Rachat de l’électricité renouvelable

Après la catastrophe nucléaire, la précédente majorité avait fait voter une loi pour favoriser le développement des énergies renouvelables grâce à un tarif de rachat avantageux. Les demandes de raccordement ont explosé et les compagnies d’électricité ont gelé toutes les nouvelles demandes sous le prétexte que le réseau électrique ne pourrait pas faire face à de rapides variations de la production solaire.

Le gouvernement actuel a mis en place un groupe de travail avec les compagnies d’électricité qui préfèrent vendre leur propre production pour déterminer la quantité maximale d’énergie renouvelable qui pourrait être acceptée. Il en ressort de Kyûshû Electric ne pourrait accepter que 8 GWhe dans sa zone, alors qu’elle a reçu des demandes pour 18 GWhe environ. Pour Tôhoku Electric, c’est entre 5 et 6 GWhe contre 12 GWhe demandés.

Difficultés pour l’achat des terrains du centre de stockage

Le gouvernement a du mal avec les propriétaires de terrains où il veut installer deux centres d’entreposage des déchets radioactifs. Certains sont introuvables. D’autres rechignent à vendre. Le rachat de chaque parcelle va prendre du temps. Alors, pour accélérer la procédure, il veut commencer les travaux et y mettre les déchets avant même d’avoir racheté les terrains. Car les communes où les déchets s’entassent actuellement protestent.

Le gouvernement a négocié avec des compagnies qui ont des terrains sur les sites sélectionnés pour pouvoir les utiliser avant rachat. Les compagnies ont accepté.

Il va donc lancer des appels d’offre sans que l’on connaisse exactement la position du site, la surface et la date de commencement des travaux. Mais comme il s’est engagé pour janvier 2015, il fait tout donner l’apparence d’y être arrivé.

Pour rappel, il est prévu de mettre plus de 25 millions de m3 de déchets sur ces deux sites.

Tests génétiques sur la thyroïde

Les autorités ont fait effectuer des tests génétiques sur les thyroïdes de 23 enfants de Fukushima qui ont subi une intervention chirurgicale après la découverte d’un début de cancer. Selon l’étude, les résultats sont similaires à ce que l’on trouve chez des adultes japonais et diffèrent de ce qui a été observé autour de Tchernobyl. Les auteurs concluent que c’est un argument supplémentaire pour dire que l’augmentation observée n’est pas due à la catastrophe nucléaire, mais au dépistage systématique qui a permis de découvrir rapidement ces cas.

Contrôle d’identité à l’entrée des centrales

Le Japon est le seul pays nucléarisé qui n’a pas un système de contrôle de l’identité des personnes qui entrent dans les installations nucléaires alors que c’est recommandé par l’AIEA. Il s’agit de limiter le risque terroriste.
La NRA a décidé de rendre un tel système obligatoire. Le groupe de travail de l’Agence va regarder les systèmes existants au Japon et formuler des recommandations précises à partir de janvier prochain.
Sont concernés les travailleurs qui entrent en zone contrôlée et ceux qui détiennent des informations sensibles sur les matériaux radioactifs.

Prix fossile pour le Japon

Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 1,6% en 2013 par rapport à l’année précédente. Avec 1 395 millions de tonnes de carbone, c’est le plus fort rejet depuis 1990, date à partir de laquelle le Japon a commencé à compter. Le rejet de 2013 est de 10,6% plus élevé que celui de 1990.

Le pays s’est engagé à baisser ses rejets à -3,8% par rapport au niveau de 2005 d’ici 2020. Il est à +1,3%. Cet engagement constitue un recul par rapport à un précédent engagement. A noter que les émissions de CO2 dues aux transports et ménages ont légèrement baissé.

Le gouvernement met en avant l’arrêt du parc nucléaire mais ne fait pas grand-chose pour faire baisser la consommation d’énergie. Pour cela, il a calculé le niveau d’émission si les réacteurs nucléaires avaient fonctionné comme en 2010 et a trouvé 9,4% de moins qu’en 2005. Mais le parc actuel ne pourra jamais entièrement redémarrer.

Le Réseau Action Climat a remis au Japon le « prix fossile » pour son investissement dans les énergies fossiles dans les pays en développement, dont l’Indonésie.

Nouvel institut de recherche à Fukushima

L’Institute of Environmental Radioactivity a été inauguré à l’université de Fukushima. Financé avec des fonds gouvernementaux, il va étudier le comportement de la pollution radioactive dans l’environnement. Il y a actuellement 13 chercheurs, dont neuf étrangers. Il est équipé de neuf détecteurs au germanium.