Pas de prime pour les employés Hokkaïdô Electric

Hokkaïdô Electric devrait ne pas verser de prime de fin d’année en décembre prochain. Elle est en discussions avec les syndicats à ce propos. La compagnie a demandé l’autorisation au gouvernement de pratiquer une deuxième hausse de ses tarifs d’électricité. C’est la première à le faire, mais d’autres compagnies pourraient suivre.

Cancers de la thyroïde : derniers chiffres

Les autorités régionales de Fukushima ont mis en ligne leurs derniers résultats concernant les cancers de la thyroïdes chez 300 000 jeunes de moins de 18 ans au moment du déclenchement de la catastrophe. Tous ces enfants ont subi au moins un examen par échographie. Une deuxième série a débuté. Il y a environ 370 000 enfants éligibles à ces tests, ce qui signifie que 70 000 y échappent.
En cas de découverte d’un kyste ou nodule suspect, d’autres examens médicaux sont pratiqués : tests sanguins et urinaires, ainsi qu’une biopsie.
Il y a maintenant 104 cas de cancers suspectés, dont 57 confirmés après une intervention chirurgicale. Il y a 55 cancers papillaires et 2 cancers embryonnaires. Une 58ième personne a subi une intervention chirurgicale, mais le nodule était bénin.
C’est beaucoup plus que dans d’autres régions du Japon, mais les autorités se refusent à faire le lien avec la catastrophe nucléaire, sans pour autant préciser qu’elles ne peuvent, en aucun cas, affirmer que ce n’est pas dû à la catastrophe. En effet, cela fait environ 30 cas sur 100 000 enfants, contre 1,7 cas sur 100 000 enfants à Miyagi. Mais dans un cas, il y a un dépistage systématique et dans l’autre, seuls les cas avec symptômes sont comptés. S’il s’agit que d’un effet du dépistage systématique, comme suggéré, pourquoi opérer, les symptômes n’apparaissant souvent jamais. Mais le vice-président de l’université médicale de Fukushima se défend en affirmant qu’ils n’ont opéré que des cas où il y avait un risque élevé.
Sur ce total de 104 personnes, il y a 68 filles. La taille des tumeurs varie entre 5 et 41 mm, avec une moyenne de 14 mm.
Il s’agit des statistiques à la fin juin 2014. Quand la deuxième série d’échographies sera terminée, on y verra plus clair. Si le nombre de cas détectés est beaucoup plus faible, on pourra réellement mettre en avant l’effet du dépistage.

Les dernières statistiques sont ici en japonais. La page correspondante est ici.
Une traduction non officielle en anglais est disponible ici.
A propos de la nécessité de pratiquer une ablation partielle ou totale de la thyroïde, voir les discussions traduites en anglais.

Vers un accord pour les déchets à Fukushima

Les autorités régionales de Fukushima vont finalement accepter la proposition gouvernementale relative à l’installation d’un centre d’entreposage des déchets radioactifs issus de la décontamination, à Ôkuma et Futaba. Les conseils municipaux devraient aussi donner leur accord lors de la réunion avec la région le 25 septembre. Le lendemain, une autre réunion avec le gouvernement est prévue, pour discuter de l’utilisation des fonds (301 milliards de yens). Le surlendemain, ce sera au tour des habitants. Le marchandage entre le gouvernement et les autorités locales semble terminé.
L’annonce devrait être faite avant le 3 septembre, date du prochain remaniement ministériel où le ministre de l’environnement, le très controversé Nobuteru Ishihara, pourrait être remplacé. Le nouveau ministre devant s’approprier le dossier, cela entraînerait un retard supplémentaire d’un mois minimum. Et les pouvoirs locaux ne pensent pas pouvoir obtenir plus.
La province a donc décidé de faciliter les négociations et va prendre à sa charge la différence de prix des terrains entre avant et après la catastrophe. C’était une des revendications des propriétaires prêts à vendre.
Le gouvernement espère commencer les travaux en janvier. Mais il doit encore négocier avec près de 2 000 propriétaires, soit l’achat de leur terrain, soit la location. Ce n’est pas encore gagné.

Publication probable du témoignage de l’ancien directeur

Le gouvernement pourrait céder face à la pression et rendre public le témoignage de Masao Yoshida, l’ancien directeur de la centrale de Fukushima daï-ichi, devant la commission d’enquête mise en place par le gouvernement. Des versions de ce témoignage circulent et il devient intenable de le garder secret. Il va consulter la famille avant de prendre sa décision.

Budget pour la décontamination

Le ministère de l’environnement va demander un budget de 300 milliards de yens dédié à la décontamination pour l’année fiscale 2015. C’est plus que les 258 milliards de yens de l’année 2014. Il va aussi demander 150 milliards de yens pour les centres de stockage et d’entreposage des déchets radioactifs liés à la catastrophe. C’est autant qu’en 2014. Et puis, il y a les aides aux autorités locales pour qu’elles acceptent.

Ouverture du marché de l’électricité avec soutien au nucléaire

Le marché de l’électricité devrait être complètement concurrentiel à partir de 2016. L’industrie nucléaire est à la peine car ses quelques centrales qui pourraient redémarrer nécessitent des investissements massifs et celles qui vont fermer définitivement vont grever les budgets des exploitants. Le gouvernement prévoit donc un mécanisme de stabilisation des prix pour l’électricité d’origine nucléaire avec garantie d’un prix minimal. Un système similaire existe en Grande-Bretagne.
Le prix standard devrait être fixé à l’issue de négociations entre le gouvernement et les exploitants et doit prendre en compte le démantèlement et la gestion des déchets radioactifs.
Ce mécanisme va donner un avantage aux compagnies déjà en place et les nouveaux venus sur le marché de l’électricité feront face à une concurrence faussée.

Glissements de terrain et situation de crise

Les glissements de terrain meurtriers dans la province de Hiroshima, engendrés par les fortes pluies qui ont touché la région cet été, posent la question de l’accès à certaines centrales nucléaires, comme celles de la péninsule de Tsuruga dans la province de Fukui. Il y a 5 réacteurs de production d’électricité sur cette péninsule, plus le surgénérateur Monju. Que se passera-t-il si des glissements de terrain y barrent l’accès ? Les autorités régionales vont mener des investigations à ce propos.