Cela a déjà été dit et répété sur cette page, au moins un tiers du parc nucléaire japonais ne redémarrera jamais. Deux PDG de compagnie d’électricité ont même avoué que l’arrêt définitif de certains réacteurs âgés était une option. L’agence de presse Reuters a aussi fait un décompte et est arrivé au même résultat : elle estime que seulement un tiers du parc nucléaire japonais pourra redémarrer, au grand maximum les deux tiers.
14 pourraient redémarrer, selon Reuters, même si cela prendra du temps. Pour 17 autres, c’est moins certain. Enfin, pour les 17 derniers, c’est quasiment sans espoir. L’agence a, pour cela, interrogé une douzaine d’experts et les compagnies d’électricité.
17 demandes de redémarrage ont été déposées.
Archives mensuelles : avril 2014
Nettoyage de cuves contaminées
On s’en souvient, la station de traitement des eaux usées, ALPS, est tombée en panne et de l’eau supposée décontaminée, qui ne l’était pas, a potentiellement contaminé 21 cuves toutes neuves. TEPCo admet la contamination de 9 d’entre-elles. Ces cuves ont été vidées et des ouvriers les nettoient à la main.
Kyûshû Electric demande de l’aide
Rapport UNSCEAR
Le Comité scientifique des Nations Unies sur les effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) a rendu public son rapport de 321 pages sur les conséquences sanitaires de l’exposition à la radioactivité à Fukushima. Pas encore lu.
Page 108, le rapport explique avoir utilisé les résultats de mesure de l’ACRO au Japon. Page 111, Greenpeace est aussi mentionnée pour les contrôles sur le milieu marin, sachant que c’est l’ACRO qui a fait les mesures.
Le communiqué de presse est ici en anglais.
Fin des travaux de décontamination
Hokkaïdô Electric demande de l’aide
La compagnie Hokkaïdô Electric Power Co a demandé une injection de capitaux de 50 milliards de yens (351 millions d’euros), à la Banque du développement du Japon, contrôlée par l’Etat.
La banque pourrait acheter des parts spéciales qui ne lui donne pas de droit de vote mais donne la priorité en cas de dividendes. Outre TEPCO, c’est la première compagnie d’électricité japonaise à demander de l’aide.
TEPCo séparée en deux entités
Le 1er avril correspond au premier jour de l’année fiscale et administrative au Japon. TEPCo a un nouveau président et est maintenant séparée en deux entités : une dédiée à la production, transport et vente d’électricité, l’autre au démantèlement et à la décontamination.
En ce qui concerne l’électricité, les compagnies japonaises bénéficiaient d’un monopole régional qui leur assuraient une rente confortable et leur permettait d’arroser financièrement toute leur région pour continuer à bénéficier de cette position confortable. L’ouverture du marché interne va changer la donne dans un contexte difficile avec l’arrêt complet du parc nucléaire. TEPCo doit donc changer sa culture d’entreprise et va se développer à l’international.
En ce qui concerne la partie démantèlement, elle va être associée avec les grandes industries nucléaires japonaises (Hitachi, Toshiba et Mitsubishi) dans le but d’être, à terme, les mieux placés dans l’immense marché mondial du démantèlement nucléaire qui s’ouvre.
Telle est la mission du nouveau président présentée dans un communiqué de presse.
Piscine du réacteur n°3
TEPCo a apporté une station de décontamination mobile en vue de décontaminer l’eau de la piscine du réacteur n°3. Des photos et explications en japonais uniquement.
Doses prises par les travailleurs
Comme toutes les fins de mois, TEPCo a mis en ligne les dernières statistiques sur les doses enregistrées des 32 546 travailleurs qui sont passés sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi avant le 28 février 2014, dont 28 426 sous-traitants. En février 2014, il y a eu 530 nouvelles personnes, dont 512 sous-traitants, sur les 5 504 travailleurs qui y sont passés.
Il y a 636 travailleurs spéciaux qui ont une limite de dose plus élevée.
Contamination de l’eau
Records du jour dans l’eau souterraine :
– près des cuves, en amont des réacteurs, il y a maintenant 5 500 Bq/L en tritium dans le puits E3 (prélèvement du 30 mars).
– entre les réacteurs et la mer, dans le puits 1-14, il y a maintenant 1 800 Bq/L en bêta total (prélèvement du 31 mars).
Ces records battus jours après jours montrent bien que la contamination souterraine s’aggrave.
En revanche, du côté des cuves de la zone G, où il y a eu un débordement, la situation s’améliore. Il n’y a « plus » que 53 Bq/L en bêta total et 250 Bq/l en tritium dans le puits G2 (prélèvement du 30 mars).
Voir aussi le dernier bilan de la pollution marine par la NRA.