Nouveaux robots pour le démantèlement

TEPCo a mis en ligne des images de robots partiellement financés par de l’argent public pour rechercher des fuites. Un robot nageur et un robot rampant ont ainsi été testés dans le réacteur n°2 et les tests seraient concluants. Aucune fuite n’aurait été trouvée pour le moment.
L’industrie japonaise veut faire de cet accident une opportunité pour être bien positionnée dans le marché mondial du démantèlement nucléaire qui va exploser dans les années à venir. D’où le communiqué.

Démantèlement du réacteur n°1

TEPCo a mis en ligne, en japonais uniquement, une présentation des travaux de retrait de la couverture du réacteur n°1 et de démantèlement de la partie supérieure. Seule la partie haute de la couverture sera retirée dans un premier temps. TEPCo insiste sur le fait qu’elle va pulvériser un produit pour diminuer la remise en suspension des poussières. Elle aussi essayé de colmater la partie inférieure du bâtiment où elle aspirera les poussières.
On peut cependant s’attendre à une augmentation des rejets radioactifs et un silence assourdissant de TEPCo à ce sujet, comme pour le réacteur n°3…

Retrait du corium

L’Institut de Recherche International sur le Démantèlement (IRID) mis récemment en place par le gouvernement avec l’industrie nucléaire a organisé une réunion sur le retrait du combustible fondu.
TEPCo envisage toujours de remplir l’enceinte de confinement d’eau pour réduire le rayonnement au moment des opérations de retrait. Mais cela est paru peu réaliste aux personnes présentes car l’enceinte est percée et il sera difficile de boucher tous les trous et fissures. En revanche, l’Institut n’a pas d’idée à proposer à la place et lance donc un appel international pour proposer des techniques sans noyage. Le gouvernement va accepter les propositions à partir de juin prochain.

Déchets générés par le démantèlement

Selon TEPCo, le démantèlement devrait générer 560 000 m3 de débris radioactifs d’ici 2027 et elle n’a pas d’emplacement pour les mettre. La compagnie en a déjà 250 000 m3. Elle veut incinérer les matériaux combustibles. Il y a en particulier le bois de la forêt que TEPCo a dû raser pour mettre des cuves de stockage de l’eau contaminée. En ce qui concerne les débris les moins radioactifs, elle veut les compresser et s’en servir pour faire des routes par exemple sur le site de la centrale. Le volume pourrait ainsi être réduit à 220 000 m3. Il manque actuellement des capacités de stockage pour 160 000 m3.
Le cœur des réacteurs avec les déchets les plus radioactifs ne sera pas démantelé avant 2027 et n’est donc pas pris en compte dans ce bilan.

Soutien à la recherche sur le démantèlement

Le gouvernement devrait sélectionner deux ou trois universités où il va favoriser le développement de la recherche sur le démantèlement. Un centre de recherche, coordonné par lRID, devrait être installé à Naraha, à proximité de la centrale de Fukushima daï-ichi. Le nombre d’étudiants qui choisissent l’énergie nucléaire est en baisse au Japon.

Réacteur n°3 : fin du retrait des débris

Réacteur n°3 : TEPCo a fini de démanteler la partie supérieure du bâtiment réacteur, a commencé à retirer une partie des débris de la piscine et va couvrir le haut du bâtiment pour réduire le débit de dose.Tout a été fait à l’aide d’engins télécommandés car les humains ne peuvent pas y travailler à cause des débits de dose.

Une structure analogue à celle construite sur le réacteur n°4 va être mise en place. Elle devra aussi réduire le débit de dose autour du réacteur.
Documents en japonais sur le retrait des débris et sur la protection de la partie haute.

TEPCo séparée en deux entités

Le 1er avril correspond au premier jour de l’année fiscale et administrative au Japon. TEPCo a un nouveau président et est maintenant séparée en deux entités : une dédiée à la production, transport et vente d’électricité, l’autre au démantèlement et à la décontamination.
En ce qui concerne l’électricité, les compagnies japonaises bénéficiaient d’un monopole régional qui leur assuraient une rente confortable et leur permettait d’arroser financièrement toute leur région pour continuer à bénéficier de cette position confortable. L’ouverture du marché interne va changer la donne dans un contexte difficile avec l’arrêt complet du parc nucléaire. TEPCo doit donc changer sa culture d’entreprise et va se développer à l’international.
En ce qui concerne la partie démantèlement, elle va être associée avec les grandes industries nucléaires japonaises (Hitachi, Toshiba et Mitsubishi) dans le but d’être, à terme, les mieux placés dans l’immense marché mondial du démantèlement nucléaire qui s’ouvre.
Telle est la mission du nouveau président présentée dans un communiqué de presse.