L’école de Tsushima (Namié) va fermer après que le dernier élève passe au collège

Le district de Tsushima, à Namié, avait une école élémentaire et un collège qui accueillaient 1 700 élèves avant la catastrophe nucléaire. La commune est presque entièrement classée en zone dite de retour difficile. L’école élémentaire a donc déménagé à Nihonmatsu, dans les bâtiments d’une ancienne école. Elle va fermer à la fin de l’année scolaire, qui termine fin mars 2021, faute d’élèves.

Selon le Maïnichi, il n’y a plus qu’un seul élève à l’école élémentaire… et il va passer au collège.

Deux synthèses sur l’évolution de la contamination radioactive à Fukushima

Un article de revue synthétise les connaissances acquises sur la contamination de l’environnement terrestre à Fukushima et son évolution. Il est en accès payant, mais l’IRSN en a mis une version gratuite en ligne.

L’AIEA a aussi publié une synthèse des connaissances sur les transferts des radioéléments dans l’environnement de Fukushima. Le document est en libre accès ici.

Plus qu’un seul réacteur nucléaire en activité au Japon

Avec l’arrêt temporaire d’Ôï-4, pour maintenance, tous les réacteurs nucléaires exploités par Kansaï Electric sont arrêtés. Cela devrait durer jusqu’au 22 décembre, avec le redémarrage de Takahama-3.

Kansaï Electric (KEPCo) avait remis en route 4 réacteurs depuis la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima daï-ichi : Ôï-3 et -4, ainsi que Takahama-3 et -4, tous situés dans la province de Fukui. Takahama-3 et -4 ont du retard dans la mise en place des mesures anti-terrorisme. Des tuyaux doivent être changés dans Ôï-3.

Sur les 9 réacteurs remis en service depuis la catastrophe de Fukushima, il n’y en a qu’un en activité actuellement : Genkaï-4. Genkaï-3 est arrêté pour maintenance et Sendaï-1 et -2, aussi exploités par Kyûshû Electric, sont arrêtés à cause du retard dans l’implémentation des mesures anti-terrorisme.

Et Ikata-3, exploité par Shikoku Electric a été arrêté par la justice en janvier denier.

269 problèmes de santé au travail ayant conduit à une indemnisation à Fukushima daï-ichi

Selon le ministère du travail, il y a eu 269 cas de maladies liées au travail ayant conduit à une indemnisation depuis le début de la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima daï-ichi. Ce chiffre élevé est dû aux conditions de travail très difficile sur le site. En ce moment, environ 4 000 personnes travaillent chaque jour sur le site et beaucoup sont exposées aux rayonnements ionisants.

Selon l’agence Kyodo, qui relaie l’information du ministère, il y a notamment six cas de travailleurs qui ont développé un cancer ou une leucémie en raison d’une exposition aux radiations, et quatre autres qui ont souffert de maladies liées au surmenage. TEPCo dénombre 98 personnes qui ont souffert de la chaleur sous les combinaisons de protection.

L’article mentionne aussi 313 accidents, dont trois mortels, sans expliquer le lien avec le chiffre précédent.