Un groupe de travail du ministère de l’industrie s’est réuni à propos de la politique dite de « recyclage » des combustibles usés au Japon. L’usine de retraitement de Rokkashô (Aomori) n’a jamais fonctionné depuis qu’elle est terminée et il n’y a aucun réacteur en fonctionnement pour utiliser le plutonium extrait.
Parler de recyclage est un abus car, même en France, le taux de recyclage est inférieur à 1%. Le Japon y tient pourtant et la question est qui va payer ? Les compagnies d’électricité, qui sont déjà dans le rouge et qui vont affronter un marché libéralisé rechignent. L’Etat et donc les contribuables ?
A la fin 2013, le stock de plutonium du Japon s’élevait à 47,1 tonnes. C’est 2,9 tonnes de plus qu’un an auparavant : 2,3 tonnes viennent du retraitement au Royaume-Uni et 640 kilogrammes n’avaient pas été déclarés l’année précédente. Ces derniers étaient dans le combustible MOx chargé dans le réacteur n°3 de Genkaï qui n’a pas redémarré.
Sur ces 47 tonnes, il y en a 10,8 au Japon. Le reste est en France et au Royaume-Uni.
Archives mensuelles : septembre 2014
Piscine du réacteur n°4
TEPCO a retiré 1 254 assemblages en tout de la piscine du réacteur n°4.
Record de contamination dans le puits 1-17
Record du jour de la contamination radioactive de l’eau souterraine : dans le puits de contrôle 1-17, la contamination bêta totale continue de monter et atteint maintenant 720 000 Bq/L (prélèvement du 15 septembre 2014).
Un an sans nucléaire
Le Japon vient de passer un an sans la moindre production d’électricité d’origine nucléaire avec un parc entièrement arrêté. Seuls deux réacteurs ont vu leur dossier de sûreté approuvé sur 20 dossiers déposés. Il est maintenant admis qu’un tiers du parc japonais ne redémarrera jamais. Ce sera probablement beaucoup plus.
Ouverture de la route nationale à travers la zone évacuée
La route nationale n°6, qui passe à travers la zone interdite autour de la centrale de Fukushima daï-ichi, vient d’être rouverte à la circulation pour les voitures, camions… mais pas pour les deux-roues. Les automobilistes n’ont pas le droit de s’arrêter et de sortir de leur véhicule sur la portion de 14 km située entre Futaba and Tomioka qui vient d’être rouverte.
En effet, les débits de dose le long de cette portion de route restent très élevés : ils sont, en moyenne, de 3,5 microsieverts par heure et culminent à 14,7 microsieverts par heure. D’après les tests, les véhicules récolteraient peu de poussières.
Cette route, orientée Nord-Sud, va éviter un grand détour à de nombreux véhicules et leur permettre de gagner deux heures de route entre Sôma et Iwaki.
Manifestation anti-nucléaire
Plan d’urgence validé
Le gouvernement japonais a approuvé le plan d’urgence autour de la centrale de Sendaï (Kagoshima), y compris l’évacuation dans un rayon de 30 km, alors qu’il y a encore de nombreuses lacunes comme les médias japonais l’ont déjà souligné. C’est le cas, en particulier, pour les personnes les plus fragiles qui ne peuvent pas se déplacer par elles-mêmes, comme les personnes âgées et les patients dans les hôpitaux. C’étaient ces mêmes catégories de personnes qui ont le plus souffert lors de l’évacuation d’urgence autour de Fukushima.
Ces lacunes dans les plans d’urgence, avec le problème des volcans, étaient les principales préoccupations des personnes qui ont participé à la consultation du public. Y répondre aussi légèrement est du mépris.
TEPCo condamnée à indemniser
TEPCo a accepté le jugement d’un tribunal de Chiba qui considère qu’elle est responsable à 75% du décès d’une patiente de l’hôpital de Futaba, où l’évacuation d’urgence a été particulièrement dramatique. Ce sont des bus qui sont allés chercher les patients. Les plus faibles ont dû rester avec seulement quelques personnels de santé et sans soutien externe. Ceux qui sont partis ont passé 10 heures dans un bus avant de trouver un lieu d’accueil. Cette évacuation a provoqué une quarantaine de décès.
La patiente en question, 83 ans, est décédée de déshydratation dans un centre d’accueil de secours. TEPCo va verser 13,5 millions de yens (97 000 euros) à la famille.
Levée prochaine d’un ordre d’évacuation
Fuites en mer : document de TEPCo
TEPCo a mis en ligne un document en anglais où elle présente les mesures prises pour réduire les fuites. Ce document avait déjà été publié en japonais le 15 août dernier. Il fait apparaître une évaluation des fuites en mer qui montre, si l’on fait les calculs, que les autorisations annuelles de rejet sont dépassées. TEPCo ne le mentionne pas et préfère dire que le niveau de contamination de l’eau de mer, au large, est faible. Certes, mais il est anormal.