Nouveaux cas de cancer de la thyroïde

Le nombre total de cancers de la thyroïde chez les enfants de Fukushima serait maintenant de 50 cas confirmés auxquels s’ajouteraient 39 nouveaux cas en cours d’examens complémentaires. Les experts expliquent qu’il est difficile d’établir un lien de cause à effet avec les retombées radioactives. Lors des précédentes publications de résultats, ce lien était exclu…
80% des 370 000 enfants de Fukushima ont subi une première échographie de la thyroïde à la fin mars 2014. Les résultats complets devraient être disponibles en août 2014.
Les données officielles sont ici en japonais.

Soutien financier pour le site de stockage des déchets

Pour vaincre la réticence des deux communes sélectionnées pour accueillir un centre d’entreposage des déchets radioactifs issus de la décontamination à Fukushima, le gouvernement envisage des compensations financières conséquentes. Il achèterait ou louerait les terrains au prix du marché sans accident et serait prêt à déplacer les tombes. Si les familles ne veulent pas déplacer les sépultures, le projet de stockage les évitera de façon à permettre les visites et l’entretien.
Ces indemnisations viendront s’ajouter à celles de TEPCo.

Encore des problèmes avec ALPS

ALPS, la station expérimentale de traitement des eaux contaminées, va de nouveau être complètement arrêtée, car le niveau de calcium ne baisse plus en amont.
Dire que TEPCo voulait démarrer cette installation en septembre 2012. La dernière date prévue pour fonctionner à pleine capacité était le mois dernier… Il ne semble plus y avoir de calendrier, ni de plan B.

Suite du feuilleton Oïshimbo

Le prochain épisode du Manga Oïshimbo, qui avait fait scandale en évoquant des saignements de nez chez les habitants de Fukushima, paraîtra lundi 19 mai. Dans ce nouvel opus, les éditeurs accepteraient les nombreuses critiques reçues. Ils devraient aussi publier les opinions de 13 experts différents à propos de l’impact des faibles doses et des propos tenus récemment par les caractères du manga.
La série sera ensuite suspendue alors qu’elle avait débuté en 1983. Le titre signifie « gourmet » et la série était plutôt dédiée à la gastronomie.

Suivi sanitaire pour 20 000 travailleurs

Suite aux recommandations d’un panel d’experts, le gouvernement va suivre la santé de 20 000 travailleurs qui sont intervenus dans les premiers mois de la catastrophe de Fukushima et qui ont été parmi les plus exposés aux radiations. Rappelons que la limite de dose avait été remontée jusqu’à 250 mSv jusqu’au 16 décembre 2011 alors qu’en temps normal elle est de 100 mSv sur 5 ans sans dépasser 50 mSv sur un an.
Ce sont justement les travailleurs qui étaient présents sur le site entre le 14 mars et le 16 décembre qui vont bénéficier de ce suivi médical à vie.
Le ministère n’a pas encore décidé qui fera les examens.

Réacteur n°3 : fuite découverte par un robot

TEPCo a découvert une des fuites de l’enceinte de confinement du réacteur n°3. Un robot équipé d’une caméra a découvert de l’eau qui s’écoulait d’un joint d’un tuyau connecté à l’enceinte. L’eau de refroidissement, qui est régulièrement injectée, s’écoule sur le sol et finit dans les sous-sols du réacteur. La compagnie étudie comment colmater cette fuite sachant qu’un être humain ne peut pas accéder à la zone à cause des trop fortes radiations.
Voir le communiqué en anglais de la compagnie. Des photos et une vidéo sont aussi disponibles. Il y a aussi des explications complémentaires en japonais.

Premier test pour le gel du sol

TEPCo a commencé à geler le sol à titre expérimental et a montré la zone à la presse (voir les photos). Il s’agit de faire circuler un liquide refroidi à -30°C dans des tuyaux qui s’enfoncent tous les mètres sur une trentaine de mètres de profondeur. Le but est de tout geler pour bloquer les écoulements. Selon la compagnie, l’expérience est concluante.
TEPCo espère commencer les travaux de grande ampleur en juin, si elle obtient l’accord de la NRA. Il y a 1,5 km à installer pour faire le tour des 4 réacteurs accidentés. Le gel du terrain pourrait alors commencer en mars 2015 et durer 7 ans.
Le premier test n’est que sur 10 m2. La NRA demande des garanties supplémentaires. Le document que lui a fourni TEPCo pour le moment, ne fait que trois pages !
Le gouvernement finance le projet à hauteur de 32 milliards de yens (230 millions d’euros). Un représentant du ministère de l’industrie s’est dit surpris de l’attitude de la NRA. Les temps ont changé…

Suivi médical proposé pour les travailleurs

Un groupe d’experts mandatés par le ministère du travail recommande que les 19 000 travailleurs qui sont intervenus à la centrale de Fukushima daï-ichi durant les premiers mois et qui ont reçu une dose dépassant la limite autorisée en temps normal, aient doit à un suivi médical à vie. Enfin ! C’est bien la moindre des choses pour ces travailleurs qui ont pris des risques énormes. Ils le méritent bien.
Certaines personnes réclament que cela soit étendu à tous les travailleurs qui interviennent à la centrale.

La décontamination des points chauds est terminée

En dehors des zones d’évacuation, le gouvernement avait recommandé l’évacuation de points chauds qui avaient été découverts jusqu’à l’automne 2011. Il ne s’agissait que d’un conseil à évacuer, mais 80% des foyers concernés sont partis. A Minami-Sôma, par exemple, il y a 142 points chauds affectant 152 foyers.
La décontamination est terminée pour tous ces points chauds et le gouvernement envisage de lever le conseil à évacuer. Il va organiser des réunions.

Contamination de l’alimentation à Fukushima

Les autorités régionales de Fukushima effectuent des contrôles réguliers de la radioactivité dans l’alimentation. En 2013, pour la première fois, tous les fruits et légumes testés avaient une contamination inférieure à la limite de mise sur le marché. C’est aussi le cas pour la viande, les œufs et le lait pour la deuxième année consécutive.
Les plantes sauvages, quant à elles, restent fortement contaminées, ainsi que le gibier.
En 2013, seulement 1,4% de tous les produits comestibles testés ont dépassé la limite. C’était 1,8% l’année précédente.
De son côté, le ministère de la santé a décidé de réduire le nombre de contrôles sur l’alimentation pour tenir compte de l’amélioration de la situation. Il a aussi réduit son soutien financier aux provinces concernées. Les autorités régionales vont donc demander au gouvernement de sécuriser ce financement à l’avenir afin de pouvoir continuer les contrôles.
Les producteurs critiquent cette décision du gouvernement. Ce n’est pas parce ce que la situation s’est améliorée que la confiance des consommateurs est revenue. Ils demandent donc un maintien des contrôles alors que la centrale rejette toujours de la radioactivité dans l’environnement.