Records du jour

Records du jour de la contamination de l’eau souterraine :
–    dans les puits de contrôle 1-14 et 1-17, situés en aval des réacteurs, il y a maintenant 4 800 et 32 000 Bq/L en bêta total. Dans l’eau de mer prélevée le long du rivage, il y a aussi deux records de battus avec 660 et 410 Bq/L en bêta total (prélèvements du 9 juin 2014).
A titre de comparaison, TEPCo se refuse à rejeter en mer de l’eau souterraine qui aurait plus de 5 Bq/L en bêta total.

Eau dans le réacteur n°2

TEPCo a estimé la quantité d’eau présente dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2 et a trouvé moitié moins que ce qu’elle avait estimé la dernière fois.
Il y a deux ans, la compagnie avait réussi à faire une endoscopie de l’enceinte de confinement à l’aide d’une caméra et avait estimé qu’il y avait environ 60 cm d’eau.
Cette fois, c’est un robot qui a inséré des instruments de mesure afin d’estimer le niveau et la température de l’eau. Il a trouvé 30 cm et 35°C. La température est suffisamment basse pour conclure que le combustible fondu est refroidi, mais la compagnie ne sait pas s’il est entièrement recouvert.

NRA : nomination controversée

La chambre basse du parlement a entériné la proposition de nommer Satoru Tanaka parmi les 5 membres de la NRA. Cette nomination est très controversée car M. Tanaka est un fervent promoteur de l’énergie nucléaire. Il a présidé la société pour l’énergie nucléaire et a aussi reçu de l’argent de cette industrie comme professeur à l’université. 8 mois après le déclenchement de la catastrophe, il a affirmé qu’il était sûr de redémarrer les réacteurs. L’industrie nucléaire jubile en cachette. Un de ses cadres a déclaré, sous couvert d’anonymat, que le départ de Kazuhiko Shimazaki, le sismologue qui ne s’en laissait pas compter, est une petite victoire. Ce dernier n’a, semble-t-il, pas demandé à partir.
L’indépendance de la NRA semble donc une conquête fragile.
Les deux partis au pouvoir ont voté pour, tous les autres contre. La chambre basse a aussi accepté la nomination de Akira Ishiwatari, un géologue moins controversé. La chambre haute devrait suivre.

Records de la contamination

Records du jour de la contamination de l’eau souterraine :
–    dans l’eau pompée entre les réacteurs 2 et 3, il y a maintenant 6 200 Bq/L en tritium. La contamination bêta total du puits 2-7 est passée à 1 100 Bq/L (prélèvements des 4 et 8 juin 2014).
En ce qui concerne l’eau contaminée prélevée en amont TEPCo s’est engagée à ce qu’elle ait moins de 1 500 Bq/L en tritium et moins de 5 Bq/L en bêta total pour être rejetée dans l’océan.

Projet de ville nouvelle pour les travailleurs de Fukushima daï-ichi

Le gouvernement prévoit la construction d’une ville nouvelle pour héberger les 5 000 travailleurs impliqués dans le démantèlement des 6 réacteurs de la centrale de Fukushima daï-ichi. Il y a voit là aussi l’opportunité de créer de l’emploi localement et favoriser le retour des populations. Mais les élus locaux se demandent qui d’autre voudra y vivre ?
Actuellement, la plupart des travailleurs demeurent au-delà des 20 km. Le gouvernement veut s’installer à Ôkuma, situé à 10 km, après avoir décontaminé. Le projet inclut aussi une clinique, des restaurants… Le maire d’Ôkuma y est favorable.
Ce projet accompagne aussi la volonté du gouvernement de faire des réacteurs 5 et 6 une centre de recherche sur le démantèlement ouvert aux université et à l’industrie. Un institut de recherche en robotique devrait y être installé.
Le gouvernement veut aussi construire une centrale thermique le long de la côte et installer un centre de développement des énergies nouvelles. Il y a aussi l’idée d’une ferme contrôlée par ordinateur… Il espère ainsi créer 15 000 emplois supplémentaires.
Le nom de tout cela, « Innovation coast ».

Recherche de site pour les déchets

Le gouvernement a consulté les habitants de Tomioka réfugiés à Iwaki à propos du stockage de déchets radioactifs contenant moins de 100 000 Bq/kg. Ces déchets devraient être couverts par une chape en béton à Naraha avant d’être transporté à Tomioka. L’eau qui pourrait être contaminée au niveau du site sera récupérée dès que la concentration dépasse les limites fixées. Pendant combien de temps ?
Si l’on en croit le rapport de la télévision publique, la NHK, la consultation a tourné au dialogue de sourds : certains habitants ont demandé pourquoi un tel projet alors qu’ils veulent rentrer chez eux. D’autres demandent de pouvoir contrôler par eux mêmes le site. Face à ces questions pertinentes, les autorités auraient conclu qu’elles vont continuer en espérant convaincre les habitants !

La bataille de l’eau contaminée

TEPCo a procédé au quatrième rejet en mer d’eau souterraine pompée en amont des réacteurs. Le volume augmente à chaque fois : ce sont 1 563 m3 qui ont été rejetés cette fois-ci. Cela a duré 6 heures.

TEPCo a signé un contrat avec la compagnie américaine Kurion pour retirer le strontium de l’eau contaminée.
TEPCO avait, jusqu’alors, tout misé sur ALPS supposé retirer 62 éléments, sans plan B. Comme le système ne marche pas, elle aurait dû se rabattre depuis longtemps sur une solution moins ambitieuse en ce contenant, dans un premier temps, de retirer les éléments les plus pénalisants. Cela aurait dû lui être imposé depuis longtemps.
Le système Kurion devra pouvoir traiter rapidement 300 m3 par jour, dès cet été. La NRA doit encore donner son accord. Cela ne suffira pas car le stock d’eau contaminée s’accroît de 400 m3/j. Mais TEPCo croit toujours en sa station ALPS…

Pour vous changer des records, voici, en japonais, des courbes sur l’évolution de la contamination de l’eau souterraine. L’échelle logarithmique masque les évolutions.

19ième demande de redémarrage

Tôhoku Electric a annoncé avoir demandé à la NRA l’autorisation de redémarrer son unique réacteur de sa centrale de Higashidôri (Aomori). La compagnie table sur un redémarrage avant mars 2016, mais la NRA n’a toujours pas statué sur les failles sismiques locales.
Cela porte à 19 le nombre de demandes d’autorisation de redémarrage.