Un volcan montre des signes près de la centrale de Sendaï

Le Ioyama, un volcan situé à 64 km de la centrale de Sendaï (Kagoshima), montre des signes d’activité. Les récentes secousses laissent penser qu’une petite éruption est possible. Les spécialistes écartent tout risque d’éruption majeure pour le moment. Les autorités ont donc demandé de s’éloigner du sommet. L’accès est aussi interdit au sommet de Sakurajima, aussi situé dans les environs de la centrale de Sendaï.

Réduction de la part du nucléaire

Le nouveau ministre de l’industrie aurait affirmé que la part du nucléaire serait inférieure à 30%, qui était sa part dans la production d’électricité avant mars 2011. Ce serait la première fois qu’un ministre s’avance sur ce taux depuis la catastrophe nucléaire. Avec un tiers à la moitié du parc nucléaire qui ne pourra jamais redémarrer, ce n’est, pourtant, une surprise pour personne.

C’est 0% depuis plus de 13 mois.

TEPCo demande le remboursement d’indemnisations

Selon le Maïnichi, TEPCo réclame à une étudiante de 21 ans de lui rembourser une partie des indemnisations qu’elle a reçues, environ 9 millions de yens (66 000 euros) sur 16 millions (117 000 euros), mais cette dernière refuse.
TEPCo avait déjà réclamé des remboursements à ses employés. C’est la première fois qu’elle le fait pour quelqu’un d’extérieur à la compagnie.
Que s’est-il passé ? Cette jeune fille terminait le lycée à Futaba en mars 2011 et toute sa famille a dû évacuer. Elle était acceptée dans une école d’infirmière dans la région de Tôkyô avant le 11 mars 2011, y est allé et a maintenant terminé ses études. Elle travaille dans un hôpital. Les parents se sont rendus dans un bureau de TEPCo, en juin dernier, pour régler leur situation vis à vis des indemnisations et ont clarifié la situation de leur fille. En septembre 2014, ils ont reçu une demande de remboursement car la compagnie estime qu’elle avait choisi avant la catastrophe d’aller à Tôkyô et qu’elle cessait donc d’être évacuée à partir du moment où elle a déménagé. Elle réclame donc le remboursement de 7,3 millions de yens versés au titre de l’indemnisation de la souffrance mentale, 480 000 yens au titre de l’évacuation et 1,28 millions de yens pour les effets personnels perdus. Sur ce dernier point, TEPCo estime qu’en allant étudier dans une autre région, elle doit, de toute façon, racheter des effets personnels et qu’elle n’a pas à indemniser ce qui a été perdu…
Les parents sont scandalisés : la famille est originaire d’une zone de « retour difficile », euphémisme pour dire retour impossible avant longtemps. Quand leur fille est partie faire ses études, elle n’était pas indépendante financièrement et elle ne peut toujours pas revenir dans sa commune d’origine. Et TEPCo n’a jamais rendu publiques les conditions d’indemnisation. Elle a aussi refusé de justifier sa décision quand elle a été interrogée par le quotidien.
TEPCo indemnise environ 80 000 personnes actuellement et les changements de situation pour étude, changement professionnel ou suite à un mariage vont se multiplier. Un millier d’élèves originaires des zones évacuées ont terminé le lycée au printemps 2011. S’ils ont quitté la région, il se peut que TEPCo leur réclame aussi un remboursement des indemnisations. Une femme évacuée qui s’est mariée en octobre 2011 et a quitté la région, a vu ses indemnisations au titre de la souffrance mentale coupées. Elle estime que sa souffrance n’a pas cessé, a déposé une demande d’arbitrage et a obtenu gain de cause. Les indemnisations ont repris.
Il faudrait que les autorités édictent des règles justes et claires.

Centrales au charbon

Selon le Maïnichi, il y aurait 17 centrales thermiques au charbon en construction ou planifiées au Japon, avec une puissance cumulée de 8 270 GWhe. En parallèle, trois centrales à charbon anciennes doivent fermer. Cela va induire une augmentation importante des émissions de gaz à effet de serre, de 3,9% par rapport aux émissions totales de 2012. Les autorités japonaises ne semblent pas envisager une politique sérieuse de diminution de la consommation d’énergie.

Un ministre actionnaire de TEPCo

Le nouveau ministre de l’industrie et de l’économie est actionnaire de TEPCo. Il possède 600 actions qui ne valent plus grand-chose, de l’ordre de 2 000 euros au cours actuel. Ce n’est pas un délit, mais cela va entamer sa crédibilité. Il a pensé les vendre en devenant ministre, mais a finalement pensé qu’il se devait de soutenir la compagnie nationalisée. Il doit surtout être impartial.

Plan de démantèlement

TEPCo a présenté son nouveau plan de démantèlement. Il y en a toujours pour 30 à 40 ans. Le retrait des combustibles usés devrait se terminer cette année pour la piscine du réacteur n°4. Il devrait commencer en 2015 pour le réacteur n°3. Pour les réacteurs 1 et 2, ce n’est pas pour tout de suite. Le débit de dose dans le réacteur n°2 reste très élevé et pour le réacteur n°1, la compagnie commence à peine des travaux de retrait de la couverture.

Très faible contamination le long des côtes américaines

Le Wood Holes Oceanic Institution, qui fait une surveillance citoyenne de la contamination radioactive du Pacifique, côté américain, a mesuré, pour la première fois, un échantillon d’eau de mer avec du césium 134, qui a une demi-vie de 2 ans et qui provient donc probablement de Fukushima. Il y a 0,7 Bq/m3, soit 0,000 7 Bq/L.
Sur la carte de résultats, il y a une longue traversée avec un point plein. Il faut cliquer dessus. L’échantillon a été prélevé à environ 1 200 km à l’Ouest de Vancouver, à une profondeur de 25 m.