Retard du transport des déchets radioactifs

Le gouvernement devait commencer, dès janvier, à transporter les déchets vers le site d’entreposage prévu à Fukushima. Mais il ne devrait pas pouvoir tenir le calendrier. Les négociations avec les propriétaires des terrains sont plus complexes que prévu. Cela n’est pas étonnant car les autorités prétendent qu’il s’agit d’un entreposage pour 30 ans maximum – c’est inscrit dans la loi – et qu’un site de stockage définitif sera trouvé en dehors de la province de Fukushima d’ici là. Il y a plus de 25 millions de m3 à déménager. Qui peut les croire ?

Alors que le déblaiement des débris du tsunami a commencé à Tomioka, de nombreux objets personnels sont retrouvés, créant beaucoup d’émotion chez leurs propriétaires. Certains seront utilisés pour un mémorial.

Les lieux d’incinération des débris du tsunami doivent être connus

Le gouvernement ne voulait pas révéler la liste des communes qui ont accepté de traiter, c’est à dire incinérer, des débris issus du tsunami de mars 2011. Des résidents craignent la contamination radioactive. Mais un tribunal d’Ôsaka vient de décider que cette liste devait être publique car la population est en droit de savoir.
Ce choix du secret date d’avant la loi sur le secret ! Cela ne devrait donc pas s’arranger…

Difficultés pour l’achat des terrains du centre de stockage

Le gouvernement a du mal avec les propriétaires de terrains où il veut installer deux centres d’entreposage des déchets radioactifs. Certains sont introuvables. D’autres rechignent à vendre. Le rachat de chaque parcelle va prendre du temps. Alors, pour accélérer la procédure, il veut commencer les travaux et y mettre les déchets avant même d’avoir racheté les terrains. Car les communes où les déchets s’entassent actuellement protestent.

Le gouvernement a négocié avec des compagnies qui ont des terrains sur les sites sélectionnés pour pouvoir les utiliser avant rachat. Les compagnies ont accepté.

Il va donc lancer des appels d’offre sans que l’on connaisse exactement la position du site, la surface et la date de commencement des travaux. Mais comme il s’est engagé pour janvier 2015, il fait tout donner l’apparence d’y être arrivé.

Pour rappel, il est prévu de mettre plus de 25 millions de m3 de déchets sur ces deux sites.

Inauguration d’un incinérateur

Les autorités ont inauguré un incinérateur à Kawauchi dans la province de Fukushima, qui doit incinérer les déchets issus de la décontamination tout en retenant le césium. L’usine, capable de traiter 7 tonnes de déchets par jour, devrait démarrer en janvier 2015 après une phase de tests. D’autres usines similaires sont prévues à Fukushima.

Retrait des bateaux contaminés

Le nettoyage des zones affectées par le tsunami n’a pas eu lieu dans les zones évacuées à cause de la radioactivité. Le ministère de l’environnement vient d’engager les travaux de démantèlement des bateaux transportés dans les terres par la vague. Il y en a 70 : 62  à Namié, 6 à Tomioka, un à Minami-Sôma et un à Naraha. Les travaux devraient être terminés d’ici mars prochain.

Projet de loi approuvé pour les déchets

Le parlement a approuvé la loi qui instaure un centre d’entreposage des déchets issus de la décontamination à Fukushima, pour une durée de 30 ans. Au-delà, le gouvernement devra reprendre les déchets pour les stocker définitivement en dehors de la préfecture de Fukushima.
C’est l’agence en charge des déchets au PCB qui devra se charger de ces deux centres.

Déblaiement des débris du tsunami à Futaba

Le Japon a commencé à déblayer les débris du tsunami à Futaba, c’est à dire à proximité de la centrale de Fukushima daï-ichi. La ville est toujours entièrement évacuée à cause de la radioactivité. La zone en question est une zone classée en « retour possible ». Il y aurait 5 500 tonnes de débris selon le ministère de l’environnement.

Suspension de l’étude des sites de stockage

A Miyagi aussi le gouvernement peine à trouver un site pour les déchets radioactifs. Il n’a pas pu commencer les travaux d’étude des 3 sites retenus à cause de l’opposition des riverains. Avec l’arrivée prochaine de la neige, le gouvernement a préféré tout suspendre pour reprendre la procédure au printemps prochain. Il espère avoir réussi à convaincre les riverains d’ici là.