TEPCO a annoncé aux pêcheurs que le test de décontamination qu’elle a mené sur l’eau souterraine pompée au pied des réacteurs étaient concluants et qu’elle pouvait la rejeter en mer sans problème. Les pêcheurs n’ont pas été convaincus.
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Records du jour de la contamination
Records du jour de la contamination radioactive de l’eau souterraine :
– dans le puits de contrôle 1-17, il y a maintenant 350 000 Bq/L en bêta total. La contamination en tritium de l’eau de mer le long du littoral bat aussi des records en trois points de prélèvement, avec des niveaux compris entre 350 et 600 Bq/L (prélèvements des 18 et 21 août 2014).
– dans l’eau pompée en amont des réacteurs, mais en aval des cuves, pour rejet en mer, la contamination en tritium dans le puits n°11 est maintenant de 820 Bq/L (prélèvement du 21 août 2014)
TEPCO a mis en ligne des résultats de mesure sur de l’eau souterraine pompée au pied des réacteurs, mais en amont.
Rappelons, à titre de comparaison, que la compagnie se refuse à rejeter dans l’océan une eau qui aurait plus de 5 Bq/l en bêta total et plus de 1 500 Bq/l en tritium.
Présentation du projet de traitement de l’eau souterraine
TEPCO a mis en ligne une version en anglais de ses explications et photos relatives au système de décontamination de l’eau souterraine qu’elle veut pomper au pied des réacteurs pour la jeter dans l’océan.
Nouveau record de contamination
Record du jour de la contamination radioactive de l’eau souterraine : dans le puits de contrôle n° 3-2, il y a maintenant 3 100 Bq/L en bêta total (prélèvement du 20 août 2014).
TEPCo veut rejeter l’eau souterraine dans l’océan
TEPCo veut pomper l’eau souterraine au pied des réacteurs, la décontaminer partiellement et la rejeter dans l’océan. Elle vient de commencer les tests de décontamination. Elle avait récemment pompé 500 m3 et elle vient de commencer le traitement de 290 m3. L’efficacité effective du traitement n’est pas connue.
Record de contamination dans le puits 1-17
Record du jour de la contamination radioactive de l’eau souterraine : dans le puits de contrôle 1-17, il y a maintenant 310 000 Bq/l en bêta total (prélèvement du 18 août 2014).
Echec du gel de la galerie souterraine
TEPCo a reconnu, lors d’une réunion avec l’autorité de sûreté, que son projet de boucher une galerie souterraine située en aval des réacteurs 2 et 3 avec un mur de glace est un échec. Cela fait trois mois qu’elle essaye, qu’elle ajoute de la glace, de plus en plus de glace, en vain. Elle en a mis 400 tonnes depuis le mois dernier. 90% de la section de la galerie a pris, mais l’eau contaminée passe toujours à cause de tuyaux, gaines etc qui passent par là. TEPCo veut donc boucher les trous du mur de glace avec du ciment. Pourquoi ne peut-elle pas mettre du ciment partout ?
La NRA va donner son avis après avoir examiné le nouveau plan de TEPCo.
Présentation du nouveau système de décontamination
TEPCo a mis en ligne des images et des explications en japonais (et en anglais) à propos du système de décontamination partielle monté sur camions qui est arrivé pour traiter l’eau souterraine avant rejet en mer, si la compagnie obtient l’autorisation.
Records du jour de la contamination
Records du jour de la contamination radioactive de l’eau souterraine :
– dans le puits de contrôle 1-8 et dans l’eau pompée entre les réacteurs 2 et 3, il y a respectivement 1 900 et 8 300 Bq/L en tritium. Dans le puits 3-4, il y a 46 Bq/L en bêta total (prélèvements du 10 et 13 août).
– dans le puits de contrôle 1-14, il y a 22 000 Bq/L en bêta total (prélèvement du 14 août).
– dans l’eau pompée entre les réacteurs 2 et 3, il y a 8 800 Bq/L en tritium (prélèvement du 13 août). C’était 8 300 quelques jours plus tôt (voir plus haut).
– dans le puits de contrôle E-7, situé en amont des réacteurs, mais en aval des cuves, il y a maintenant 60 Bq/L en bêta total (prélèvement du 13 août).
– dans l’eau pompée en amont pour être détournée vers l’océan, il y a maintenant 56 et 670 Bq/L en tritium dans les puits 5 et 11 respectivement (prélèvements du 14 août).
Rappelons, à titre de comparaison, que TEPCo ne s’autorise pas à rejeter dans l’océan une eau qui aurait plus de 5 Bq/L en bêta total et 1 500 Bq/L en tritium.
Fuites en mer
TEPCo continue de pomper l’eau souterraine en amont pour la rejeter dans l’océan avant contrôle. Les deux derniers rejets ont eu lieu les 5 et 12 août avec, respectivement, 2 007 et 2 123 m3. Comme cette eau a environ 330 Bq/L en tritium, cela conduit à des rejets respectifs de 662 et 700 MBq (millions de becquerels). Cela reste faible par rapport aux fuites quotidiennes estimées à une vingtaine de milliards de becquerels par jour. Et puis le tritium pompé en amont est déjà dans la nappe phréatique et ira, de toutes façons, dans l’océan.
La fuite de tritium en mer représenterait donc un rejet annuel de 7 300 GBq (milliards de becquerels) et est donc inférieure à l’autorisation de rejet en mer donnée à TEPCo avant la catastrophe (22 000 GBq). Cependant, comme TEPCo ne dit pas comment cette fuite a été évaluée, il est impossible de savoir si ce chiffre est réaliste ou pas.
En revanche, pour le césium 137, la fuite quotidienne estimée à 22 GBq par jour environ l’an dernier et 10 fois moins cette année. Cela conduit à un rejet annuel de 8 000 GBq l’an dernier et 800 GBq cette année. Dans les deux cas, l’autorisation de rejet annuelle, fixée à 220 GBq est dépassée. Pour le strontium, la limite de rejet est aussi dépassée. C’est pourquoi TEPCo ne dit rien à ce sujet…