivité y est trop forte. En octobre 2012, un dosimètre plongé dans cette enceinte avait relevé jusqu’à 11 sieverts par heure, qui entraînerait une dose létale en quelques minutes.
Des sondes vont être retirées pour pouvoir laisser passer le robot dans des tuyaux.
Voir la présentation en anglais du robot par TEPCo. Une vidéo montre le robot en mouvement.

Le cœur du réacteur n°2 a bien fondu

Après les informations de TEPCo sur le réacteur n°1, l’université de Nagoya fait savoir qu’elle a aussi utilisé les muons d’origine cosmique pour radiographier la cuve du réacteur n°2 et a comparé les images à celles obtenues pour le réacteur n°5 où il n’y a eu de fusion du cœur. Les conclusions sont similaires à celles pour le réacteur n°1 : il n’y a plus de trace visible du cœur dans le réacteur n°2 qui aurait donc entièrement fondu.

Voir le communiqué en japonais de l’université de Nagoya avec quelques images qui annonce une présentation le 22 mars prochain devant la société japonaise de physique.

L’expérience aurait eu lieu entre avril et juillet l’an dernier. Pourquoi TEPCo n’a rien dit ? Pourquoi n’a-t-elle pas annoncé les résultats pour le réacteur n°2 en même temps que ceux pour le 1 ? Les chercheurs de l’université de Nagoya ont dû obtenir l’accord de la compagnie pour pénétrer sur le site et y mener des expériences. C’est l’IRID qui a mené les expériences pour le réacteur n°1. Une simple compétition entre chercheurs ?

La technologie utilisée pour la détection des muons semble différente dans les deux cas.

Le corium du réacteur n°1 a entièrement percé la cuve

Une équipe de chercheurs a fait une radiographie de la cuve du réacteur n°1 à l’aide de muons, des particules cosmiques. Ils confirment ce qui était pressenti à l’aide de simulations numériques, à savoir que le corium, à savoir le combustible fondu, a percé la cuve et qu’il ne reste rien, ou presque rien dans cette dernière.
Les images ne sont pas de bonne qualité, comme prévu. La résolution est de l’ordre du mètre et ne permet donc pas de voir de petits débris. Les chercheurs auraient pu repérer le combustible dans la piscine, mais n’ont rien vu dans la cuve.
En revanche, aucune indication n’est donnée sur la localisation du corium.