De retour de vacances après la Golden week, TEPCo rattrape son retard dans la publication des résultats de la contamination des eaux souterraines, avec de nombreux records :
– publication du 2 mai : la contamination en tritium du puits 1-8 est maintenant de 18 000 Bq/L (prélèvement du 28 avril) ; celle en bêta total du puits 1-14 est de 2 400 Bq/L (prélèvement du 1er mai) ; enfin, l’eau de mer d’un des points des points de prélèvement le long du rivage a maintenant 540 Bq/L (prélèvement du 1er mai).
– publication du 3 mai : l’eau pompée dans les nappes souterraines en amont des réacteurs pour limiter les infiltrations a battu son record de contamination tritium pour le puits n°3 avec 110 Bq/L (prélèvement du 1er mai).
– publication du 5 mai : la contamination en tritium du puits 3-3 est maintenant de 2 600 Bq/L, celle du point de pompage entre les réacteurs 2 et 3, de 5 200 Bq/L (prélèvements du 30 avril).
– publication du 6 mai : la contamination en bêta total des puits 1-6 et 1-12 est maintenant de 780 000 Bq/L et 1 100 Bq/L respectivement (prélèvements du 5 mai) ; un nouveau record a aussi été battu pour l’eau de mer prélevée entre le rivage et la barrière : 140 Bq/L pour le bêta total et 40 Bq/L pour les césiums (prélèvement du 5 mai).
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Retour sur l’envoi d’eau contaminée dans les sous-sols
On s’en souvient, quatre pompes de secours avaient été mises en route par mégarde et de l’eau fortement contaminée était allée dans les sous-sols d’un autre bâtiment au lieu d’aller dans des cuves. La compagnie a enquêté pour savoir comment ces 200 m3 d’eau contaminée ont pu être transférés au mauvais endroit.
Le rapport d’enquête confirme que des ouvriers ont fermé le mauvais interrupteur, pensant mettre en route la climatisation. Les interrupteurs sont identiques et seulement distingués par un numéro. Le rapport révèle que le mauvais pompage, découvert le 13 avril, a commencé le 20 mars ! Incroyable ! Les ouvriers ne se sont pas rendus compte que la clim ne fonctionnait pas ni que l’eau ne venait pas dans les cuves ?
TEPCo souligne que le nouveau bâtiment aux sous-sols inondés ne fuit pas car aucune anomalie n’a été détectée dans l’eau souterraine proche. Est-ce si sûr ? Les dernières données, opportunément exprimées en Bq/cm3 au lieu de Bq/L pour diviser par 1 000 la valeur, montrent une augmentation récente de la contamination de cette eau : cela monte maintenant à 430 Bq/L en bêta total contre 13 Bq/L la veille et 150 Bq/L en tritium (valeurs du 30 avril et 1er mai).
Record du jour :
– à proximité de la cuve qui a débordé en février dernier, il y a maintenant 860 Bq/L en tritium (prélèvement du 30 avril 2014).
Records du jour
Records du jour de la contamination de l’eau :
– dans les puits 2-7, 3-2 et 3-3, la contamination en bêta total atteint respectivement 990, 2 400 et 4 900 Bq/L (prélèvements du 30 avril 2014).
– en aval des cuves, la contamination en tritium du puits E3, qui ne cessait de monter ces derniers jours, semble faire une pause. Elle est repassée à 7 300 Bq/L (prélèvement du 29 avril 2014).
Records du jour de la contamination de l’eau
Records du jour de la contamination radioactive de l’eau souterraine :
– dans le puits 3-2, il y a maintenant 2 700 Bq/L en tritium (prélèvement du 23 avril 2014).
– dans les puits 1-14 et 1-17, il y a respectivement 2 300 et 8 700 Bq/L en bêta total (prélèvements du 28 avril 2014).
– la contamination en césium 137 de l’eau de mer bat aussi un record en deux points situés en deçà de la barrière de protection : il y a maintenant 93 et 39 Bq/L (prélèvements du 28 avril 2014).
– dans le puits E3, situé en aval des cuves, la contamination en tritium continue de monter de façon anormale : 7 500 Bq/L le 27 avril et 7 700 Bq/L le 28 avril 2014.
Deux records consécutifs
La contamination en tritium du puits E3, situé en aval des cuves mais en amont des réacteurs, est repartie à la hausse, avec deux records consécutifs : 6 800 Bq/L le 25 avril et 7 300 Bq/L le 26 avril 2014.
Le stock de tritium estimé à 150 années de rejet
Le 19 janvier dernier, un document de TEPCo mentionnait que l’inventaire en tritium de l’eau contaminée était de 875 TBq (875 000 milliards de becquerels). Comme l’autorisation de rejet en mer pour les 6 réacteurs est de 22 TBq, le stock de tritium représente donc 40 années de rejets à la limite.
Maintenant TEPCo estime à 3 400 TBq le stock de tritium dans les 4 réacteurs accidentés, en prenant en compte ce qu’il y a encore dans le combustible. Cela représente donc 150 ans de rejets à la limite autorisée !
Selon la présentation faite lors de la 8ième réunion du groupe de travail tritium du ministère de l’industrie, la plus grande partie du tritium se trouverait encore dans le combustible (2 500 TBq). La quantité de tritium dans l’eau aurait augmenté de 17 TBq depuis le dernier bilan de janvier 2014. Ce tritium s’échappe probablement du combustible fondu.
Voir aussi l’article en anglais du Maïnichi à ce propos.
Plusieurs records de la contamination de l’eau
Très nombreux records de contamination de l’eau souterraine :
– dans le puits 3-2, situé en aval des réacteurs, il y a maintenant 2 300 Bq/L en bêta total. Il y a aussi 16,7 Bq/L en césium. Un record de contamination en césium est aussi battu dans le puits de pompage voisin avec 6,7 Bq/L. La contamination bêta total du puits 2-7 est passée à 940 Bq/L, sa plus forte valeur (prélèvements du 23 avril 2014).
– dans le puits 1-8, il y a maintenant 17 000 Bq/L en tritium. Dans le 1-14, c’est la contamination bêta total qui atteint sa valeur la plus élevée avec 2 000 Bq/L. Il y a aussi 14 Bq/L d’Antimoine 125 (Sb125) dans l’eau du puits 1-16 (prélèvement du 21 et 24 avril 2014).
– après des records battus 3 jours consécutifs, la contamination en tritium de l’eau du puits E-3, situé en aval des cuves, mais en amont des réacteurs, baisse légèrement à 6 500 Bq/L (prélèvement du 23 avril 2014).
– près de la cuve qui a débordé en février dernier, les contrôles dans le puits G3 sont rares mais restent à la hausse. Un nouveau record vient d’être battu avec 320 Bq/L en tritium (prélèvement du 23 avril 2014).
Par ailleurs, TEPCo pompe l’eau souterraine en amont des réacteurs et la stocke dans des cuves tampon avant de d’espérer la rejeter en mer. La contamination de l’eau des cuves est donnée et comparée aux valeurs limites de rejet que la compagnie s’est fixées. Cela montre bien que TEPCo compte sur l’effet dilution pour le puits le plus contaminé. Les valeurs obtenues par le labo tiers sont aussi données (prélèvement du 15 avril 2014).
Encore un problème sur ALPS
L’unité expérimentale de traitement de l’eau contaminée, ALPS, a encore connu des déboires. Le 22 avril, une ligne a dû être arrêtée car elle ne retirait plus le calcium. La vanne qui contrôle l’agent chimique utilisé à cette fin était fermée. Il s’agit d’une erreur humaine. La vanne a été ouverte et les opérations ont repris le lendemain.
Records du jour de la contamination de l’eau
Records du jour de la contamination de l’eau souterraine :
– en aval des cuves, mais en amont des réacteurs, dans le puits E3, cela continue de monter : il y a maintenant 6 700 Bq/L en tritium (prélèvement du 22 avril 2014). Troisième jour consécutif avec un record battu.
– dans les puits de pompage en amont des réacteurs, il y a maintenant 100 Bq/L en tritium dans le puits n°8 (prélèvement du 22 avril 2014).
Comme la contamination en tritium du puits de pompage n°12 est repassée sous la barre des 1 500 Bq/L pendant 3 jours, TEPCo a repris le pompage.
Records du jour
Records du jour dans la contamination de l’eau souterraine :
– en aval des cuves, mais en amont des réacteurs, la contamination en tritium du puits E3 continue de monter et atteint maintenant 6 400 Bq/L (prélèvement du 21 avril 2014). Le précédent record datait de la veille…
– en aval des réacteurs, il y a maintenant 6 700 Bq/L en bêta total dans le puits 1-17 (prélèvement du 21 avril 2014). Le précédent record datait du 17 avril.