Nouvelles stations ALPS

TEPCo communique sur sa station de traitement des eaux contaminées, ALPS. Elle vient d’installer deux unités supplémentaires, dont une est une nouvelle version ALPS2.0, plus performante. Elle devrait pouvoir traiter 500 m3/jour. La compagnie espère ainsi arriver à un total de 2 000 m3/jour. Mais elle inclut une unité qui ne traite que le strontium, en plus du césium, et qui ne propose pas une décontamination poussée.
ALPS2.0 produirait moins de déchets que ALPS et a été partiellement financée par le gouvernement qui a versé environ 15 milliards de yens (0,1 milliard d’euro).

Décontamination de l’eau : TEPCo garde espoir

TEPCo a montré à la presse sa nouvelle chaîne de traitement des eaux contaminées ALPS, mise en place en septembre dernier et elle fonctionnerait sans problème. Un mois sans panne, quoi.
Au 14 octobre, TEPCo a 355 000 m3 d’eau contaminée dans laquelle seul le césium a été retiré et qui restent donc à traiter. TEPCo veut donc installer d’autres chaînes de traitement amélioré afin de passer d’une capacité de 750 à 1 960 m3 par jour. Tout cela reste théorique car ALPS a accumulé les pannes et déboires. Le taux d’utilisation n’a été que de 35 à 61%.
TEPCo a donc récemment introduit une nouvelle unité qui ne retire que le strontium. Avec le retrait du césium et du strontium, la contamination baisse de façon significative. En cas de fuite, cela limitera les dégâts. Cette unité peut traiter 300 m3 par jour et TEPCo veut ajouter une nouvelle unité capable de traiter de 500 à 900 m3 par jour. Cette reste contaminée avec de nombreux autres radioéléments.
Mais comme la compagnie s’était engagée à purifier toute l’eau accumulée d’ici le 31 mars 2015, fin de l’année fiscale, elle qualifie l’eau passée dans les filtres à césium et strontium de « purifiée »… C’est du même niveau qu’affirmer que la situation est « sous-contrôle ».
En attendant, il y a toujours 300 à 400 m3 d’eau souterraine qui pénètre dans les sous-sols où elle se mélange de l’eau de refroidissement qui est fortement contaminée et qui vient s’ajouter au stock d’eau à traiter.

Record de contamination

La contamination radioactive du puits de contrôle 1-6 vient de battre plusieurs records : la contamination bêta total est à 7,8 millions de Bq/L, celle en Cobalt-60, 3 600 Bq/L, celle en Manganèse-54, 700 Bq/L, celle en Césium-134, 61 000 Bq/L et celle en Césium-137, 190 000 Bq/L (prélèvement du 13 octobre 2014). Pour le césium, il s’agit d’un record absolu. En bêta total, c’est la deuxième valeur la plus élevée jamais observée.
Et TEPCo d’accuser le typhon. Mais ce n’est pas le typhon qui a apporté celle pollution, c’est bien sa centrale qui fuit de partout.

Très forte contamination

Le puits de contrôle de l’eau souterraine 1-17 fait parler de lui dans les médias. La contamination en tritium a atteint la valeur de 150 000 de Bq/L (prélèvement du 9 octobre 2014). C’est 10 fois plus que le 2 octobre. Le typhon est pointé du doigt. Le fait que la contamination bêta total atteigne 1,2 million de Bq/L et qu’elle n’arrête pas d’augmenter ces derniers temps ne semble pas intéresser la presse.

Record de contamination en amont

Record de la contamination bêta total de l’eau souterraine dans le puits de contrôle E9 situé en amont des réacteurs, mais en aval des cuves, avec 14 000 Bq/L (prélèvement du 8 octobre 2014). Il y a aussi eu un record de la contamination bêta total dans l’eau d’un drainage de surface (prélèvement du 7 octobre 2014). Ces augmentations pourraient être dues aux fortes pluies qui ont déplacé la pollution radioactive.