Chikurin : base de données

Chikurin-sha, le laboratoire japonais de mesure de la radioactivité, soutenu et équipé par l’ACRO, a mis en ligne une base de données avec tous ses résultats de mesure. C’est ici en japonais.
Il travaille actuellement dans les zones où les autorités ont levé l’ordre d’évacuer ou s’apprête à lever cet ordre.

Arnaques

Selon deux articles du Maïnichi (ici et ici), 70 personnes âgées se sont fait arnaquer par des escrocs qui leur ont vendu des forêts de Fukushima à 1000 fois leur vraie valeur. Les victimes auraient perdu des sommes allant d’un million de yens (7 200 euros) à 54 millions de yens (386 000 euros).
Des gangs, qui avaient déjà escroqué des gens par le passé, les ont rappelés en leur promettant de les rembourser. Des menaces ont aussi été proférées contre eux et leur famille. Puis, une autre personne leur propose d’investir dans de la forêt à Fukushima afin d’aider à l’effort de reconstruction du pays. Il a aussi promis que le gouvernement rachèterait la parcelle par la suite. Cet argument d’aider la région a fait pencher la balance pour certains.

Le retour est très lent à Tamura

L’ordre d’évacuer a été levé dans le district de Miyakoji à Tamura. L’école a aussi rouvert. Lors de la cérémonie de rentrée qui a eu lieu ce jour, il n’y avait que 4 nouveaux. Le nombre d’enfants a été divisé par 3.
60% des enfants viendront en bus car leur famille n’est pas rentrée. Ils auront jusqu’à une heure de transport.
Deux magasins ont aussi ouvert dans des bâtiments préfabriqués dans ce district. Ils sont soutenus financièrement par les autorités et tenus par des employés municipaux. Il s’agit de faciliter la vie des habitants qui ont choisi de rentrer et de vendre des produits locaux.

Rejets en mer : tierce expertise demandée

Les pêcheurs, qui ont accepté le projet de TEPCo de pomper l’eau souterraine en amont des réacteurs pour la rejeter en mer avant qu’elle ne se contamine plus, ont fait des requêtes au ministre de l’industrie. Ils demandent, entre autres, qu’une tierce expertise soit faite sur l’eau des cuves tampon avant rejet en mer, et que le gouvernement les aide à lutter contre les « rumeurs néfastes ».
Le ministre a répondu qu’il verrait ce qu’il peut faire. La tierce expertise est bien la moindre des choses.

Evaluation du temps d’évacuation

Les autorités locales doivent préparer un plan d’évacuation dans un rayon de 30 km autour de chaque centrale nucléaire et, à l’instar de ce qui est exigé aux Etats-Unis, elles doivent aussi évaluer le temps d’évacuation. Selon l’agence Kyodo, cette estimation a pris de retard dans 11 provinces concernées sur 21 : Aomori, Fukui, Fukuoka, Saga, Nagasaki, Kagoshima, Fukushima, Niigata, Shizuoka, Tottori et Shimané.

Soutien à la recherche sur le démantèlement

Le gouvernement devrait sélectionner deux ou trois universités où il va favoriser le développement de la recherche sur le démantèlement. Un centre de recherche, coordonné par lRID, devrait être installé à Naraha, à proximité de la centrale de Fukushima daï-ichi. Le nombre d’étudiants qui choisissent l’énergie nucléaire est en baisse au Japon.