Point sur l’eau contaminée

TEPCo va rejeter en mer l’eau souterraine pompée en amont des réacteurs et stockée dans des cuves tampons. La compagnie espère ainsi réduire les infiltrations dans les sous-sols des réacteurs et, ainsi, ralentir l’accumulation de l’eau contaminée dans des cuves. Le projet est ancien, mais TEPCo avait caché les fuites en mer et s’était trompée sur les mesures de radioactivité. Une fois la vérité connue et les mesures faites par un laboratoire tiers, les pêcheurs ont donné leur accord. Un an de perdu alors que la solution était simple !
Voir le communiqué de TEPCo.
Les dernières données de la NRA sur la contamination de l’eau de mer sont ici en anglais.

Comme annoncé, la station de traitement des eaux usées ALPS est complètement arrêtée suite à un problème avec le calcium.

Records de contamination du jour :
–    dans le puits de contrôle 1-14, il y a maintenant 3 900 Bq/L en bêta total. Des records sont aussi battus dans l’eau de mer (prélèvements du 19 mai 2014).

Records du jour et cuves

Records du jour pour la contamination de l’eau :
–    dans le puits de contrôle 3-2, situé près des réacteurs, il y a maintenant 2 800 Bq/L en tritium. Dans l’eau souterraine pompée entre les réacteurs 2 et 3, il y a maintenant 5 600 Bq/L en tritium (prélèvements du 14 mai 2014).
–    la contamination en tritium de l’eau de mer près du rivage continue de monter (cf vendredi 16 mai). Il y a maintenant 2 600 Bq/L près de la prise d’eau des réacteurs 1 et 2. Celle en bêta total est aussi passée à 1 700 Bq/L (prélèvements du 15 et 18 mai 2014).
–    dans le puits de contrôle G3, situé près de la cuve qui a débordé en février 2014, il y a 1 900 Bq/L en tritium dans le prélèvement du 16 mai 2014 et 2 100 Bq/L dans celui du 17 mai 2014.

Par ailleurs, TEPCO a un mois de retard dans l’installation des cuves pour entreposer l’eau contaminée. Ce serait dû à une mauvaise programmation et une pénurie de béton.

Encore des problèmes avec ALPS

ALPS, la station expérimentale de traitement des eaux contaminées, va de nouveau être complètement arrêtée, car le niveau de calcium ne baisse plus en amont.
Dire que TEPCo voulait démarrer cette installation en septembre 2012. La dernière date prévue pour fonctionner à pleine capacité était le mois dernier… Il ne semble plus y avoir de calendrier, ni de plan B.

Premier test pour le gel du sol

TEPCo a commencé à geler le sol à titre expérimental et a montré la zone à la presse (voir les photos). Il s’agit de faire circuler un liquide refroidi à -30°C dans des tuyaux qui s’enfoncent tous les mètres sur une trentaine de mètres de profondeur. Le but est de tout geler pour bloquer les écoulements. Selon la compagnie, l’expérience est concluante.
TEPCo espère commencer les travaux de grande ampleur en juin, si elle obtient l’accord de la NRA. Il y a 1,5 km à installer pour faire le tour des 4 réacteurs accidentés. Le gel du terrain pourrait alors commencer en mars 2015 et durer 7 ans.
Le premier test n’est que sur 10 m2. La NRA demande des garanties supplémentaires. Le document que lui a fourni TEPCo pour le moment, ne fait que trois pages !
Le gouvernement finance le projet à hauteur de 32 milliards de yens (230 millions d’euros). Un représentant du ministère de l’industrie s’est dit surpris de l’attitude de la NRA. Les temps ont changé…

Nombreux records du jour de la contamination

Records du jour concernant la contamination de l’eau souterraine :
–    dans les puits 2-7 et 3-2, situés près des réacteurs, il y a maintenant 1 000 Bq/L et 2 600 Bq/L respectivement en bêta total (prélèvements du 14 mai). La contamination en césium de ce dernier puits et des puits voisins (3-3 et 3-4) bat aussi son propre record.
–    dans le puits 1-8, il y a maintenant 19 000 Bq/L en tritium (prélèvement du 12 mai).
–    dans le puits 1-14, il y a maintenant 3 300 Bq/L en bêta total (prélèvement du 15 mai).
–    la contamination en tritium de l’eau de mer le long du rivage bat aussi des records en trois points. Près de la prise d’eau des réacteurs 2 et 3, il y a désormais 1 900 Bq/L. Il y a 1 400 Bq/L un peu plus loin (prélèvements du 12 mai). Ces records ont, pour une fois, intéressé les médias. Peut-être parce que cela a dépassé la limite fixée par TEPCo pour les rejets en mer qui est de 1 500 Bq/L pour le tritium. Celle pour le césium est dépassée depuis longtemps…
– dans le puits G3, situé près de la cuve qui a débordé en février 2014, il y a maintenant 36 Bq/L en bêta total (prélèvement du 13 mai 2014).

Les dernières données sur l’eau de mer publiées par la NRA montrent que la concentration en césium est toujours plus forte au pied des réacteurs qu’un peu plus loin, montrant par là que les fuites dans l’océan continuent.

TEPCo a mis en ligne une vidéo promotionnelle en anglais qui montre les efforts faits pour installer des cuves qui arrivent par la mer construites sur le site de la centrale. Il a fallu refaire toute la voirie pour pouvoir les transporter du port à leur lieu de stockage. Ces cuves font 700 m3 chacune.

Pompages et contamination de l’eau

TEPCo a commencé à pomper l’eau souterraine en amont des réacteurs, la stocke dans des cuves tampons et veut commencer à la rejeter en mer à partir du 20 mai. Un laboratoire tiers a fait une analyse et a trouvé 0,039 Bq/L pour le césium 137 et 230 Bq/L pour le césium. C’est donc dans les limites que TEPCo s’est fixées grâce à la dilution. Le premier rejet devrait être de 600 tonnes.
Rien n’est dit sur l’impact du pompage sur la contamination des sous-sols des réacteurs. Est-ce qu’il y a toujours 400 m3/j qui y pénètrent et se contaminent ?
Les résultats de mesure sont ici en anglais sur le site du ministère de l’industrie, et ici en anglais sur celui de TEPCo.

Caroline Kennedy, fille de JFK et ambassadrice des Etats-Unis au Japon, a visité la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi avec son fils âgé de 21 ans. Cela permet d’avoir un bilan dans les médias : il y a entre 1 200 et 1 300 cuves pleines d’eau contaminée, avec un total de 450 000 m3. TEPCo espère atteindre une capacité de stockage de 800 000 tonnes d’ici deux ans.

Records du jour de la contamination de l’eau souterraine et de l’eau de mer :
–    dans le puits de contrôle G3, situé près de la cuve qui a débordé en février dernier, il y a maintenant 1 700 Bq/L en tritium (prélèvement du 12 mai 2014).
–    dans la mer, près de la prise d’eau des réacteurs 1 et 2, il y a maintenant 4 100 Bq/L en tritium (prélèvement du 11 mai 2014).

Plusieurs records de la contamination de l’eau

Records du jour de la contamination de l’eau souterraine :
–    dans le puits de contrôle 1-6, il y a maintenant 860 000 Bq/L en bêta total (prélèvement du 8 mai 2014).
–    dans le puits de contrôle 3-3, il y a maintenant 8 000 Bq/L en tritium. En ce qui concerne l’eau souterraine qui est pompée entre les réacteurs 2 et 3, la contamination tritium est passée à 5 500 Bq/L (prélèvements du 7 mai 2014).
–    la contamination de l’eau de mer atteint maintenant 1 600 Bq/L près de la prise d’eau pour les réacteurs 1 et 2 (prélèvement du 11 mai 2014).
–    la contamination en tritium de l’eau pompée en amont des réacteurs atteint désormais 72 Bq/L (prélèvement du 8 mai 2014).