Indemnisation de l’étudiante : TEPCo lâche prise

On s’en souvient, TEPCo a demandé à la famille d’une étudiante de rembourser les indemnités reçues une fois que cette dernière est partie étudier à Tôkyô car elle n’est plus considérée comme évacuée. La famille refuse et TEPCo aurait renoncé à porter l’affaire devant la justice.
Les autres familles dans une situation similaire ont consulté la commission ad-hoc et TEPCo a convenu de ne pas leur réclamer de remboursement des sommes déjà versées. En revanche, la compagnie refuse toujours de publier ses règles d’indemnisation.
Le Maïnichi, qui a révélé cette affaire, y est probablement aussi pour quelque chose dans le règlement favorable aux familles.

Feu vert du gouverneur de Kagoshima

Comme prévu, suite à vote favorable de son assemblée (38 oui sur 47 membres), le gouverneur de Kagoshima a donné son feu vert au redémarrage des deux réacteurs de Sendaï. Le redémarrage n’est pas encore pour tout de suite. Il y avait environ 400 manifestants anti-nucléaire devant l’assemblée régionale et à l’intérieur.

Comme les communes des alentours, qui n’ont pas été consultées, mais qui sont à la peine avec leurs plans d’évacuation, râlent, le gouverneur a simplement déclaré, lors de la conférence de presse, que les plans d’évacuation ne lui posaient pas de problème.

Les deux réacteurs ont une puissance de 890 MWhe chacun.

Erreur d’adresse

Un hôpital de Fukushima a envoyé des résultats de contrôle de la thyroïde à une mauvaise adresse. 173 personnes ont reçu le résultat d’une autre personne… Parmi eux, il y a deux enfants où la taille du nodule nécessite un deuxième examen et ils ont reçu une lettre leur indiquant que ce n’était pas nécessaire.

Décontamination des résidences secondaires

A Nasu, dans la province de Tochigi, où il y a de nombreuses résidences secondaires, les travaux de décontamination n’avancent pas car il est impossible de joindre de nombreux propriétaires. Selon le Maïnichi, seulement 3 361 maisons sur près de 20 000 ont été décontaminées au 4 novembre dernier. Mais il n’y a pas que cela, puisque 11 000 propriétaires ont donné leur accord. Une petite partie a refusé et 3 600 environ n’ont pas répondu. Certaines propriétés sont aussi abandonnées suite à un héritage et sont entrées en décrépitude.

Le problème ce sont les déchets. Ils sont actuellement laissés sur chaque propriété. Les autorités locales peuvent décontaminer une maison de vacances en cas de non réponse du propriétaire, à condition de l’annoncer dans la presse. En revanche, elles n’osent pas y laisser des déchets sans leur consentement. Et comme l’eau de pluie lessive les sols contaminés avant de rejoindre, parfois, les jardins de résidents permanents, ces derniers demandent au gouvernement de faire quelque chose.

Renvoyer les déchets à Fukushima

Le maire et les habitants de Shioya à Tochigi ne veulent toujours pas d’un centre de stockage des déchets radioactifs issus de la catastrophe nucléaire car ils craignent pour leurs ressources en eau. Le maire propose donc que ces déchets soient mis à Fukushima, soit sur un des centres prévus ou sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi. Mais le ministre de l’environnement a refusé cette idée en disant que la province de Fukushima avait suffisamment souffert de cette catastrophe et que chaque province devait gérer ses propres déchets. Une réunion est prévue dimanche avec les maires de Tochigi concernés.