Un homme de 57 ans, qui a participé à des travaux de décontamination en 2011 à la centrale de Fukushima daï-ichi, vient de porter plainte contre TEPCo et ses employeurs, Taisei Corp. et son sous-traitant, Yamazaki Construction Co., suite à de multiples cancers. Il pense que c’est lié à l’exposition aux rayonnements et réclame 65 millions de yens (480 000 euros).
Ce serait la première plainte de se type depuis le début de la catastrophe nucléaire.
Il aurait participé au déblaiement de débris pendant quatre mois à partir de juillet 2011. Sa tâche consistait en la manipulation d’engins télécommandés, mais il aurait dû aussi conduire des engins et déblayer des débris radioactifs à la main quand les machines ne pouvait pas être utilisées.
La dose enregistrée est de 56,41 mSv pour les quatre mois de travail. C’est plus que la limite annuelle autorisée en temps normal, qui est de 50 mSv. Mais il prétend avoir reçu plus de 100 mSv car il aurait parfois travaillé sans dosimètre pour pouvoir travailler au-delà de la limite légale.
On lui aurait diagnostiqué un cancer de la vessie en juin 2012, un cancer de l’estomac en mars 2013 et du colon en mai 2013. Ils seraient apparus séparément. En 2013, il aurait demandé un dédommagement auprès du bureau du travail de Tomioka, mais sa demande a été rejetée.