A Iitaté, village entièrement évacué, un groupe de travail réunissant des élus municipaux et des habitants a rédigé un plan pour les années à venir afin de sauver le village. Il prévoit notamment la construction de nombreux services sur une zone de 26 hectares. Il est aussi prévu une centrale électrique solaire et un retour en 2016. C’est plus tard qu’initialement prévu, mais encore bien optimiste.
Archives mensuelles : février 2014
Doses prises par les travailleurs
TEPCo a mis en ligne les dernières statistiques concernant les doses prises par les travailleurs sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi. Elle fait des efforts en publiant 6 documents ! Au 31 décembre 2013, on arrive à un total de 31 383 intervenants enregistrés : 4 086 employés de TEPCo et 27 297 sous-traitants.
Ce document en japonais, donne la répartition des doses enregistrées par classe d’âge pour les employés de TEPCo (première colonne) et les sous-traitants (deuxième colonne), le total étant la dernière colonne. Les âges sont indiqués en haut de chaque tableau, à gauche.
Ce document en japonais donne la répartition des doses prises chaque mois (la colonne de gauche est à lire année mois avec des chiffres collés). Ce document en japonais donne la contribution de la dose externe et celui-là de la dose interne.
Rappelons que la plupart des intervenants résident en zone contaminée durant leur séjour à Fukushima et que la dose en dehors de la centrale n’est pas prise en compte. Et, en mars 2011, il n’y avait pas un dosimètre par personne et que les chiffres annoncés sont à prendre avec recul. Il y a aussi eu de la triche.
Reprise en main de la communication
TEPCo a mis en ligne un communiqué où elle se vante des progrès accomplis. Tout va bien. Ainsi, les réacteurs 5 et 6 n’auraient pas été endommagés par le tsunami. Juste lavés à grande eau ? Mais ils seront démantelés. Quel sens du sacrifice !
Les efforts pour mettre la centrale de Kashiwazaki-Kariwa aux normes continuent, sans un mot sur le laxisme qui a prévalu durant des années et qui explique l’immensité des travaux à effectuer.
TEPCo aurait fait des progrès dans la gestion de l’eau contaminée alors que sans le scandale médiatique de l’été 2013, elle n’aurait rien fait ! Mais bon, les progrès avoués sont sur la qualité des cuves et l’administration ! Faut bien positiver pendant que les fuites en mer continuent comme avant et qu’il faut toujours une cuve nouvelle tous les deux jours.
Faute de maîtriser la situation, on essaye de maîtriser la communication. Ce genre de communiqué, qui montre le pouvoir repris par la com, est complètement inutile. Il n’explique rien et décrédibilise toute autre prise de parole. Et dire que TEPCo se vante d’avoir fait des progrès dans la communication sur les risques…
2,9 tonnes de boues radioactives à Kanagawa
Le ministère de l’environnement a classé 2,9 tonnes de boues dans la province de Kanagawa (au Sud de Tôkyô, à 300 km de la centrale) comme déchets radioactifs. Il va devoir les prendre en charge. Il s’agit de boues récoltées dans les caniveaux, gouttières… qui ont plus de 8 000 Bq/kg en césium.
Il y a, en tout, 140 000 tonnes de boues radioactives dépassant cette limite dans 11 provinces du Japon.
Mesures pour diminuer le rayonnement X émis par les cuves pleines d’eau contaminée
Lors de la réunion de la veille à propos de l’eau contaminée, la NRA a auditionné TEPCo à propos du débit de dose trop élevé à la bordure du site, depuis la prise en compte du rayonnement X, comme nous l’avions expliqué. Il monte jusqu’à 8 mSv/an alors que la limite est de 1 mSv/an. C’est un problème pour les travailleurs.
Pour le résoudre, TEPCo a dit qu’elle voulait filtrer l’eau, mais la station ALPS n’est toujours pas au point et elle n’a pas pu donner de calendrier. Bref, la compagnie n’a pas de plan B alors que la station ALPS, initialement prévue pour septembre 2012, cumule les déboires sans remplir les performances attendues.