Vingtième report du démarrage de l’usine de retraitement

Japan Nuclear Fuel Ltd a reporté pour la 20ième fois la date de démarrage de son usine dite de retraitement des combustibles irradiés de Rokkashô-mura (Aomori). La nouvelle date est octobre 2014. Il lui faut mettre son usine aux nouvelles normes de sûreté entrée en vigueur la veille. La toute première date de démarrage proposée était en 1997…

Par ailleurs, le gouverneur de Fukushima a réitéré sa demande de voir tous les réacteurs nucléaires de sa province définitivement arrêtés. TEPCo n’a pas encore pris officiellement de décision pour les 4 réacteurs de Fukushima daï-ni qui ont été inondés par le tsunami.

Un contrôle des aliments hors de prix

Suite du voyage de presse français à Fukushima encadré par l’IRSN : les journalistes sont allés visiter une coopérative de production de kakis séchés et ont vu le détecteur qui permet de contrôler tous les colis mis sur le marché. Une machine coûte 63 millions de yens (450 000 euros). Il y en a 5 prises en charge par TEPCo, qui paye aussi 1 000 yens (7 euros) par analyse. C’est une coquette somme. Les fournisseurs d’instruments de détection de la radioactivité s’en mettent plein les poches.
L’ACRO a un devis pour une chaîne de spectrométrie gamma comme celle que nous avons financée et installée au Japon, dans le laboratoire Chikurin, mais proposée par Canberra : c’est trois fois plus que ce que nous avons payé chez Itech ! L’ordinateur, avec clavier et OS japonais, était proposé à 4 280 euros HT avec l’imprimante. Il n’est même pas plaqué or.

Dernières données sur les poissons

TEPCo a mis en ligne des données sur la contamination des poissons pêchés dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Il y a encore de nombreux spécimens qui dépassent les 100 Bq/kg en césium. Cela monte jusqu’à 1 070 Bq/kg. En ce qui concerne les poissons pêchés dans le port devant la centrale, la contamination est toujours beaucoup plus élevée car ils ne peuvent pas sortir et sont directement exposés aux fuites en mer. Elle monte jusqu’à 131 000 Bq/kg.

ALPS toujours en phase de test

La station de traitement des eaux contaminées ALPS est toujours en phase de test. Son démarrage a été une nouvelle fois reporté de novembre 2013 à avril 2014. Les premières annoncent mentionnaient septembre 2012… Elle coûte 15 milliards de yens (107 millions d’euros).
Le dernier bilan de l’eau contaminée accumulée est ici en anglais.

Officiel : mise à l’arrêt définitif des réacteurs 5 et 6

TEPCO a officiellement annoncé qu’elle avait engagé la procédure de mise à l’arrêt définitif des réacteurs 5 et 6 de Fukushima daï-ichi. Elle devrait être effective le 31 janvier prochain. Les 6 réacteurs de la centrale seront donc définitivement arrêtés après 42 ans de fonctionnement pour le plus ancien. Il faudra plus de temps pour les démanteler…

Le démantèlement des réacteurs 5 et 6, secoués par le séisme et noyés par le tsunami, mais pas accidentés, servira de laboratoire au démantèlement des réacteurs accidentés (voir le document en anglais). TEPCo a commencé à retirer le combustible des cuves pour le mettre dans les piscines de refroidissement. Elle en aura jusqu’en septembre prochain.
En ce qui concerne les 4 réacteurs de Fukushima daï-ni, TEPCo n’a pas encore pris de décision officielle.

Le Japon n’aura donc plus que 48 réacteurs contre 54 avant le 11 mars 2011.

Contamination de l’eau : erreur dans les données

L’eau du puits 0-3-2 est soudainement devenu très contaminée. TEPCo avait annoncé 63 000 Bq/L en bêta total dans l’eau. Et comme il n’est pas séparé de la mer par le mur souterrain, cela a beaucoup inquiété quant à l’ampleur de la fuite. Le lendemain, la contamination est redevenue indétectable. TEPCo pense donc avoir fait une erreur et mélangé l’échantillon de ce puits avec un échantillon beaucoup plus contaminé (provenant du puits 1-16 ?).