De nombreuses familles ont quitté leur domicile à Fukushima car elles n’acceptaient pas de vivre en territoire contaminé, même si elles ne vivaient pas dans une zone où il y a ordre d’évacuer. Elles sont qualifiées d’évacuées « volontaires ». Quand elles en ont fait la demande, elles ont souvent pu bénéficier d’un logement gratuit sur le lieu d’accueil, comme les familles forcées à partir. Qui doit payer à la fin ?
TEPCo va payer pour les familles originaires des zones où il y a eu ordre d’évacuation, mais ne veut pas payer pour les évacués « volontaires ». Le Ministère de l’Industrie soutient cette position et le gouvernement n’a pas demandé à TEPCo de rembourser. Selon le Maïnichi, il pourrait ne jamais le demander afin de ne pas comptabiliser ces personnes comme victimes de la catastrophe nucléaire.
Les provinces d’accueil ont envoyé la facture à la province de Fukushima, qui compile les données et c’est le gouvernement qui paye pour le moment. Le gouvernement a dépensé environ 30 milliards de yens (230 millions d’euros) par an en aide aux victimes originaires de Fukushima ces deux dernières années, essentiellement pour ces logements et les logements préfabriqués.
Rappelons que l’indemnisation des évacués « volontaires » a été limitée à 120 000 yens (916 euros) au total par personne. C’est 720 000 yens (5 500 euros) pour les enfants et femmes enceintes. Les évacués forcés reçoivent, quant à eux, une indemnisation mensuelle.
Cet hébergement est temporaire. Que va-t-il se passer quand ce soutien s’arrêtera ? Certaines familles ont été relogées rapidement après la catastrophe dans un logement qui ne convient pas car souvent trop petit. Quand il s’agit de réfugiés « volontaires » ou originaires de zones où l’ordre d’évacuer a été levé, les autorités d’accueil rechignent parfois à les reloger dans un logement plus grand, comme le rapporte le Maïnichi. Le gouvernement et les autorités de Fukushima souhaitent le retour des habitants et découragent ce qui pourrait conduire à une installation définitive ailleurs.
Selon le Maïnichi, la situation dépend des provinces d’accueil. Certaines sont plus souples que d’autre.