A Iitaté, village entièrement évacué, un groupe de travail réunissant des élus municipaux et des habitants a rédigé un plan pour les années à venir afin de sauver le village. Il prévoit notamment la construction de nombreux services sur une zone de 26 hectares. Il est aussi prévu une centrale électrique solaire et un retour en 2016. C’est plus tard qu’initialement prévu, mais encore bien optimiste.
Archives par mot-clé : Retour des habitants
Naraha ne veut pas des déchets radioactifs
Le maire de Naraha a demandé au gouvernement de revoir sa copie concernant l’implantation d’un centre de stockage de déchets radioactif dans sa commune. Il n’est prêt à accepter que des déchets issus de sa commune ayant moins de 100 000 Bq/kg. Il craint que le projet gouvernemental freine le retour des habitants.
En revanche, le conseil municipal de Naraha a rejeté la demande de référendum concernant l’installation d’un centre de stockage de déchets radioactifs dans la commune. Il y a eu 4 voix pour et 6 contre. L’argument du maire est que la problématique de ces déchets concerne toute la province de Fukushima et qu’il n’est pas correct vis à vis des autres communes d’avoir un référendum sur cette question à Naraha uniquement.
Rapport de l’AIEA sur la décontamination
L’AIEA est allée visiter des chantiers de décontamination Potemkine. Son rapport final est ici. Rien sur les scandales liés aux déchets réjetés dans les rivières, rien sur la sous-traitance et les conditions de travail. Mais une affirmation que n’importe quelle dose entre 1 et 20 mSv/an est acceptable. Les membres de l’équipe seraient-ils prêts à aller y vivre avec leurs enfants ?
Projet de ville nouvelle pour Ôkuma
La ville d’Ôkuma a été fortement touchée par la catastrophe nucléaire, puisque 96% de sa surface sont classés en “zone de retour difficile”. La commune veut construire une ville nouvelle avec tous les services publics dans une zone au Sud de la commune qui n’est pas trop contaminée. Il y avait 300 habitants dans cette partie, il devrait y en avoir 3 000 en 2018, quand les travaux seront terminés, dont 2 000 qui travailleront à la centrale accidentée toute proche.
Le calendrier semble bien optimiste ! Il y avait 11 000 habitants à Ôkuma, tous évacués.
Retour à Tamura ?
Le district de Miyakoji de Tamura, commune située à une vingtaine de kilomètres de la centrale, devrait être le premier à voir l’ordre d’évacuer levé. Lors d’une rencontre entre les autorités, des représentants de la commune et 25 habitants du district, ces derniers ont demandé à ce qu’ils puissent officiellement rentrer à partir du 1er avril prochain, car cela correspond au début de l’année fiscale et scolaire.
Ils peuvent déjà rester chez eux, même pour la nuit, mais l’ordre d’évacuation est maintenu pour qu’ils puissent continuer à recevoir un soutien financier.
Les travaux de décontamination sont officiellement terminés. Mais des familles avec enfants réclament une nouvelle décontamination et des objectifs en terme de débit de dose. Le gouvernement refuse ces objectifs chiffrés car il ne pourra probablement pas les atteindre. D’autres demandent une décontamination plus vaste car elle se limite actuellement à la proximité immédiate des zones de vie. Une fois les habitants rentrés, le gouvernement continuera-t-il à décontaminer ? Certains en doutent et réclament un engagement ferme des autorités.
Déchets à Naraha : demande de référendum
Un groupe d’habitants de Naraha demande l’organisation d’un referendum local sur la construction d’un centre d’entreposage de déchets issus de la décontamination dans leur commune. Ils ont récolté 2 151 signatures valides, ce qui est beaucoup plus que le minimum requis pour que le sujet soit considéré par le conseil municipal qui a 20 jours pour prendre une décision.
Un emploi à la centrale nucléaire pour les personnes qui rentrent
Le retour rapide des personnes évacuées, dont l’indemnisation coûte cher, est toujours la priorité du gouvernement japonais. Et pour que les gens rentrent, il leur faut aussi un emploi. Selon l’Asahi, le vice-ministre de l’industrie, qui est à la tête du groupe gouvernemental relatif à la catastrophe, a trouvé la solution : les impliquer dans le démantèlement de Fukushima daï-ichi ! Et comme le chantier va durer des décennies, c’est un emploi durable. Ainsi, ces personnes prendront des doses au travail et à la maison. Max 20 mSv/an à chaque fois. La comptabilité sera-t-elle séparée ou cumulée ?
TEPCo veut rendre J-Village au foot pour les JO de 2020
TEPCo veut accélérer la réhabilitation de J-Village. Ce complexe sportif, situé à une vingtaine de kilomètres de la centrale accidentée, propriété de TEPCo, de la Fédération japonaise de Football et des autorités locales, a été transformé en base pour la gestion de l’accident. TEPCo veut le rendre en 2018, juste deux ans avant les JO. Elle va le décontaminer pour qu’il puisse accueillir à nouveau des camps d’entraînement de foot.
Peu de retour pour le nouvel an
Comme l’an dernier, les personnes évacuées originaires des zones évacuées les moins contaminées peuvent retourner chez elles pour les fêtes du nouvel an, et sont même autorisées à dormir sur place. Seulement 1 700 personnes, réparties dans 556 familles en ont fait la demande alors que 27 150 auraient pu le faire.
Le gouvernement envisage une aide pour pousser au retour
Le gouvernement veut accélérer le retour des populations en leur donnant une prime pour les aider à reconstruire leur vie sur place. Les personnes qui rentreront dans les deux ans qui suivent la levée de l’ordre d’évacuation devraient recevoir 900 000 yens supplémentaires (6 400 euros). Les détails sur cette prime seront connus à partir du printemps prochain. Il va aussi leur distribuer des dosimètres individuels pour qu’elles puissent contrôler leur exposition réelle dans des zones où elle pourrait monter jusqu’à 20 mSv/an. Rappelons que 20 mSv par an correspond à la limite des travailleurs du nucléaire. Le but des dosimètres est d’apprendre à vivre en territoire contaminé en limitant les doses prises.
De nombreuses associations d’aide aux victimes réclament de laisser le choix aux populations évacuées en leur proposant soit de rentrer, soit de se réinstaller ailleurs, sans discrimination financière.
Pour le moment, l’aide à la réinstallation ailleurs n’est prévue que pour les 25 000 personnes qui vivaient dans la zone classée “retour difficile” là où l’exposition externe pourrait dépasser 50 mSv/an.
C’est TEPCo qui devra payer ces aides supplémentaires grâce aux prêts sans intérêt du gouvernement.