TEPCo n’arrive pas à geler une galerie souterraine

On le sait, TEPCO veut geler le sol tout autour des réacteurs pour éviter les échanges d’eau contaminée. Mais du côté de l’océan, il y a de nombreuses galeries souterraines qui vont jusqu’au rivage. Elles sont pleines d’eau contaminée. TEPCo a mené des tests dans une de ces galeries du réacteur n°2 pour stopper l’écoulement vers la mer. Le refroidissement a débuté en avril et l’eau n’est toujours pas gelée. TEPCo ne sait pas pourquoi. Elle va essayer de faire passer plus de tuyaux avec du liquide réfrigérant. Elle ne pourra donc pas bloquer ce passage d’ici la fin du mois.
TEPCo mène des tests similaires dans une galerie du réacteur n°3.

Records du jour

Records du jour de la contamination de l’eau souterraine :
–    dans l’eau pompée entre les réacteurs n°2 et 3, il y a maintenant 6 300 Bq/L en tritium. Et dans le puits de contrôle 2-8, il y a maintenant 4 400 Bq/L en bêta total (prélèvements des 11 et 15 juin 2014).
–    dans l’eau pompée en amont pour être rejetée en mer, la contamination tritium dans le puits n°11 est désormais de 530 Bq/L (prélèvement du 12 juin 2014).
–    dans le puits de contrôle G3, situé près de la cuve qui a débordé en février 2014, il y a maintenant 43 Bq/L en bêta total (prélèvement du 14 juin 2014).
A titre de comparaison, TEPCo s’est engagée à ce que l’eau prélevée en amont pour être rejetée dans l’océan ait moins de 1 500 Bq/L en tritium et moins de 5 Bq/L en bêta total.

Records du jour de la contamination et sédiments marins

 

La NRA a rendu publics des résultats d’une campagne de mesure de la contamination du sol sous-marin. Il y a jusqu’à 2 000 Bq/kg en césium 137 à 6 km de la centrale accidentée. Il y a 1 000 Bq/kg en une vingtaine de points situés à 4 km.
C’est à 2,3 – 2,5 km de l’embouchure du fleuve Abukuma que la pollution est la plus forte, jusqu’à 2 700 Bq/kg en césium 137.
Les données sont ici en japonais.

Records du jour de la contamination de l’eau souterraine et de l’eau de mer à la centrale de Fukushima daï-ichi :
–    dans l’eau de mer prélevée le long du rivage, trois nouveaux records de contamination en tritium ont été battus. Les données vont de 1 200 à 3 900 Bq/L. Dans le puits de contrôle 1-17, situé près du rivage, il y a maintenant 63 000 Bq/L en bêta total (prélèvements des 9 et 12 juin 2014).
–    dans le puits de contrôle E8, situé en amont des réacteurs mais en aval de la cuve qui a débordé durant l’été 2013, il y a maintenant 26 Bq/L en bêta total (prélèvement du 11 juin 2014).
A titre de comparaison, TEPCo se refuse à rejeter en mer de l’eau souterraine qui aurait plus de 5 Bq/L en bêta total et 1 500 Bq/l en tritium.

La bataille de l’eau contaminée illustrée

TEPCo a mis en ligne des photos de l’arrivée de nouvelles cuves par la mer.

TEPCO a mis en ligne quelques photos commentées en anglais et une vidéo peu intéressante des travaux de forage pour la mise en place du mur gelé souterrain situé en amont des réacteurs. La contamination en tritium de l’eau profonde à cet endroit atteint 4 700 Bq/L.

Pas d’image pour les records du jour de la contamination de l’eau souterraine :
–    dans le puits de contrôle 3-4 situé près du rivage, il y a maintenant 33 Bq/L en bêta total (prélèvement du 11 juin 2014).
–    dans le puits de contrôle G2, situé près de la cuve qui débordé en février 2014, il y a maintenant 260 Bq/L en bêta total (prélèvement du 10 juin 2014).

Records du jour

Records du jour de la contamination de l’eau souterraine :
–    dans les puits de contrôle 1-14 et 1-17, situés en aval des réacteurs, il y a maintenant 4 800 et 32 000 Bq/L en bêta total. Dans l’eau de mer prélevée le long du rivage, il y a aussi deux records de battus avec 660 et 410 Bq/L en bêta total (prélèvements du 9 juin 2014).
A titre de comparaison, TEPCo se refuse à rejeter en mer de l’eau souterraine qui aurait plus de 5 Bq/L en bêta total.

Records de la contamination

Records du jour de la contamination de l’eau souterraine :
–    dans l’eau pompée entre les réacteurs 2 et 3, il y a maintenant 6 200 Bq/L en tritium. La contamination bêta total du puits 2-7 est passée à 1 100 Bq/L (prélèvements des 4 et 8 juin 2014).
En ce qui concerne l’eau contaminée prélevée en amont TEPCo s’est engagée à ce qu’elle ait moins de 1 500 Bq/L en tritium et moins de 5 Bq/L en bêta total pour être rejetée dans l’océan.

La bataille de l’eau contaminée

TEPCo a procédé au quatrième rejet en mer d’eau souterraine pompée en amont des réacteurs. Le volume augmente à chaque fois : ce sont 1 563 m3 qui ont été rejetés cette fois-ci. Cela a duré 6 heures.

TEPCo a signé un contrat avec la compagnie américaine Kurion pour retirer le strontium de l’eau contaminée.
TEPCO avait, jusqu’alors, tout misé sur ALPS supposé retirer 62 éléments, sans plan B. Comme le système ne marche pas, elle aurait dû se rabattre depuis longtemps sur une solution moins ambitieuse en ce contenant, dans un premier temps, de retirer les éléments les plus pénalisants. Cela aurait dû lui être imposé depuis longtemps.
Le système Kurion devra pouvoir traiter rapidement 300 m3 par jour, dès cet été. La NRA doit encore donner son accord. Cela ne suffira pas car le stock d’eau contaminée s’accroît de 400 m3/j. Mais TEPCo croit toujours en sa station ALPS…

Pour vous changer des records, voici, en japonais, des courbes sur l’évolution de la contamination de l’eau souterraine. L’échelle logarithmique masque les évolutions.

Fuite et records

Suite de la fuite des deux cuves d’eau de pluie très contaminée : TEPCo estime que 3,4 m3 auraient pu fuir au-delà de la zone de rétention qui entoure les cuves.
Il n’y a eu aucun contrôle de la zone depuis mars dernier… et la vanne d’écoulement était en position ouverte, comme avant le scandale de l’été 2013. Cela n’a surpris personne qu’il ne fallait pas pomper l’eau de pluie dans cette zone.
Il y a d’autres zones qui ne sont pas contrôlées. TEPCo va le faire.

Records du jour de la contamination de l’eau :
–    dans le puits de contrôle 2-8, la contamination bêta total atteint maintenant 4 300 Bq/L (prélèvement du 4 juin 2014).
–    dans le puits de contrôle 1-8, la contamination en tritium est maintenant de 33 000 Bq/L et celle en bêta total du puits de contrôle 1-17 est de 25 000 Bq/L (prélèvements des 2 et 5 juin 2014).
–    la contamination en tritium de l’eau de mer prélevée le long du rivage bat aussi deux records avec 2 600 et 3 200 Bq/L (prélèvements des 2 et 3 juin 2014).

Fuite dans les cuves et records

Retour sur la fuite découverte la veille dans deux cuves d’eau de pluie contaminée. 4 m3 de cette eau ont été retrouvés à l’intérieur des petits murets construits pour retenir les fuites. Mais TEPCo a découvert qu’une vanne d’évacuation avait été laissée ouverte et que, par conséquent, de l’eau contaminée est sortie.
La compagnie est en train d’étudier la contamination des sols aux alentours.

Records du jour dans la contamination de l’eau de mer :
– le long du littoral, près de la prise d’eau des réacteurs 1 et 2, il y a maintenant 2 900 Bq/L en tritium et 1 200 Bq/L en bêta total (prélèvements des 1er et 3 juin).

Mur gelé : début des travaux

TEPCO communique sur le démarrage des travaux de mise en place du mur gelé souterrain en amont des réacteurs accidentés. Voir ses explications. 1 550 trous d’une trentaine de mètres de profondeur vont être creusés tous les mètres pour y faire circuler un liquide de refroidissement à -30°C.

Espérons que le système fonctionnera et réduira significativement les infiltrations d’eau souterraine car il coûte très cher, 32 milliards de yens (229 millions d’euros). Il va aussi consommer autant d’électricité que 13 000 foyers (45,5 millions de kWh par an). Espérons aussi qu’il pourra réduire les fuites en mer.

Les travaux devraient être terminés pour mars 2015 et le refroidissement devrait prendre 6 mois. Il est prévu de maintenir le sol gelé jusqu’en 2020. Que se passera-t-il après ?

TEPCo continue, en parallèle, de pomper l’eau souterraine en amont des réacteurs pour la rejeter en mer. 3 rejets ont déjà été effectués. Cette mesure devait initialement réduire les infiltrations de 100 m3 par jour, mais TEPCo a revu ses estimations et annonce entre 20 et 100 m3 par jour.

Le stock d’eau contaminée est de 480 000 m3, dont 360 000 m3 d’eau très contaminée.