On s’en souvient, TEPCo a demandé à la famille d’une étudiante de rembourser les indemnités reçues une fois que cette dernière est partie étudier à Tôkyô car elle n’est plus considérée comme évacuée. La famille refuse et TEPCo aurait renoncé à porter l’affaire devant la justice.
Les autres familles dans une situation similaire ont consulté la commission ad-hoc et TEPCo a convenu de ne pas leur réclamer de remboursement des sommes déjà versées. En revanche, la compagnie refuse toujours de publier ses règles d’indemnisation.
Le Maïnichi, qui a révélé cette affaire, y est probablement aussi pour quelque chose dans le règlement favorable aux familles.
Archives mensuelles : novembre 2014
Trois travailleurs blessés
Trois travailleurs ont été blessés à la centrale de Fukushima daï-ichi, alors qu’ils travaillaient sur une cuve, suite à la chute d’un objet en acier. L’un a perdu connaissance. Ils ont dû tous les trois être transportés à l’hôpital par hélicoptère.
TEPCo a mis en ligne une photo du lieu du sinistre.
Feu vert du gouverneur de Kagoshima
Comme prévu, suite à vote favorable de son assemblée (38 oui sur 47 membres), le gouverneur de Kagoshima a donné son feu vert au redémarrage des deux réacteurs de Sendaï. Le redémarrage n’est pas encore pour tout de suite. Il y avait environ 400 manifestants anti-nucléaire devant l’assemblée régionale et à l’intérieur.
Comme les communes des alentours, qui n’ont pas été consultées, mais qui sont à la peine avec leurs plans d’évacuation, râlent, le gouverneur a simplement déclaré, lors de la conférence de presse, que les plans d’évacuation ne lui posaient pas de problème.
Les deux réacteurs ont une puissance de 890 MWhe chacun.
Erreur d’adresse
Un hôpital de Fukushima a envoyé des résultats de contrôle de la thyroïde à une mauvaise adresse. 173 personnes ont reçu le résultat d’une autre personne… Parmi eux, il y a deux enfants où la taille du nodule nécessite un deuxième examen et ils ont reçu une lettre leur indiquant que ce n’était pas nécessaire.
Décontamination des résidences secondaires
A Nasu, dans la province de Tochigi, où il y a de nombreuses résidences secondaires, les travaux de décontamination n’avancent pas car il est impossible de joindre de nombreux propriétaires. Selon le Maïnichi, seulement 3 361 maisons sur près de 20 000 ont été décontaminées au 4 novembre dernier. Mais il n’y a pas que cela, puisque 11 000 propriétaires ont donné leur accord. Une petite partie a refusé et 3 600 environ n’ont pas répondu. Certaines propriétés sont aussi abandonnées suite à un héritage et sont entrées en décrépitude.
Le problème ce sont les déchets. Ils sont actuellement laissés sur chaque propriété. Les autorités locales peuvent décontaminer une maison de vacances en cas de non réponse du propriétaire, à condition de l’annoncer dans la presse. En revanche, elles n’osent pas y laisser des déchets sans leur consentement. Et comme l’eau de pluie lessive les sols contaminés avant de rejoindre, parfois, les jardins de résidents permanents, ces derniers demandent au gouvernement de faire quelque chose.
Renvoyer les déchets à Fukushima
Le maire et les habitants de Shioya à Tochigi ne veulent toujours pas d’un centre de stockage des déchets radioactifs issus de la catastrophe nucléaire car ils craignent pour leurs ressources en eau. Le maire propose donc que ces déchets soient mis à Fukushima, soit sur un des centres prévus ou sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi. Mais le ministre de l’environnement a refusé cette idée en disant que la province de Fukushima avait suffisamment souffert de cette catastrophe et que chaque province devait gérer ses propres déchets. Une réunion est prévue dimanche avec les maires de Tochigi concernés.
Asahi : démission du PDG
Le président du quotidien Asahi, qui a été récemment dans la tourmente pour avoir publié des articles erronés sur l’implication du Japon pendant la guerre et avoir mal interprété les propos du directeur de la centrale nucléaire de Fukushima daï-ichi à propos du retrait des travailleurs, va démissionner.
Revoir le rapport de l’UNSCEAR
Un collectif d’associations japonaises demande à l’UNSCEAR de revoir son rapport sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima. Le texte est ici en anglais. Il a été traduit en français ici.
Contamination de l’eau de mer au pied de la centrale
Voici quelques résultats de la contamination de l’eau de mer le long du rivage devant la centrale accidentée. Cela monte jusqu’à la centaine de becquerels par litre pour le césium 137. Les fuites continuent.
Réacteur n°4 : vidéos et photos
TEPCo a mis en ligne, en japonais, des vidéos sur le retrait des combustibles usés de la piscine du réacteur n°4, ainsi que des photos.